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 tempérence atahana hopkins ♣ let the fire begin.

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T. Atahana Hopkins

________________________
T. Atahana Hopkins

Incarnation Terre
je maîtrise l'attaque siffl'herbe.

¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯

s e x e : Féminin
m e s s a g e s : 1380
â g e : 29
t o u r : Terre.
t o t e m : Le Cerf.
a n n é e : Sixième.
a r r i v é e : 05/02/2009

i d e n t i t é
a b s o l u : Qui sait ?
r e l a t i o n s :
p o p u l a r i t é :
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MessageSujet: tempérence atahana hopkins ♣ let the fire begin.   tempérence atahana hopkins ♣ let the fire begin. EmptyMer 25 Aoû - 19:18

tempérence atahana hopkins
« Notre méfiance justifie la tromperie d'autrui. »

tempérence atahana hopkins ♣ let the fire begin. Doutz004
feat Doutzen Kroes


Identité.


nom : Hopkins. Seconde du nom, quelle chance.
prénom(s) : Tempérence Atahana. Que d'exotisme, n'est-ce pas ?
âge : 21 ans.
date de naissance : 11 Août 1989.
signe astrologique : Lion, ascendant Poisson. Un subtil mélange, une douce explosion.
sexe : Femme. Qui en doutait, ici ?
nationalité : Irlandaise. Et très fière, en plus de ça.
lieu de naissance : Omagh, Comté de Tyrone, Irlande du Nord.
sexualité : Hétérosexuelle. Y'a pas de danger que ça change, non.


Bewitching.


tour : Terre.
année : Sixième.
animal totem : Le Cerf.
nom du totem : Caspian-Myrdhin.
autre(s) : Incarnation Terre, oh, que c'est bon le pouvoir.



J'ai bien envie de vous raconter ma vie.


mon petit prénom : Camille la chenille.
mon petit âge : 18 petites années.
sur mon avatar, c'est : Doutzen Kroes, la plus belle du monde ♥.
voilà comment j'ai découvert le forum : Un jour, je suis allée sur internet et pof. J'ai accouché de Bewitching. Sympa non ? :O
tant qu'à faire, j'vous dis ce que j'en pense : Je ne sais pas. Il est beau, je l'aime, c'est mon bébé chou et je le vénère, mais rien n'est parfait hélas.
et voici la preuve que j'ai bien lu les règles : validation effectuée.
autre(s) : J'aime pas les sushis.



Dernière édition par T. Atahana Hopkins le Lun 30 Aoû - 18:33, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: tempérence atahana hopkins ♣ let the fire begin.   tempérence atahana hopkins ♣ let the fire begin. EmptyMer 25 Aoû - 19:19

Que la fête commence.


Il est de ces histoires banales, qui commencent par un début joyeux pour se finir en chaos. Il est de ces vies de combat permanent pour la survie, pour le salut de l’âme. Il est de ces gens rêveurs dont l’espoir semble infini et pourtant si ténu. Cette histoire-là, cette vie et cette femme ne dérogent pas à la règle. Dans un monde autre, un univers implacable, l’instinct de chasseur prend vite le dessus et pousse bien souvent à des choix fort regrettables…
« Pour l’édition spéciale du Guardian Journalist, nous avons obtenu l’interview tant recherchée d’une Incarnation. Peut-être en tirerez-vous quelque leçon ? »


There’s really no way to reach me, cause I’m already gone.

« Te souviens-tu de ton sourire d’enfant, de ton rire enchanteur ? Lorsque je ferme les yeux, je revois ton sourire édenté, ton regard de perle et ta peau si pâle qu’elle laissait voir tes veines si bleues, si humaines. Souviens-toi de tout cela, cela ne fait pas si longtemps. Souviens-toi encore de moi lorsque je ne serai plus que poussière et que tu frôleras les ailes de la douce éternité qui t’attend, toi, unique et irremplaçable. Peut-être que tu ignores encore qui tu es, peut-être même que tu ne te penses pas à ta place dans ce monde qui te semble si loin de ta réalité à toi. Mais quoi que tu fasses et quoi que tu dises, tu es et tu resteras mon enfant bien-aimée, mon sang et ma chair. Je n’ai pas su être à la hauteur et je n’ai pas pu t’aider comme il le fallait. Tu évolues aujourd’hui dans une cour qui n’est pas la mienne, le pouvoir de ton âme est violent, il m’effraie parfois. Mais ta beauté d’ange m’apaise, je ne peux voir qu’en toi cette douce enfant aimée et vantée de tous. Entends-moi par-delà le gouffre qui nous séparera, souviens-toi du son de ma voix et de ce que je t’ai toujours dit. Ne sous-estime pas la force de l’amour, car il sera toujours plus puissant, je le pense, que la magie qui te possède maintenant. Tu es quelqu’un de bien, je me moque de ce que les autres peuvent me dire. Tu es l’éternelle, j’ai confiance en toi. Tu nous sauveras. Et nous vivrons tous désormais à travers les larmes salées qui baigneront parfois ton si beau visage, à travers ton sourire apaisant et ton chant enivrant. Rappelle-toi de moi, de nous, mon enfant. Je veillerai sur toi dans tous les mondes et dans tous les univers. »

« Je m’étais promis de ne pas pleurer, de ne plus jamais pleurer. Je n’ai pas plus l’envie de vous raconter qui je suis que de m’enfoncer dans ces ténèbres qui m’engloutissent. D’ailleurs, je n’ai pas envie de parler tout court. Cessez de me regarder, cessez donc de ne voir en moi que la princesse riche et la folle dame maniérée. Ne suis-je donc qu’une vulgaire poupée destinée à alimenter vos conversations ? Que l’on parle de moi en bien ou en mal m’est égal : on parle de moi dans tous les cas, c’est donc que je vous marque, que je vous subjugue. Je n’ai pas toujours été celle que je suis maintenant, je n’ai pas toujours vécu de cette façon. Il n’est pas facile d’avouer sa propre chute, je serai succincte - en fait non, je ne le suis jamais. Je vous l’ai déjà dit, je ne souhaite pas en parler. Mais je suppose que je vous dois quelques explications. M’avez-vous vue lire cette lettre ? Avez-vous goûté le flot piquant de mes larmes refoulées ? J’avais pensé que plus rien ne pourrait jamais m’atteindre. Mais je réalise peu à peu que tous mes efforts pour sembler indestructible et intouchable sont vains. Je ne suis pas assez forte, je ne suis pas cette traîtresse que vous aimez voir en ma pauvre personne. Je ne veux plus me cacher, je ne veux plus jouer avec vous (comme c‘est bien dit, franchement, je trouve que la presse est de nos jours de plus en plus exigeante. C‘est vrai quoi, je dois tout formuler pour feindre d‘être une pure victime et pour faire pleurer dans les chaumière. Laissez-moi rire.)
Je m’appelle Tempérence Atahana Hopkins. Et j’aime passionnément, éperdument. Mortellement.



What a wonderful world.


J’ai beau lire et relire, je ne parviens pas à imprégner tous ces mots en moi. Ils résonnent comme un adieu, comme une fin à tout. Je n’ignore pas la souffrance de ma mère, celle plus folle encore de mon père. Je leur échappe, ils voient bien qu’ils ne peuvent pas m’aider. Que personne ne peut m’aider. A trop aimer le Mal, on finit forcément par s’en entourer, par y croire peut-être. Alors je pense que je dois prendre cette lettre pour un adieu. Je ne reverrai pas mes parents, je ne peux tout simplement pas rentrer chez moi. Ils n’entendent pas mes pensées, ils ne savent pas dans quel monde je vis. Mais ils croient en moi, cela me fait rire. Je les ai toujours déçus mais cela ne les arrête pas, ils persistent à voir en moi quelqu’un de bien et de fort. Oh, je devrai peut-être vous en dire plus. Deviendrai-je héroïne d’un roman à cliché ? J’ai cru comprendre que les Humains aimaient les tragédies. Mais je ne suis pas Humaine, je l’ai été, autrefois. Mon histoire commence comme toutes les autres, par un premier cri et beaucoup d’espoir…

Je suis née dans une famille riche, je ne peux le cacher. Je n’ai jamais manqué de rien et il n’était pas rare de voir défiler les servantes dans les couloirs de notre manoir. Mon père est un homme bien comme il faut, respectable et pétillant sans pour autant faire preuve de trop de gentillesse. Enfin, vous voyez le cliché. Quant à ma mère, elle fait partie de cette classe de femmes que l’on ne peut s’empêcher d’envier mais pas trop quand même. Alors on tente de se rendre à la vérité avec des phrases types, « que ferai-je avec autant d’argent ? », « l’argent ne fait pas le bonheur », « j’aime ma vie où je dois trimer pour survivre », etc. Mais la vérité est que ma mère est tout à fait heureuse ainsi. La fortune lui vient de mon père, héritier d’une noblesse aristocratique d’Irlande et pourtant, cela ne lui est jamais monté à la tête. Ma mère n’aimait pas montrer que nous avions de l’argent, surtout quand j’étais gamine. Elle n’est pas ostentatoire, il n’y a que son port altier, ses mains parfaitement manucurées et ses robes de luxe qui trahissent notre aisance. Et moi, comme un bon diamant de 14 carats, je suis tombée dans cette famille alliant richesse, pouvoir et bonté. Cela aurait pu être pire, sans aucun doute. Je garde le meilleur pour la fin, mon frère. D’accord, notre relation n’est pas toujours rose bonbon mais dans l’ensemble, cela se tient. Nous nous aimons et c’est indéniable. Il a toujours été là pour moi, pour me relever lorsque je tombais, pour sécher mes larmes quand je pleurais. D’un an mon aîné, il fait preuve d’une maturité incroyable et de beaucoup de jugeote. C’est un peu mon modèle, quoique depuis quelques temps, il s’éloigne de moi… Mais c’est une autre histoire. Amaldriel est un homme convoité, séduisant, intelligent, charmeur, fidèle… Le gendre idéal, quoi. Je me souviens encore de ses paroles d’il y a quelques mois et j’en souris. « Nanah, trouve toi un type bien. Un type comme moi, en fait. Ça serait cool. » Mon frère est le meilleur. Je donnerai n’importe quoi pour voir sans fin son sourire d’ange, les petites rides autour de ses yeux lorsqu‘il rit, la barre verticale de son front lorsqu’il est concentré. Il n’y a jamais eu de favoritisme chez nous, Amaldriel et moi étions logés à la même enseigne. Ma famille conserve certaines traditions purement irlandaise, dont celle de rosser les gamins lorsqu’ils dépassent les limites. J’ai pris une raclée dans ma vie, la première mais aussi la dernière. Pourquoi ? Ah, cela vous intéresse tout de suite hein, dès que mes fesses entre en considération c’est autre chose… Si je me souviens bien, j’avais quatre ans. Et j’avais décidé de partir à l’aventure seule dans le bois qui borde le domaine, avec mon vieux poney Spoky. Bien entendu, je suis rentrée en chialant, des branches dans les cheveux, les genoux râpés et une dent cassée. J’ai eu le droit à un câlin de ma mère et à une bonne leçon de mon père. Mais je crois que cela était nécessaire, chaque enfant doit connaître les limites. Nul besoin de vous dire que par la suite, je n’ai plus cherché à tester lesdites limites. Ce qui est étrange (non, pas tant que ça quand on y regarde bien), c’est que j’ai toujours été adorée de tout le monde. Le village voyait ma famille comme une sorte de sauveurs, la charité de ma mère n’étant plus à prouver. Nous avions beaucoup d’argent et nous en faisions profiter les autres. C’est grâce aux revenus de mon père que l’école a pu être remise sur pieds après un terrible incendie. Et moi, j’étais la coqueluche de tout le monde. Petite, d’immenses yeux bleus, des boucles blondes en désordre et des petites robes à fleurs… Je n’ai jamais été désagréable. Toujours obéissante, respectueuse, bien élevée et généreuse. Je crois que je tiens cela de ma mère. Ne vous méprenez pas, je suis encore tout cela même au jour d’aujourd’hui. Disons qu’avec le temps, on apprend à protéger ses faiblesses et visiblement, ma gentillesse en est une. Mais j’étais aussi spéciale, je m’en rendais compte moi-même. Je pensais différemment, j’avais une forte attirance pour la botanique et la géologie si bien que j’ai commencé à créer ma propre serre à 10 ans avec l’aide de mon frère. Je ressentais presque les besoins de mes plantes, comme si elles me parlaient. J’en ai parlé une fois à Amaldriel, et il a juste souri. Sans plus. Comme s’il me comprenait. Mais j’ai su à son regard que tout ce que je ressentais n’était qu’un début et qu’avec le temps, ce serait plus puissant, plus irrésistible encore. Amaldriel était toujours à mes côtés, là pour m’aider. Il aimait la nature autant que moi sinon moins encore. C’était ma vie, je me sentais en communion avec mon environnement, comme si mon cœur battait en rythme avec le flux de sève qui s’écoule sous l’écorce des arbres. J’étais unique, différente. Et je le savais.
Quand j’avais sept ans, j’ai demandé à ma mère pourquoi elle m’avait appelée Tempérence Atahana. Parce que ce n’est pas franchement commun. C’est alors qu’elle m’a dit qu’elle avait vu en moi une future femme de combat, une lumière pour les ténèbres, une véritable justice sur jambes. D’où le prénom de Tempérence. En y repensant, je sens mon cœur se serrer. Elle avait tort, je ne suis pas une lumière, encore moins une justice. Mais j’aimerai le croire. Bref. Atahana est un prénom amazonien (sans commentaire qui signifie « lumière du désir ». Et celui-ci, c’est mon père qui l’a trouvé. Je le trouve plutôt adapté si l’on prend en considération le nombre dingue d’hommes qui bavent devant moi et que je ne regarde même pas. Je ne suis pas une dépravée. Je fais beaucoup d’erreurs mais la prostitution n’en fait pas partie, gloire à moi. Je n’irai pas non plus jusqu’à étaler ma vie sexuelle hein, cessez donc de faire ces têtes de mérous. Que le mythe s’effondre, Atahana n’est pas une garce !

Revenons donc au sujet principal de cette formidable interview, moi. C’est drôle, parce que vous ne me posez pas de questions, rien. Je parle toute seule et je me rends compte que je déballe ma vie à de parfaits inconnus… Mais cela me soulage. Peut-être qu’après cela, les gens me verront autrement. Ou peut-être pas, je m’en fiche. En tout cas, merci de m’avoir apporté la lettre de ma mère, même si je pense que c’était une simple carotte pour entendre mon formidable témoignage. Allez-vous me mettre à la une de votre journal ? « L’Incarnation Terre se dévoile ? » Ou peut-être avez-vous pour objectif de faire une biographie ? Vous savez, je peux très bien vous raconter n’importe quoi. Mais je ne suis pas une menteuse, j’ai toujours été très sincère et droite, je ne vois donc pas l’intérêt de faire autrement simplement pour vous faire plaisir. Voilà, je suis encore distraite. De quoi parlais-je, déjà ? Ah, oui. De mon enfance. Je pense que l’essentiel a été dit… Quoique. Lorsque j’étais encore Humaine, je veux dire, Profane quoi (enfin, façon de parler, je ne l‘ai jamais réellement été si l‘on considère que ma magie dormait), j’avais une passion pour les pingouins en peluche. J’ignore pour quelle raison celle-ci s’est dégradée au fur et à mesure. Peut-être qu’elle représentait la fillette cachée en moi, je l’ignore. J’étais une bonne élève, concentrée et appliquée. Mes professeurs n’étaient pas avares de compliments et mes collègues élèves auraient donné un bras ou une jambe pour s’installer à côté de moi. Je n’ai jamais accordé d’importance à la popularité, quoi que l’on puisse en penser. Je suis solitaire, le monde m’ennuie plus qu’il ne me séduit. Mais je suis plutôt agréable à vivre tant que l’on ne me cherche pas de poux. Alors j’aidais mes camarades, qui en plus de progresser se voyaient invités au manoir (une vraie jouissance pour ses pauvres enfants de paysans qui n’avait jamais vu de couteau à fromage avant). Je n’aime pas étaler ma richesse, ma mère m’a bien élevée là-dessus. C’était un plaisir pour moi d’offrir mes jouets à ceux qui n’avaient pas la chance d’en avoir et aujourd’hui encore, j’envoie régulièrement de l’argent à mon village et à mes amis d’enfance. C’est l’avantage d’avoir un presque tas de sable pour compte en banque. Malgré tout, je n’avais pas vraiment d’amis. Les enfants (tout comme leurs parents) n’avaient qu’un objectif, être dans mes petits papiers pour bénéficier d’avantages. Des opportunistes comme tant d’autres. Mais je n’avais besoin de personne, au fond de moi je savais qu’un jour je ne serai plus si seule et que je trouverai l’ami de mes rêves, celui dont je ne pourrai plus me séparer. Cet ami a fait irruption dans ma vie lorsque j’avais 15 ans, mais je crois qu‘il attendait juste le bon moment, qu‘il avait toujours été à mes côtés sans que je ne le sache. Sauf qu‘il se trompait, je le savais. Du moins un peu. Et depuis, plus rien n’est comme avant. Mon pouvoir est immense, infini, il m’effraie parfois. Mais Il est avec moi, Il me guide et m’aime. Tout ira bien.
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MessageSujet: Re: tempérence atahana hopkins ♣ let the fire begin.   tempérence atahana hopkins ♣ let the fire begin. EmptyMer 25 Aoû - 19:37

Morning Glory, those memories.

C’est avec du recul que je parviens à comprendre tout ce qui m’échappait avant. Prenons l’exemple de mon frère. Lorsque j’avais 15 ans et que je m’apprêtais à entamer des études supérieures de botanique, il a subitement eu l’envie d’aller s’exiler en internat. Je ne me suis pas posé de question. A 16 ans, il était bien capable de faire ses choix. Et même s’il m’avait alors manqué, j’aurai préféré crever les pattes en l’air plutôt que d’abaisser ma fierté d’adolescente farouche et effrontée. J’essayais de me donner cette image, mais je ne savais que peu la tenir. J’ai reçu une éducation stricte mais juste à mes yeux et j’avais avec le temps acquis des valeurs qui me paraissaient essentielles. J’assumais ma noblesse, je le fais toujours. Les bijoux élégants mais simples (pas en prix, soyons réalistes), les robes qui rappellent la renaissance… C’était déjà mon univers lorsqu’Amaldriel parti de la maison, pour « mieux se concentrer sur ses études », m’avait dit mon père. Ma seule envie avait alors été de l’imiter mais j’ai bien vite abandonné l’idée. Non pas que je ne sois pas combative, loin de là, mais les arguments contre un potentiel départ étaient nombreux et trop bien trouvés. Pour moi, Amaldriel devenait un jeune homme comme tant d’autres. Jamais je n’avais songé à ce qu’il soit comme moi. Son absence laissait un vide dans le manoir, un gouffre sans fond qui ne cessait de m’engloutir. Je n’ai que peu d’amis, et cela ne différait pas à l’époque. Mon frère est le seul individu capable de déchiffrer mes pensées sans que je n’ai le besoin de les formuler. Il est mon confident, mon ami aussi. Mais ses études n’étant pas éternelles, il revint au début du mois de Juillet 1989. Je vous laisse imaginer ma joie de le retrouver, un sentiment si fort que j’ai cru en perdre la tête. Il avait tellement changé… Je n’aurai su dire si cela me plaisait ou non car l’important était avant tout son retour à mes côtés. Et c’est le jour de nos retrouvailles que ma vie a basculé comme celle de tous les Apprentis. Je vous confesse ceci parce que c’est sans doute l’un des points culminants de ma vie, mais il n’est pas facile de parler d’une telle intimité. Il a fait apparition dans ma vie de façon claire lorsque ma joie fut à son apogée, comme s’Il avait attendu ce moment toute sa longue vie. J’étais dans la forêt, à ce moment-là. Je n’y faisais rien de particulier, j’avais juste besoin de sentir le contact puissant de la terre sous mes pieds. C’était toujours comme ça. Plus les années passaient et plus mon attraction pour la nature se faisait violente, si bien que j’en venais à passer des journées entières dans une clairière, simplement étendue au sol. J’avais mon lieu de prédilection, une minuscule trouée parmi les arbres épais. C’est drôle, mais en y repensant je me sens nostalgique. Je veux dire par là que l’insouciance d’avant me manque, des fois. Enfin, ce n’est pas le sujet. J’étais prête à m’assoupir sur l’herbe fraîche lorsqu’une voix a retentit dans ma tête. Ce n’était pas effrayant et une fois la surprise passée, j’ai trouvé cela très rassurant. Entendre une voix ne me faisait pas peur, cela me semblait normal. J’avais toujours su qu’il y avait quelque chose de différent chez moi. Et cette voix m’était familière, comme si elle avait toujours été là mais toujours silencieuse. Je me suis laissée charmer, j’ai écouté tout ce qu’Il me disait. Car il s’agissait d’un mâle, un Cerf, et les intonations calmes et riches de sa voix résonnaient à mes oreilles comme un chant sauvage et indomptable. Alors, il m’a expliqué. Tout, depuis sa création jusqu’à son appel. Il me priait de l’accepter, car nous avions besoin l’un de l’autre, car nous étions les moitiés d’une seule et même âme. Je me souviens de ces paroles, celles qui m’ont marquée et que je n’oublierai jamais. « Tu n’es pas comme tout le monde, Atahana. Il y a en toi un pouvoir, une magie qui prendra toute son ampleur si tu m’acceptes en toi. Je suis ton Totem et si tu me refuses, je n’aurai plus rien. J’ai été envoyé en ce monde pour toi, parce que nous croyons tous en toi. Tu peux faire des merveilles et tu détiens le pouvoir le plus grand en sommeil qui puisse exister. Ta magie sera celle de la Terre, mais tu le savais, n’est-ce pas ? Tu as toujours eu cette affinité avec la nature, les plantes, les roches. Et c’est parce que la Terre te parle et t’aime que je suis ici. Ce monde est en péril, ton aide sera précieuse. Tu n’es pas la seule à être appelée. En m’acceptant, tu devras renoncer à ton humanité. Car nous serons alors la même âme, celle d’une femme et celle d’un Cerf mêlées à jamais. Accepte-moi, Atahana. Je suis ta moitié et tu le sais. Je suis le plus puissant, la source-même du pouvoir de la Terre. Et cela, ton frère pourra le comprendre… Car il est comme toi. Encore et toujours. Acceptes-tu ce qui t’est destiné, deviendras-tu la nouvelle Incarnation ? » Bien entendu, j’ai dit oui. Je ne savais pas alors ce que tout cela impliquerait, mais cela m’était égal. Le Cerf est moi. Moi seule connais son nom, moi seule peut l’entendre. Je ne peux vous expliquer ce qu’il y a entre nous, mais chaque Gardien me comprend. C’est plus que de la magie, c’est une véritable alchimie. Je suis fière de l’avoir à mes côtés. Je ne cache pas que la fusion de nos âmes fut atrocement douloureuse et que j’en ai pleuré. Mais il y avait Sa voix, là pour me réconforter et me calmer. Et lorsque nous ne fûmes plus qu’un, tout avait changé. Ma perception des choses était plus fine, mon odorat incroyablement développé. Chaque de mes pas portait une nouvelle grâce, celle du roi de la forêt. Car le Cerf est bien ce souverain, il règne en maître sur la Terre. Je me sentais animale, il me laissait voir ses pensées, son instinct naturel. Chaque Gardien ne peut cacher son Totem, car même si ce dernier ne se montre jamais, il se ressent à la façon de vivre, à la simple démarche. Je ne suis pas une proie, j’aime l’élégance et le sérieux qui émane de Lui. Qui émane de moi aussi. L’accepter fut sans aucun doute la plus belle expérience de ma vie. Aujourd’hui, je sais qui je suis. Laissez-moi vous dire que vous entendrez longtemps parler de moi !

Une fois mon Initiation terminée, le contact avec mon Cerf fut permanent. Mes pensées était les nôtres et nous étions en perpétuelle discussion. C’est ainsi que je fus amenée à parler à Amaldriel, alors qu’il étudiait pour la rentrée (oui, c’est un vrai dingue du travail, un truc que je ne comprends pas. Je n’ai jamais eu besoin de bosser pour briller, est-ce parce que je suis naturellement surdouée ?) Je déteste le déranger lorsqu’il est occupé, mais il fallait que je sache, que je comprenne. Notre discussion est claire en moi, je pourrai vous la redire mot pour mot. D’ailleurs, je pense que c’est-ce que vous attendez, n’est-ce pas ?



Flash back
« Adi ? Je peux te parler ? » Je n’avais même pas attendu son accord, de toute façon il aurait dit oui. Je me suis approchée de lui et je l’ai regardé en silence, le cœur battant. Je ne savais pas comment aborder le sujet sans paraître trop… Trop. Je me suis installée sur son lit, hésitante. Ce qui n’était pas du tout mon habitude. Le silence du trop s’éterniser, parce que mon frère me relança. « Oui ? Tu es devenue muette ? » J’entendais le sourire dans sa voix et cela me décida. « Adi, je suis comme toi. Ou tu es comme moi. Enfin, on est pareils, quoi. » Je n’avais que 15 ans, allez donc expliquer ça sans passer pour une tarée/gamine/psychopathe/pauvre fille. Amaldriel s’est lentement tourné vers moi, les sourcils froncés. Cela faisait ressortir la barre verticale entre ses sourcils, comme lorsqu’il se concentre. « Comment ça, tu es comme moi ? Que veux-tu dire par là ? » Soit il faisait exprès, soit il ne pigeait vraiment pas. Alors j’ai mis les deux pieds dans le plat (ce qui est passé avec l’âge je vous assure, j’ai beaucoup de tact). « Ne fais pas l’imbécile, ça ne fonctionne pas avec moi, hein. On n’a qu’un an d’écart je te rappelle, alors je pense comme toi (c’est prouvé que les hommes sont mentalement en retard sur les filles, que veux-tu, je suis du sexe fort). Je ne suis plus… Enfin, je suis une Apprentie Gardienne. Comme toi. Je le sais, ne nie pas. C’est pour ça que tu allais en internat. Tu vas dans cette école réservée aux gens comme nous, aux je-ne-suis-plus-humain-mais-presque. » Silence. Il ne cilla pas mais peu à peu, son sourire s’élargit. Alors il sauta de sa chaise et se jeta sur moi pour me serrer dans ses bras avec une telle force que je cru en étouffer. Pas de doute, sa puissance s’était développée. Son Totem devait donc être imposant. Il me regarda et me tira gentiment l’oreille. « Eh bien, voilà qui me fait plaisir ma petite Nanah ! A défaut d’avoir trouvé un copain, tu as eu moins trouvé une peluche vivante ! » Je lui tirai la langue alors que ladite peluche protestait dans ma tête. Je le regardai avec attention, les yeux plissés. « Tu es aussi de la Terre, n’est-ce pas ? Je le sens. Tu sens bon l’humus. Et tu l’as dans les yeux. » Impressionné par mon talent, il se fit plus sérieux. « Effectivement, je suis de la Terre. Ce n’est pas étonnant. Nous avons toujours eu quelque chose de particulier avec cet élément, pas vrai ? » Sourire complice. Il avait raison. Mais bien vite, je me rendis compte qu’il me détaillait comme s’il cherchait à lire en moi. « Dis moi, Nanah… Je n’ai fait que ma première année mais tu as quelque chose de… Plus que les gens que j’ai côtoyés à l’école. Tu es plus puissante. Et tu imposes le respect. Mince, ça va être dur maintenant pour te frapper ! » Le coup de coude fut de ma part mais il haussa les épaules, comme s’il n’avait rien senti. Je soupirai alors. « Ouais… Je suis le Cerf. » Je le vis légèrement pâlir mais il se rattrapa vite. « Le Cerf. Alors ça veut dire que tu es… »  « L’Incarnation Terre. On dirait bien. » Je me sentais étrangement petite et frêle pour un tel pouvoir. Mais à en juger par l’éclat de fierté qui illumina le regard d’Amaldriel, je su que toute ma magie était une bénédiction. Mon frère éclata de rire. « Ça alors ! Ma sœur minuscule me surpasse et peut me donner des ordres ! Bon sang, mais c’est génial ! Enchanté, grand Cerf. » Il avait repris son sérieux et s’était adressé à mon Totem à travers moi. Chose extrêmement rare, mais il était mon frère. J’inclinais légèrement la tête, transmettant le salut de mon double. « Eh bien… Je suis le Grizzli (ou plutôt la, c‘est une dame). Ça en impose hein ! » Et cela expliquait surtout sa nouvelle force, son aspect d’ours à moitié veillé (mais sexy). Je n’arrivais toujours pas à croire que nous soyons pareils… Cela du se sentir car Amaldriel entreprit de me fournir quelques explications. « Les Gardiens sont rares, tu sais. Si nous avons été choisis tous les deux dans une même famille, cela doit avoir en sens. Lequel ? J’en sais rien pour l’instant. Mais toi, tu n’es pas n’importe qui… Tu es l’Incarnation. Ton Totem est le plus puissant de la Terre. A Bewitching, il n’y en a aucune. Mais j’ai appris lors de mes cours que les Incarnations ne font leur apparition qu’en cas de grand danger… Mais cela ne se fait pas sans leur moitié. Tu es bien plus que tu ne le penses. Et comme une Incarnation n’apparaît jamais sans les autres… Ouah, il va y avoir de l’action à la rentrée, je le sens ! » Je n’avais pas peur. Rencontrer les trois autres Incarnations m’enchantait. J’aurai quelqu’un avec qui discourir de ma magie. Je n’avais que 15 ans mais déjà, j’avais du mal à contenir le flot de pouvoir qui faisait brûler mes veines. Le Cerf était puissant et sa magie brute, tirée des entrailles de la Terre. Il me faudrait du temps et de la patience pour tout maîtriser, mais j’y arriverai… Je ne renonce jamais.
Fin du Flash Back

Cela ne fut pas trop difficile à avouer à mes parents. Ils l’avaient déjà vécu avec Amaldriel et le choc ne fut que de courte durée, vite remplacé par l’admiration et la fierté. Avoir deux enfants magiques, c’est vrai que ça doit être quelque chose. Quoi qu’il en soit, mes parents sont ouverts d’esprit et très curieux. Alors j’ai du répéter mon histoire jusqu’à ce que leur appétit vorace soit rassasié et tout s’est bien déroulé par la suite. Eh oui, ma vie est bien belle et rose, n’est-ce pas ? J’ai énormément de chance, c’est vrai. Mon frère ne me quitte jamais. Bien qu’il soit plus âgé que moi (et donc dans l’année supérieure à chaque fois), il n’empêche qu’il me traite comme si j’étais mille fois au-dessus de lui. Il ne contredit aucune de mes décisions, sachant que le Cerf a raison sur tout. Pourtant, ne j’ai jamais profité de ce respect pour mener les gens en bourrique. Vous ne me croyez pas ? Eh bien, vous avez tort. Malgré tout ce que je peux faire, jamais je n’userai de mon influence pour m’amuser. Le pouvoir amène à la corruption des âmes, je crois que j’y échappe… Pour l’instant. Il y a un bon modèle de corruption, à Bewitching. Et quoi que l’on fasse, il ne s’arrête pas. Contrairement à ce que j’avais pensé, cela ne fut pas de tout repos de rencontrer les autres Incarnations. Maelis est coincée comme personne, Ezeckiel m’est indifférent et Woann… Eh, ne me regardez pas comme ça. Quel est le souci ? C’est « Woann » qui vous fait blêmir ? Ah, je le lui dirai, il en sera ravi. Bref, comme je le disais donc, ce ne fut pas évident tous les jours. Mais j’ai vite trouvé ma place. Avec les années, j’ai appris à me contrôler, à me méfier des autres aussi. Cela explique sans aucun doute celle que je suis maintenant… Mais hélas pour vous, vous risquez d’entendre souvent parler de Woann. Je n’ai pas honte, et je le dis clairement devant vous, vous pourrez l’écrire ou le crier où vous voulez. Il fait partie de ma vie, d’une manière ou d’une autre.
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T. Atahana Hopkins

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T. Atahana Hopkins

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MessageSujet: Re: tempérence atahana hopkins ♣ let the fire begin.   tempérence atahana hopkins ♣ let the fire begin. EmptyMer 25 Aoû - 19:39

You’re a love disaster, your heart beats faster.

Je vous sens d’ici, vous et vos sales intentions. C’est la nature humaine (ou plutôt, bestiale) de vouloir nuire à ses concurrents. Vous vous ferez une guerre sans fin pour le plaisir arrogant de posséder, de dominer. Si j’ouvre mon cœur, il vous sera si facile de vous en servir contre moi. Aussi ne le ferai-je pas. Je vous raconterai ce qui m’intéresse moi et personne ne saura démêler le vrai du faux. Personne sauf moi. Je comprends votre goût du pouvoir et du secret, mais ma mère, elle, ne l’aurait sans doute jamais autorisé. Est-ce la raison pour laquelle je m’éloigne de mon ancien monde peu à peu ? Vous n’attendez qu’une chose, que je lève le voile sur ma relation avec l’Incarnation Feu. Est-ce que ça vous excite ? Est-ce une sorte de voyeurisme ? N’avez-vous pas assez à faire avec votre propre vie privée, vos enfants, votre chien et votre jardin à tondre ? Non, visiblement. Je n’ai pas envie de tourner les choses de façon à jouer le rôle de la femme trompée et morte d’amour, pourtant c’est-ce que vous me demandez de faire. Depuis le début. J’ai mon libre-arbitre, merci bien. Dépendre d’un homme serait la pire chose qui pourrait m’arriver, surtout si cet homme s’appelle Woann. Je ne peux pas prétendre qu’il n’y a rien entre nous mais cela me semble assez privé, je ne tiens pas à voir ma vie (déjà trop nette) exposée dans votre stupide journal. Je veux dire, en ce qui concerne les sentiments et tout ce qui va avec. Lorsque j’ai rencontré Woann pour la première fois, c’est indéniable, il y a que… Quelque chose. Une reconnaissance, sans doute. Un réel besoin l’un de l’autre. Mais très sincèrement, il n’est pas homme à s’engager. Il ne cache pas ses conquêtes récurrentes et même si j’ai une place quelque part dans sa vie, cela m’étonnerait fort qu’elle soit aussi bien que celle qu’il occupe dans mon existence. Certes, j’ai connu d’autres hommes. Il faut profiter de la vie. Mais je ne suis pas si volage que cela, j’aimerai parfois me poser, découvrir quelqu’un pour de bon. Peut-être que si cela avait été possible… Non, je ne préfère pas y songer. Il n’y a rien de plus qu’une relation d’affection parfois (souvent) intime entre nous. Rien de plus. Voilà. Que dites-vous ? Si je pense qu’il est mon Absolu ? Quelle bien étrange question. Je ne vois pas en quoi cela vous regarde. Non mais, c’est vrai quoi. Je ne vous demande pas si vous lisez le Kama Sutra avec votre femme. C’est tout aussi privé. Quant à la révolte indéniable qui tend à s’accentuer dans le Feu, je tiens à ne pas y être associée. Est-ce parce que je fréquente le chef de l’investigation que je suis forcément liée à pareille chose ? Eh bien non, navrée de vous décevoir. Je suis la Terre et je compte bien le reste, même si, c’est vrai, jouer avec le Feu laisse des brûlures bien vives. J’ai changé. J’ai toujours été délicate, bien élevée, généreuse mais solitaire et méfiante. La méfiance a écrasé tout le reste. Je prends un certain plaisir à profiter des autres mais je connais mes limites. Infranchissables. Je resterai éternellement fidèle à la Terre et je n’ai pas pour intention de prêt quelconque allégeance au Feu, hein. Vous pensez et racontez vraiment n’importe quoi ; au fond, ce n’est peut-être pas plus mal de me poser les questions, au moins je passerai pour quelqu’un de plus vrai. Sauf si vous vous amusez à déformer les propos mais je le saurai bien vite et vous en aurez cher pour votre grade, faites-moi confiance. Pour en revenir à Woann… Il est séduisant. Tout le monde le sait. Charmeur, aussi. Coureur de jupons. Infidèle, egocentrique, cruel à ses heures et absolument infréquentable. Mais il m’attire, un peu comme un aimant et une vis. Je fais la vis. Bien sûr que j’espère. J’espère sans doute trop. Peut-on parler d’amour ? Je ne sais pas. Et si je le savais, je ne le dirai pas. J’ai mes secrets, j’ai mes peurs aussi. Celle de le perdre en fait partie, je crois. Mais je ne peux pas le retenir, ni l’enchaîner à moi. Woann est un homme libre, un prédateur qui ne trouve sa vraie raison d’être que dans la chasse. L’en priver serait comme lui retirer toute liberté. Et il est si beau lorsqu’il est heureux. Je crois que c’est-ce qui compte. Je m’en accommode. Je ne me fais aucune illusion ; même s’il y avait en moi quelque chose de plus intense qu’une affection, je la freinerai ou je l’ignorerai. Car céder serait notre condamnation à tous les deux. »



Les yeux perdus dans le vague, Tempérance Atahana Hopkins avait laissé tomber ses derniers mots dans un souffle, presque à regret. La mélancolie se lisait dans ses grands yeux d’azur, enlacée à un je-ne-sais-quoi de colère. Elle se passa une main dans les cheveux, sagement assise sur le tabouret qui faisait face à l’équipe de journalisme. Spécialement préparée pour l’entretien, elle portait une robe royale dont la couleur faisait écho à celle de son troublant regard. Une couronne de fleur était magiquement tissée dans ses lourdes boucles blondes et un sourire d’une ironie perpétuelle habillait ses lèvres roses et pleines. La tristesse, vite masquée par une froideur protectrice, n’avait que peu imprégné ses traits. Elle savait que la lettre reçue serait une fin en soi. Elle n’aurait peut-être plus l’occasion de voir ses parents, ne pouvant s’absenter de l’école en cours d’année. Elle avait l’air d’une reine, même dans son déni d’amour et dans ses peurs refoulées. Une reine forte malgré toutes ses faiblesses, une reine mourante d’un amour qui avait depuis bien longtemps signé sa fin à elle. Elle se leva avec grâce et dignité et quitta la salle sans accorder un regard aux journalistes surexcités. Elle avait été mise à nu, mais ce fut la tête haute et les pensées claires qu’elle s’éloigna dans le couloir, sa robe traînant légèrement derrière elle. Quoi qu’elle doive affronter, elle le ferait avec l’amour que lui avait donné sa mère. Et qu’elle avait offert sans condition à celui qui serait à jamais son Absolu intouchable et impossible à garder.
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