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 « Wake me up when september ends. »

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MessageSujet: « Wake me up when september ends. »   Jeu 9 Sep - 16:12



« WAKE ME UP WHEN SEPTEMBER ENDS. »


Les rayons du soleil perçaient les nuages. Aujourd'hui, en cet après-midi de septembre, j'avais suivis mon intuition et surtout les conseils de mon cher et tendre totem. Je me souvenais encore de la veille où il m'avait convaincu avec ces propres mots d'inviter Lune. « Invite-le. Fais quelque chose avec lui. » M'avait-il dit et finalement, je m'étais laissé séduit par Icarius et cette idée de passer un bon moment en compagnie d'un jeune homme particulièrement beau. Le cours des sixièmes années terminé, Lune resta un moment alors que tous les autres élèves sortaient de la classe. J'avais laissé entrevoir, durant cette heure, que je voulais lui parler à la fin. Il avait compris. J'en étais ravi. Entre des regards, des haussements de sourcils et d'autres petites astuces aussi discrètes les unes que les autres j'avais retenu l'attention de mon amant. Je lui annonçais alors mes plans pour le lendemain après-midi : se retrouver au port d'Applefield et partager du temps ensemble dans un cadre que j'appréciais déjà il y a quelques années de cela. Assis sur les rembardes en bois, je l'attendais patiement tout en observant l'horizon et cette océan. L'eau était mon élément. Peut-être était-ce pour cette raison que j'affectionnais cet endroit plus qu'un autre ? Le lac pouvait entrer en compétition. Mais le port était irrémédiablement le grand gagnant de mes lieux préférés aux alentours de Bewitching, celui autour du quel j'avais passé le plus de temps lorsque je n'étais qu'un élève.

Avant de m'installer sur le port, j'avais été faire quelques courses en ville. Le rendez-vous avait été donné vers 16 heures. J'avais donc prévu un encas et quelques petites gourmandises que nous pourrions partager aujourd'hui. Tout était rangé dans mon sac en bandoulière que j'avais déposé à mes pieds en attendant celui dont je rêvais lors de mes quelques nuits érotiques imaginaires. Depuis quelques jours, je n'arrivais pas à me le retirer de la tête. Ma parole, devenais-je accro ? C'était la question que je me posais et j'espèrais bien avoir quelques réponses cet après-midi alors que nous serions en tête-à-tête et enfin seuls. Nous pourrions discuter, passer du temps ensemble sans se méfier d'un bruit quelconque ou d'une personne qui s'avancerait dans notre direction et qui pourrait nous voir. Sur le port d'Applefield, nous serions plus en paix et nous pourrions ainsi profiter l'un de l'autre dans un simple moment de complicité.

En attendant mon amant, je respirais le bon air marin. Je retrouver des sensations que je n'avais pas vécu depuis la fin de mes études à Bewitching car jamais je n'avais pu m'installer dans un endroit comme celui-ci. Le port pouvait être vieux et mal entretenu mais son charme n'en perdait rien. C'était un lien magique et plein de souvenirs. J'espèrais ainsi me construire de nouvelles histoires et cette fois-ci avec Lune. Mes yeux bleus se jettèrent sur l'océan et plus précisément sur les vagues qui venaient s'échouer à mes pieds. Quelques petits gestes précis et l'eau se mit à volé légèrement dans les airs. Je m'amusais avec mon pouvoir en attendant l'homme de mes rêves, l'un de mes élèves. C'était, certes, déroutant. Mais je ne me voyais pas avoir une relation habituelle professeur/élève avec mon jeun français. Je me perdais dans les eaux profondes de l'océan, la faisant virvoltée puis retombée. Je recommençais.
Ω Ca fait déjà une heure que tu attends, Persée. Ω Me dit Icarius. Ω Il ne viendra pas. Il t'a posé un lapin. Tu peux rentrer à l'école ou m'emmener en forêt pour que je me dégourdisse les pattes. J'en ai très envie. Ω
Ω On attends encore un peu. Quelques minutes et s'il n'est pas là, je te laisserais ma place avec grand plaisir. Ω
Ω Ca marche ! Mais ne te fait pas trop d'espoir. Il est jeune. il doit profiter de son week-end avec ses amis. Ω
Ω Tu as surement raison. Qu'est-ce qu'il me prend pour sortir avec un élève ? Tu peux me le dire, Icar ? Ω
Ω Les sentiments ne se contrôlent pas. Ω
Ω Tu pourrais trouver mieux comme réponse. Ω J'ai continué à discuter avec mon totem. Pendant quelques minutes, nous avons échangé nos idées, nos opinions sur la situation actuelle et notre retour à Bewitching. Ce fut intéressant même si mon esprit était surtout préoccupé par le retard de Lune. Il m'avait pourtant dit qu'il viendrait. Que faire ?
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MessageSujet: Re: « Wake me up when september ends. »   Ven 10 Sep - 1:34

○ Tu ne veux pas y aller ? Pourtant ça te faisait vraiment plaisir quand il te l’a proposé hier non ? ○ Oui mais… je ne sais pas comment t’expliquer ça, même si tu ressens mes émotions tu ne peux pas saisir à quel point ce que je ressens peut être vrai et fort. Hiniku, j’ai peur… ○ Je sais petit homme, tu as peur et peur de tellement de choses en plus de ça ! ○ Tu es en train de dire que je suis un froussard ? ○ Quand il s’agit de l’amour, de t’ouvrir, des sentiments, des autres… mon chéri tu sais très bien que j’ai raison, tu es une véritable poule mouillée sur le plan émotionnel. Mais je t’aime comme ça, faut juste que tu apprennes à faire confiance aux gens. ○ Je fais déjà confiance aux gens ! Regarde, Atahana, Duncan, Dellà… ○ Aux hommes. Ne fais pas comme si tu ne m’avais pas parfaitement bien comprise. ○ Faire confiance aux hommes ? Hiniku ! Comment veux-tu que je fasse confiance à Persée aussi rapidement ! Surtout à lui qui m’a abandonné une fois déjà sans chercher à me recontacter ou quoique ce soit ! ○ Mais tu as déjà des… ○ Kazehime s’il te plaît ne dit pas de sottises. Je sais ce que tu penses, je sais comment tu réfléchis et sur quoi tu te bases. Mais s’il te plaît, laisse moi le temps, la dernière fois que je me suis attaché à quelqu’un on a vu comment ça s’est fini. J’ai pas envie de souffrir encore tu comprends ? Et puis Persée je ne le connais pas ! ○ Je dis juste que tu devrais y aller… c’est pas beau de ne pas aller à un rendez-vous que tu as déjà accepté… ○ J’ai peur d’aimer ça ! De passer un super moment, de ne pas vouloir qu’il s’arrête, de regretter qu’il soit fini une fois que l’on devra rentrer… ○ Ne t’inquiète pas, je serai invivable pour que tu aies envie que ça s’arrête. Allez, Lune, dépêche toi ! Il est déjà 15h40 ! ○ Kaze ! Calme toi, le rendez-vous est dans 20 minutes… j’ai largement les temps de me préparer. ○ Lune… on ne peut pas y aller en volant ! Tu vas perdre tes fringues !
○ Et merde ! Bon t’as raison je me dépêche !


J’avais fait l’erreur de penser que je pourrais y aller en volant, parfois je négligeais totalement certains aspect de la transformation. Mon esprit les négligeait plutôt. Je préférais seulement en faire inconsciemment abstraction. Le problème du gardiennage c’était que l’on était en permanente psychanalyse. En effet, toute tentative d’abstraction d’un élément, tout essai de refoulement était perçu par le totem qui mettait le doigt, là, pile poil où cela blessait. Et réciproquement. Entre Lune et Kazehime-Hiniku le jeu n’avait pas de fin, chacun s’amusait à appuyer sur les douleurs de l’autre pour l’aider à avancer.

Lune savait qu’il ne pouvait pas, c’était dans son éducation, se pointer à un rendez-vous, amoureux ou non, sans être bien apprêté. Alors même s’il tentait de se dépêcher, il prit une douche, se rasa, prit soin de prendre des vêtements qui le mettaient en valeur… bref il tenta de se rendre le plus beau possible. Une fois que le résultat fut considéré comme satisfaisant, je partais, un léger coup d’œil sur ma montre m’indiqua que j’étais en retard de plus de quarante-cinq minutes. Un instant je songeais à ne plus y aller, après tout Persée n’aurait jamais attendu. Mais Hiniku me passa un savon, comme jamais je n’en avais reçu de sa part. Elle avait raison, je n’étais pas digne de mon rang si je n’allais pas au moins voir. Je partais, mes dons en action pour accélérer mes pas, un cours que j’avais suivi l’an dernier apprenait aux élèves du vent comment se déplacer plus vite, il fallait réveiller l’oiseau en nous et sentir les courants d’air chaud, en déclenchant une vague d’air froid à leur contact et sous nos pieds on pouvait courir beaucoup plus rapidement, en faisant des sortes de « grands bonds ». La sensation de vol était très agréable cependant il m’avait fallu du temps pour maîtriser cette technique qui ne permettait pas d’erreur, un pied mal positionné ou une colonne d’air chaud mal attaquée et c’était la chute. Quand c’était au départ, cela ne faisait rien, mais quand on était lancé tomber à plus de trente kilomètres par heure de vitesse c’était plus douloureux. J’arrivais plus rapidement à Applefield que prévu, il était 17h06 à ma montre et lorsque je vis Persée les yeux concentrés sur l’eau je lâchais un soupir de soulagement. Je me plaçais discrètement derrière lui et posai mes mains sur ses yeux.  « Devine qui est la personne la plus désolée d’être en retard du Monde entier ! » Je le faisais tourner puis l’embrassais. Longuement, pour exprimer toute ma gratitude envers lui d’avoir attendu patiemment.  « J’ai faim… Oh je suis désolé Persée… vraiment je suis d’une impolitesse incroyable. Mais j’ai envie d’m’asseoir, de m’allonger plutôt, la tête sur ton torse et de manger du chocolat ! Bon d’accord j’arrête mes fantasmes ! Comment tu vas Prof’ ? je déposai mes lèvres sur sa joue dans un baiser sonore. J’étais heureux d’être là, j’avais bien fait d’écouter Hiniku, pour une fois.
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MessageSujet: Re: « Wake me up when september ends. »   Ven 10 Sep - 12:50



« WAKE ME UP WHEN SEPTEMBER ENDS. »


Des mains, jusque là inconnues, s'aventurèrement sur mes yeux. « Devine qui est la personne la plus désolée d’être en retard du Monde entier ! » J'ai souris et je me suis laissé entraîné par Lune pour un baiser de salutation et sans doute d'excuse également. Je l'acceptais volontier.
Ω Voilà qu'il daigne enfin montrer le bout de son nez, celui-là. Et toi, tu lui dis rien. Pff, minable. Ω Ω Il a surement une bonne excuse alors ne parle pas trop vite. Ω Ω Je suis une mauvaise langue ? Très bien. On verra bien ce qui va t'arriver avec ce Lune qui, je pense, se fout royalement de toi. Ω Ω Tais-toi ! Tu ne dis que des conneries, Icarius. Il est là et c'est le plus important pour moi. Ω Ω Je Je ne dirais plus rien. Ω Ω Tu crois que tu va tenir longtemps comme ça ? J'en doute. Ω Il ne me répondait pas. Je l'avais peut-être vexé dans son égo surdimensionné. Je m'en remettrais facilement et lui aussi, comme à chaque fois.
« J’ai faim… Oh je suis désolé Persée… vraiment je suis d’une impolitesse incroyable. Mais j’ai envie d’m’asseoir, de m’allonger plutôt, la tête sur ton torse et de manger du chocolat ! Bon d’accord j’arrête mes fantasmes ! Comment tu vas Prof’ ? » Des lèvres vinrent à la rencontre de ma joue que je tendais dans la direction de mon amant. « Prof' ». C'était bien la première fois, en dehors des cours, que je l'entendais m'appeler ainsi. Je ne savais pas comment je devais le prendre puisque en me nommant comme son professeur, j'eus la drôle impression qu'une barrière nous séparait, que Lune s'éloignait. J'étais, certes, son professeur mais j'étais avant tout celui qu'il avait rencontré à Paris.
« Prof' ? Tu m'appelles comme ça maintenant ? Je croyais que l'on était bien plus proche que ça ? » Je me relevais, délaissant alors mon élément pour me concentrer uniquement sur une partie importante dans ma vie. Lune. « Je suis heureux que tu sois venu même si tu as une heure de retard. » J'attrapais mes affaires, passais mon bras derrière la nuque du jeune Montebello et l'emmenait dans un coin encore plus tranquille mais beaucoup plus beau du Port d'Applefield. Je l'embrassais tendrement, joignant mes lèvres aux siennes.

Nous avons marché jusqu'à l'endroit que peu de personnes connaissaient. Le port avait ses mystères et j'en avais découvert quelques uns dont cette partie, située juste derrière le grand port mais qu'aucun homme ne pouvait entrevoir sans y aller. Là-bas, l'océan nous tendait la main ainsi qu'un embarcadaire en bois avec une seule barque de disponible. Je décidais de nous arrêter sur le ponton. J'ai tout d'abord scruté l'horizon. Un sourire apparut sur mon visage. C'était tellement bon de revenir ici et surtout c'était tellement bon d'être avec lui en ce lieu. J'étais sûr que personne ne viendrait nous surprendre. Nous pouvions donc nous laisser aller à nos sentiments et exprimer sans conditions ce que chacun ressentait pour l'autre. Personnellement, je pris l'initiative de l'embrasser à nouveau. Un baiser langoureux et passionné révélant à quel point il m'avait manqué ces derniers jours. On avait passé une nuit incroyable le soir de rentrée. Mais depuis se fut le néant total, aucunes visites nocturnes inattendues. Pas même un mot dans ma boîte aux lettres comme si, après nous être donné l'un à l'autre, plus rien ne nous lier. Comme si la seule chose que désirait Lune était de me mettre dans son lit pour une nuit et adieu. Il m'avait pourtant assuré le contraire après nos ébats. Ou devais-je me placer ? Devais-je le croire lui ou ma raison et mon totem qui pour une fois étaient sur la même longueur d'onde. Je préférais ne pas y penser. Je me suis donc assis par terre, sortant les quelques gourmandises que j'avais acheté avant notre rendez-vous.

« Tu m'as bien dit que tu avais faim ? » Lui demandais-je sans attendre une véritable réponse de sa part. Je préférais faire une surprise à mon jeune et beau français. « Ferme les yeux et ouvre la bouche. » J'attendis qu'il passe à l'acte avant de déballer la petite douceur que je lui avais acheté dans ce merveilleur magasin. Je portais la patisserie jusqu'à ses lèvres pour la lui enfoncer délicatement dans la bouche. « Tu peux croquer dedans et ensuite réouvrir tes magnifiques yeux. » Dans mes mains, je gardais la tarte. Une tarte qui rappellerait sans doute quelques souvenirs de notre séjour parisien. En effet, j'avais réussi à retrouver la même que Lune m'avait fait gouté alors que nous venions de visiter Notre-Dame-de-Paris. On s'était installé dans le petit parc juste à côté et nous avions dégusté ensemble ce gateau qui me rappelait cet excellent moment dans la capitale avec lui et personne d'autre. En une semaine, j'avais appris à le connaître et j'espèrais aujourd'hui en apprendre plus sur lui. « Surprise ! » J'ai rigolé. Un léger bout de tarte était resté collé sur sa lèvres inférieur. Je me suis approché de lui pour le lui retirer. J'ai donc embrassé sa lèvre tout en dégustant ce dessert français. « Il ne faut rien gaspiller. » Lui dis-je en laissant ma main droite se balader sur sa cuisse. « J'espère que ça te plait ? »
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MessageSujet: Re: « Wake me up when september ends. »   Ven 10 Sep - 20:40

○ Je crois que tu l’as blessé en l’appelant Prof… ○ Je ne vois pas pourquoi il serait blessé ! C’est un surnom affectueux, en plus de ça je ne me suis jamais permis avant ça de lui donner un surnom, il faut pas exagérer, ce n’est pas si méchant « Prof » comme surnom si ? ○ C’était assez indélicat… ○ Hôpital voilà la charité… c’est toi qui parle d’indélicatesse ? Tu es toujours la première à faire des commentaires méprisants et à me souffler des méchancetés ! ○ Lune ne fais pas l’enfant ! Il tient à toi, je le sens et je suis persuadée qu’en adulte qu’il est il se sent coupable de coucher avec un élève, d’entretenir une sorte de relation avec un élève. Alors le fait que tu l’appelles Prof, ça lui rappelle encore plus que ce que vous faites n’est pas moralement bien. Donc c’est indélicat. ○ Je déteste quand tu fais de l’argumentation, tu finis toujours par me convaincre… Je me mordis la lèvre inférieure en le regardant, un air aguicheur sur le visage, je devais me faire pardonner si je l’avais un peu offensé, blessé ou perturbé. Et mon visage angélique couplé avec un air un peu plus, passez moi le terme, salope serait le meilleur des moyens pour parvenir à un pardon plus rapide. Je n’avais pas fait exprès de dire des mots qui l’avaient blessé. Mais comment lui expliquait d’où partait ma pensée ? Quelle façon serait la plus efficace pour lui faire comprendre à quel point je n’avais pas voulu me montrer désagréable… Je me lançais alors, comme d’habitude dans une grand tirade. Il m’infligeait un coup supplémentaire en précisant que ma venue lui faisait plaisir malgré mon retard. J’étais en double position de faiblesse, je m’en rendais bien compte et le plus ancien de nous deux me faisait bien remarquer à quel point cette position était inconfortable.  « Laisse moi t’expliquer, alors, d’abord, je t’appelle Prof en hommage à un dessin animé dont le nain Prof est mon personnage préféré. Il s’agit de Blanche Neige et les 7 nains. Je te le montrerais si tu reviens me voir à Paris d’accord ? Donc c’est avant tout un surnom affectif et il ne visait pas du tout à nous mettre sur deux pieds différents. Pour ce qui est de mon retard… j’ai juste eu la bêtise de penser que je pourrais venir en volant, c’était sans compter que mes vêtements ne se déplaceraient pas avec moi… Donc pour être présentable il m’a fallu un peu plus de quarante-cinq. »

Nous marchâmes quelques minutes, il m’embrassait par moment et en être éperdument faible que j’étais je m’agrippais à lui, attachant sa tête à la mienne en maintenant ma main dans ses cheveux. Si nous avions eu le temps je l’aurais embrassé pendant des heures, juste pour le plaisir de sentir son corps contre le mien, de l’embrasser par moment, de rire avec lui de certaines de nos acrobaties linguistiques, de parler entre deux baisers. Je ne me lasserais jamais des baisers. Et surtout pas des siens, il savait les donner avec tellement de nuance, entre les baisers passionnés presque violents et ceux si doux que je ne les sentais presque pas sur ma peau, mon esprit divaguait. Une fois arrivés dans une sorte de crique, qui avait une seule piste d’embarquement, pour une barque en bois, un peu usée mais tellement charmante… Elle respirait le romantisme… Bientôt il me fit m’asseoir au sol, puis, un peu exigeant, me demanda de fermer les yeux et d’ouvrir la bouche. Je n’étais pas vraiment en confiance, je n’aimais pas être privé de mon sens le plus important. Bientôt un parfum sucré, un peu familier, vint effleurer mes narines avant que ses doigts ne touchent ma lèvre inférieure déposant au passage un morceau d’une succulente pâtisserie comme je lui en avais fait découvrir plusieurs sortes à Paris. J’ouvrais mes yeux, mes magnifiques yeux comme il disait, le sourire aux lèvres, quand il cria le mot « surprise » et se mit à rire je me joignis à lui dans un rire vrai. J’étais vraiment bien à ce moment là. Bientôt il vint m’embrasser, donnant en plus de son baiser un petit coup de langue sur le coin droit de ma bouche, prétextant un soucis de ne rien gaspiller, j’en ris doucement, ne voulant pas être moquer. Si ça me plaisait ? Evidemment et pour le lui prouver j’approchai son visage du mien, en faisant ce que l’on voyait dans les films, et exerçant une toute petite pression sous son menton, puis l’embrassai, tendrement, en prenant le temps, avant que nos langues ne se retrouvent depuis le temps.

Soudain je sus, que je devais lui dire certaines choses, lui parler de points importants, lui expliquer mes actes, mes réactions… Je n’avais jamais été à l’aise avec le fait d’admettre mes torts, aussi je commençais par la partie la plus simple, celle qui consistait à mettre les choses, sur les événements actuellement en cours, au clair. Parce que j’avais peur que lui et moi ne nous soyons pas bien compris. « Persée… il faut que je te parle. Tout ça… c’est génial, et le coup du gâteau me touche beaucoup, surtout qu’il est excellent. Néanmoins… je ne veux pas vivre notre relation dans le passé. Ce qu’il s’est passé à Paris s’est évidemment gravé en moi, je n’ai pas besoin que tu me le rappelles. J’y tiens énormément saches-le, mais je veux que l’on avance et non pas que l’on reste sur place en regardant en arrière. Mais des attentions comme celle de la tarte à la rhubarbe et à la noix de coco, que tu as dû payer une fortune, seulement pour me faire plaisir et me rappeler mon chez-moi c’est très gentil. » Voilà, ça s’était facile, la partie la plus simple, lui demander de faire avancer notre histoire plutôt que de la laisser stagner et s’enfoncer dans les méandres de notre passé parisien. J’espérais qu’un jour nous y retournerions, à Paris, tous les deux, pour vivre d’autres choses. Que nous nous créerions de nouveaux souvenirs. Mais avant ça il fallait que je lui explique mon comportement et qu’il veuille toujours de moi après. « Ecoute… Persée… t’es un amant génial, je te trouve incroyable. Mais je ne suis pas prêt à entretenir une relation amoureuse avec toi, ni même à entretenir une relation amoureuse avec quiconque. Je ne veux pas me sentir coincé, piégé dans quelque chose que je ne maîtrise pas… Mais tu comptes beaucoup pour moi, sauf que je suis un peu perdu… c’est pour ça que je me suis fait le plus discret possible ces derniers jours. Mais je ne veux pas arrêter de te voir. Dans l’école, la nuit, en dehors de l’école parfois comme aujourd’hui, ou pendant les cours. D’ailleurs je trouve ça assez hot de te regarder marcher pendant 2h… On t’a déjà dit que tu as un arrière-train sexy en diable ? Je n’avais pas su comment conclure mon soliloque, je n’avais trouvé que l’humour pour adoucir mon discours assez brutal. Je l’aimais beaucoup, mais je ne pouvais pas me donner corps et âme à quelqu’un. Qu’on soit amant me convenait parfaitement, et même si je savais qu’un jour j’attendrais plus de lui, pour l’instant je ne pouvais pas m’en demander plus, ça aurait été aller à l’encontre de ma nature, de moi-même en quelque sorte…
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MessageSujet: Re: « Wake me up when september ends. »   Sam 11 Sep - 1:01



« WAKE ME UP WHEN SEPTEMBER ENDS. »


Bonne ou mauvaise surprise ? Je me posais la question sur le coup. Mais lorsque Lune osa enfin sourire et rire avec moi j'en fus soulagé. Il aimait. J'étais comblé. Ce sourire ravageur me faisait perdre pied. Je l'embrassais. Il m'attira une nouvelle fois vers ses douces lèvres pour un autre baiser tout aussi délicat et merveilleux. Puis, l'hésitation arriva. Je le compris rapidement lorsque le visage du jeune Montebello changea. La même question me traversa l'esprit : bonne ou mauvaise surprise ? Je l'écoutais attentivement malgré une certaine appréhension de ma part. Je ne montrais rien.
« Persée… il faut que je te parle. Tout ça… c’est génial, et le coup du gâteau me touche beaucoup, surtout qu’il est excellent. Néanmoins… je ne veux pas vivre notre relation dans le passé. Ce qu’il s’est passé à Paris s’est évidemment gravé en moi, je n’ai pas besoin que tu me le rappelles. J’y tiens énormément saches-le, mais je veux que l’on avance et non pas que l’on reste sur place en regardant en arrière. Mais des attentions comme celle de la tarte à la rhubarbe et à la noix de coco, que tu as dû payer une fortune, seulement pour me faire plaisir et me rappeler mon chez-moi c’est très gentil. » Mon amant n'avait pas tord. Le passé était le passé ce qui nous intéressait était le présent voire l'avenir. Notre avenir ensemble peut-être ? Ou quelque chose dans ses eaux-là ? Une histoire à construire. Une relation à définir. Avec Lune, il m'arrivait de rêver d'un futur proche ou lointain. Sans aller trop bien loin, je m'imginais dans une semaine, un mois, même un an. Mais la réalité pouvait parfois me revenir en pleine face. Lune était mon élève et j'étais son professeur de huit ans son aîné. Le mieux pour moi, en cet instant était de le laisser continuer car je sentais que tout n'était pas encore sortie de sa bouche. J'arquais un sourcil. « Ecoute… Persée… t’es un amant génial, je te trouve incroyable. Mais je ne suis pas prêt à entretenir une relation amoureuse avec toi, ni même à entretenir une relation amoureuse avec quiconque. Je ne veux pas me sentir coincé, piégé dans quelque chose que je ne maîtrise pas… Mais tu comptes beaucoup pour moi, sauf que je suis un peu perdu… c’est pour ça que je me suis fait le plus discret possible ces derniers jours. Mais je ne veux pas arrêter de te voir. Dans l’école, la nuit, en dehors de l’école parfois comme aujourd’hui, ou pendant les cours. D’ailleurs je trouve ça assez hot de te regarder marcher pendant 2h… On t’a déjà dit que tu as un arrière-train sexy en diable ? »
Ω Voilà. J'avais encore raison. La prochaine fois, Persée, crois-moi quand je te dis de partir. Ω Je ne répondis rien. Blessé, je souriais à Lune. Brisé, je le regardais sans dire un mot. Je restais de marbre, indifférent face à cette nouvelle situation.
« On est d'accord, alors. » Je souriais bêtement car je ne savais pas quoi faire d'autre. « Rien de plus, rien de moins. Juste ce qu'il faut pour toi... Et moi. »

Je retirais ma main de sa cuisse et me retournais vers le large. Un silence de plomb arriva. Un silence que je ne voulais pas rompre pour la bonne et simple raison que je ne savais pas quoi rajouter à cela. Je ne voyais pas les choses comme lui. Je ne définissais pas notre relation de la même manière. Mon regard bleuté se perdit dans le fin fond de l'océan. Mon esprit virevoltait au rythme des vagues venant s'échouer sur le rivage. J'était déconcerté. J'ai voulu ce rendez-vous. J'ai désiré connaître Lune. Mon Lune ? L'était-il encore ? Etais-je simplement son plan cul de Bewitching qu'il ne rejoignait que lorsqu'il n'avait plus d'anecdotes tordantes et amusantes à raconter à ses amis à mon sujet ? J'étais blessé par ses paroles. Il n'y aurait eut que moi, j'aurais cédé ma place à Icarius pour m'enfuir loin de lui et rapidement. Je mettais ma si faible carrière de professeur en péril en étant avec le jeune Montebello. Et comment me remerciait-il ? En m'avouant ouvertement ne pas vouloir aller plus loin. Heureusement pour lui que j'étais d'un tempérament calme car j'en connais plus d'un qui lui aurait déjà dit ses quatre vérités.

« Comme ça, il n'y a que mon cul qui t'intéresse ? » Lui dis-je calmement mais avec un certain cynisme. Je m'éloignais légèrement de lui. « J'espère au moins que tu l'apprécies pour ce qu'il vaut car en couchant avec toi je risque fort de ne pas rester longtemps à l'école. Profites-en, mattes-le car il pourrait bien s'envoler sans que tu ne t'y attendes. » Toujours aussi neutre, un regard plus noir que d'habitude se jetta vers celui de mon élève. « Et ça serait bien dommage, n'est-ce pas ? » Continuai-je sur un ton sarcastique. Je me levais, laissant Lune et mes patisseries pour marcher le long du ponton et me diriger vers la barque en bois.
Ω C'est ainsi que je t'aime, Persée. Calme, posé et coléreux. Tu veux que je te donne un conseil : continu sur cette voie et tu pourras bientot dépasser le maître que je suis. En tout cas, je suis impatient de voir la suite. Et si tu pouvais y aller doucement et délicatement que je puisse savourer la réaction et la chute de ce putain d'élève. Ω
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MessageSujet: Re: « Wake me up when september ends. »   Mar 14 Sep - 0:00

Je ne m’étais pas préparé à ça. Certes je l’avais cherché, j’avais été le premier à donner un coup, je n’avais juste pas compris qu’en plus de se saisir de la perche avec laquelle je lui avais tapé dessus et de me rendre les coups, je prendrais un coup de boomerang dans la tête. Dans sa façon de parler il ne trompait personne, les reproches, la blessure, même son apparent détachement et son petit sourire pincé n’étaient pas suffisants pour que je tombe dans le piège. Je l’avais profondément blessé. Pas volontairement, ou peut-être un peu. Ce n’était pas méchant, mais je cherchais à ce qu’il réagisse. Qu’il me montre que tout n’était pas que paroles en l’air. Qu’il voulait qu’on soit ensemble. J’avais envie qu’il se batte pour moi et qu’il me dise qu’il savait que je mentais… mais non, dans sa voix seul le reproche et la tristesse pointaient. Je ne pouvais pas le laisser faire, le laisser dire des trucs aussi stupides. Et pourtant, quelque chose me retenait, je ne comprenais pas quoi. J’aurais dû profiter de l’ouverture pour enfoncer le clou jusqu’à ce qu’il sorte de ses gonds. J’aurais pu penser qu’il plaisantait, mais soudain je réalisai qu’une chose me retenait, qu’un truc avait changé. Sa main avait glissé de ma cuisse vers le sable, de même qu’il s’était légèrement tourné vers l’eau. « P… » ○ ARRETE ! Lune, tu sais que je t’aime, mais par pitié, ne fait pas ça. ○ Mais Kazehime ! Je ne voulais pas le blesser tu le sais bien pourquoi tu m’empêches de le lui dire ? ○ Parce qu’il n’est pas encore prêt à l’entendre. Tu as touché sa fierté, tu l’as blessé et pour l’instant il est encore trop vexé pour que tu puisses présenter des excuses. Encore une fois elle avait raison et j’abdiquais. Mais je n’arrivais pas à comprendre pourquoi il ne voyait pas que je souffrais aussi. Il était peut-être trop égocentrique et tourné sur sa propre douleur que j’aurais pu mourir sans qu’il ne s’en rendît compte.

Je la pris en pleine gueule. Violente, téméraire et lancée à corps perdu. Je n’avais pas mérité ça, non vraiment pas. D’accord, j’admettais volontiers que j’aurais pu être plus doux en lui annonçant, mais il savait que je n’étais pas très bon pour ouvrir mon cœur, parler franchement et me le reprocher aussi violemment en ne prenant qu’une toute petite partie de mon énoncé et en la retournant contre moi, c’était d’une mocheté affligeante. Je ne disais rien, toujours sous le choc de tant de froideur, de cynisme et de bêtise, alors que je le sentais s’éloigner physiquement de moi, mais j’étais incapable de le retenir. Et la seconde salve faillit m’achever, il me débitait toutes ces horreurs sans me regarder, le lâche. Je détestais ça, incapable de dire les choses droit en face, il me faisait plus de mal encore, il me prouvait là qu’il ne me respectait absolument pas. Je restais mué, pétrifié d’effroi tellement j’étais déçu. J’essuyais une larme de rage qui coulait en silence sur ma joue, la traitresse. Mais il ne me regardait pas, plus rien, je ne pleurais pas, c’était juste de la frustration, une fois essuyée, mon visage était redevenu celui que j’avais toujours adopté dans l’aristocratie les jours où j’étais morose, un regard vide, un visage fermé, mais ce regard vide fut violé par celui glacial de mon amant et professeur. Le dernier tir me passa largement au dessus, j’étais dépassé par le niveau de stupidité de la conversation. Persée… Il se leva et parti sur le ponton, un vrai lâche. Il n’était même pas digne de confiance en fin de compte… et même si mon cœur m’intimait l’inverse, mon cerveau remportait cette bataille. Je me levais alors qu’il était sur le ponton faisant face à la mer et me tournant le dos. Il semblait presque satisfait. Je me mis à courir à toutes jambes et arrivé près de lui je le poussais à l’eau, il tomba tel un rocher bien qu’il ait eu un geste pour m’attraper le bras, je l’avais évité. Il revenait à la surface. Juste à temps pour m’entendre débiter tout ce que j’avais à dire.

« T’ES QU’UN CON PERSÉE ! ME BLESSER POUR LE FUN ? BRAVO ET SANS OSER ME REGARDER DANS LES YEUX EN PLUS ? T’AS QUEL ÂGE BORDEL ? » ma voix partit dans les aigus, je retenais un sanglot, l’air froid déferlait en masse, j’avais ouvert mes chakras. Quand les émotions prenaient le pas sur le self-control un professeur de magie blanche comme l’était Persée savait à quel point les choses pouvaient mal tourner. Mes larmes, entre la rage follement désespérée et la tristesse exacerbée, coulaient et s’envolaient au vent violent que j’avais déclenché.  «  J’voulais seulement que tu m’dises que tu serais là Persée, j’avais envie que tu me prouves que tu n’avais pas dit les choses pour me faire plaisir. J’aurais aimé que tu te battes pour moi, POUR NOUS ! »
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MessageSujet: Re: « Wake me up when september ends. »   Mar 14 Sep - 17:23



« WAKE ME UP WHEN SEPTEMBER ENDS. »


Je marchais le long du ponton. Je ne savais plus quoi penser et je préférais m'écarter pour ne pas perdre mes moyens devant lui. Je tenais à lui, sans doute bien plus qu'il ne le faudrait. Mais mes sentiments pour lui étaient sincère. Je tenais véritablement à lui, à cet homme que j'avais rencontré lors de mon dernier périple autour du monde et depuis ce jour, mes pensées se tournaient vers lui, mes fantasmes prenaient vie avec lui. Je devenais dépendant d'un homme. C'est pourquoi les paroles de mon élève me blessèrent. J'avais tenté de les cacher en vain. Je l'éloignais donc du jeune Montebello. Je fixais l'horizon. Un soupir et la tension retomba même si j'avais toujours ce pincement au coeur. Ce pincement qui me faisait plus mal que je n'aurais imaginé. J'aurais pu m'enfuir. J'aurais pu déchainer l'océan contre lui. Mais je ne fis rien. Je l'aimais trop pour lui faire subir un tel sort.
Ω Je t'avais prévenu que n'aurait que des problèmes avec ce genre de personne. Tu n'as pas voulu m'écouter, voilà ce qu'il en résulte. La prochaine fois, écoute-moi ! Ω Ω J'aurais pourtant cru que ça serait différent cette fois. Qu'il n'était pas comme ça. Ω Ω Je sais. Ω Ω Je devrais peut-être m'excuser ? Ω Ω T'es fou, ma parole ! Oublie-le. Trouve-toi quelqu'un d'autre. Amuse-toi et ne perds pas ton temps avec cet énergumène. Il n'en vaut pas la peine. Il ne nous mérite pas. Ω Ω Et si je pouvais tout arranger ? Ω Ω Tu ne pourrais pas. Lune a fait son choix et tu n'en fais pas parti dans son avenir. Passe à autre chose. Suis mon conseil, Persée. Ω Et alors que j'allais continuer notre petite discusion, je me sentis partir, tomber. Je tentais de me rattraper à la première chose qui me tomberait sous la main et se fut le bras de Lune. Mais finalement, je terminai ma chute dans l'eau, seul et tout habillé. Je restais sous l'eau car je ne voulais pas affronter la personne qui m'attendait à la surface. Ω Remonte, pauvre fou ! Ω Ω Non. Ω Ω Très bien ! Dans ce cas, tu ne me laisses pas le choix. Ω Je me retrouvais alors à la surface avec Lune qui m'injuriait déjà. Mais tout me paraissait différent. Je ne retrouvais pas le monde que j'avais quitté en chutant.
« T’ES QU’UN CON PERSÉE ! ME BLESSER POUR LE FUN ? BRAVO ET SANS OSER ME REGARDER DANS LES YEUX EN PLUS ? T’AS QUEL ÂGE BORDEL ? » Je sentais le vent sur mon visage et il augmentait considérablement. Lune était en colère. Il se laissait déborder par ses émotions et son pouvoir. Il ne contrôlait plus rien. « J’voulais seulement que tu m’dises que tu serais là Persée, j’avais envie que tu me prouves que tu n’avais pas dit les choses pour me faire plaisir. J’aurais aimé que tu te battes pour moi, POUR NOUS ! » Un élan de colère me traversa. Mais ce n'était pas la mienne. C'était celle d'Icarius. Puis sans que je ne le demande, un courant d'eau me porta jusqu'au ponton. Je n'avais en rien demander cette action. Que m'arrivait-il ?
« Ne t'avises plus jamais de nous parler comme ça ! Compris ?! » Je grognais. Je ne comprenais plus rien. Je ne maîtrisais plus mon corps, ni mon pouvoir. J'étais... à la place d'Icarius et le loup blanc avait pris la mienne. Je devenais spectateur de mon propre corps. Ma voix était la mâme, mais ce n'était pas mes paroles qui sortaient de ma bouche.
Ω Qu'est-ce qu'il te prend, Icarius ? Ω Ω J'agis, contrairement à toi ! Alors laisse-moi. Ω Les vagues se déchainaient plus que précédement. L'océan s'énervait et Icarius savait très bien ce qu'il faisait. Ω Arrêtes, tu vas le blesser ! Ω Ω Et alors il l'a bien mérité pour nous avoir traité de cette manière ! Ω Icarius attrapa alors Lune à la gorge. Je hurlais pour qu'il arrête mais il ne le faisait pas. J'étais impuissant et au première loge d'autant de barbarie.

Mes yeux avaient changé. Ils étaient toujours aussi bleus que les miens. Cependant, l'iris n'était plus rond mais ovale comme lors de mes métamorphoses. Mon totem prenait de plus en plus de place, me rabaissant à chaque seconde de le fin fond de mon propre esprit. Je devais me resaisir avant qu'Icarius ne dépasse les limites. Autour de nous, les éléments se déchainaient. L'Eau et le Vent se battaient dans un duel jusque là égalitaire. Icar resserra ses mains. Ω Arrêteeee !!! Ω « Petit morveux ! Plus jamais tu nous traiteras de la sorte, Persée et moi ! Tu n'en auras pas la chance car aujourd'hui ton heure est arrivée. » Ω Lâche-le !!! Icarius !!! Rends-moi ma place. Ω Je pleurais. Je ne voulais pas voir mon amant mourir sous mes yeux. Ω ICARIUS-THETIS !!! Ω J'essayais de reprendre mon droit. Et par miracle, j'y arrivais. Mon corps, aux commandes d'Icar, s'éloigna de Lune et s'écroula à terre. Mon loup blanc ne voulait pas que je reprenne ma place mais je ne lui laissais pas le choix. J'avais été faible quelques minutes plus tôt. Mais plus jamais je ne me laisserais débordé ainsi. Je revins entièrement à moi. Mes yeux redevinrent normaux. Je contrôlais mon corps, mes gestes et mes pouvoirs. J'étais de nouveau moi. Ω Tu me deçois, Icarius. Maintenant laisse-moi et dégage ! Ω Je me suis alors rué sur Lune, le prenant dans mes bras. « Je suis désolé. » Ma voix était plus douce, plus tendre que précédement lorsque mon totem avait pris possession de mon coprs. « Pardonnes-moi. Je ne voulais pas. Je ne pourrais jamais te faire de mal. Je tiens trop à toi pour te fiare subir tout ça. Je suis désolé, Lune. » J'étais sincère et je renforçais mon étreinte.
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MessageSujet: Re: « Wake me up when september ends. »   Mer 15 Sep - 14:10

Mes instincts primaires m’avaient intimé de fuir. Mon cœur de rester. Mon cerveau lui avait ouvert les valves d’un pouvoir que je ne pouvais plus contrôler. Kazehime s’en donnait à cœur joie, elle n’était pas habituée à ce que je la laisse prendre autant de place, que je lui laisse le privilège de s’exprimer par les éléments. A la différence près qu’elle était raisonnable pour deux. Elle aurait pu s’amuser à créer un tourbillon, pour blesser Persée, mais elle était trop intelligente pour le faire. Pas qu’elle n’aurait pas aimé au contraire elle adorait se déchaîner, mais elle savait à quel point je serais invivable pendant des jours si jamais elle lui faisait du mal. J’avais à peine repris mon souffle que Persée s’extirpa des eaux, en manipulant l’élément avec talent. Se plantant devant moi, de sorte à me faire face il me regarda avant de me cracher au visage des paroles incompréhensibles. Non pas qu’elles furent illogiques, mais… ce « nous »… Je restais perplexe un quart de seconde avant de comprendre le danger. Hiniku l’avait senti venir légèrement avant moi et l’état d’alerte dans lequel elle s’était retrouvé m’avait directement paniqué. La main de Persée s’abattit sur ma gorge avec une violence démesurée. Sa poigne sur mon coup était terriblement puissante. Sa force physique même avait augmenté, nettement, c’était indubitable, il me soulevait presque à une main. ○ Ne panique pas ! Lune ! ○ KAZE FAIT QUELQUE CHOSE ! ○ J’essaye mais il est dans un état second, il se laisse posséder par son totem ou que sais-je ! ○ Alors essaye plus fort ! J’ai pas envie d’y penser à cause de son con de totem ! Les vents se déchaînaient toujours plus fort, les rafales que Kazehime envoyait autour de nous n’étaient pas assez fortes pour lui faire véritablement mal, je nous reconnaissais bien là, à essayer de ne pas blesser Persée alors qu’on allait peut-être y passer. Pas assez fortes pour lui faire vraiment mal, mais assez pour irriter sa peau par des stridules irrégulières qui témoignaient du passage des vents. Mes mains avaient enserré les siennes et tentaient de desserrer l’étau qu’elle formait. Je ne suffoquais pas, il me faisait juste vraiment mal.

J’inspirai profondément alors que je commençais à trouver ça plus difficile, mais je ne m’attendais pas à ce qu’il resserre encore sa prise, ma vision se troublait, j’avais un goût d’alcool dans la bouche, ma respiration se faisait maintenant plus courtes, la douleur et le manque d’air étaient insoutenables. Et même si je venais de donner l’ordre à Hiniku de faire jaillir les vents mauvais, ceux qui entaillent la peau et vous gèle jusqu’au sang, nous ne pouvions plus, j’étais trop faible. Il parla, ce n’était pas vraiment Persée, mais son totem. Il m’annonçait, somme toute que j’allais mourir. Je le croyais volontiers, mon corps était lourd, j’étais soulevé de terre, mes jambes pesaient des tonnes, mes mains s’agrippaient toujours aux siennes tentant de laisser passer un peu d’air. Je me surpris à penser à autre chose qu’à la douleur. A tout ce que je devrais lui dire si je venais à m’en sortir. ○ Je t’interdis de l’approcher à nouveau ! ○ Ce n’est pas lui… Hiniku, je n’ai pas envie de mourir. ○ On ne va pas mourir. Et il a cette chose en lui, on ne peut absolument pas lui faire confiance ! ○ Je ne te demande pas de le faire. Soudain l’étreinte disparut, je tombais à terre, je n’avais pas vraiment perdu conscience mais je n’étais pas non plus absolument maître de mes actes.

« ahhh »  j’étais horrifié par le bruit que faisait ma gorge au moment où je ré inspirais pour la première fois. Mon regard toujours dans le vague, perdu quelque part dans le lointain, et Kazehime qui se tenait silencieuse. J’avais eu tellement peur, tellement mal. J’étais si blessé dans mon for intérieur que j’aurais dû partir. Mais mes jambes refusaient encore de bouger, j’avais le dos contusionné, les genoux en sang. ○ On a gagné notre journée… ○ On n’aurait jamais dû venir… Une bourrasque de vent qui se voulait dissuasive avait été lancée par Kazehime, elle avait senti « le danger » approcher, mais il avait fait fi de cet avertissement et m’avait pris dans ses bras. Je ne l’avais pas voulu, c’était un geste inconscient mais quand il m’avait pris dans ses bras, tous mes muscles en état s’étaient contractés. Mon corps essayait de le rejeter, mon cœur ne savait plus quoi faire, perdu entre l’affection que j’avais pour lui et ma peur qu’il ne recommence. Une deuxième salve d’excuses arriva, avant qu’il ne renforce son étreinte. « Tu peux. La preuve, je suis en sang, suffocant, blessé. » mon ton était vide de reproche, il était vide, j’exprimais seulement ma pensée. Par petits fragments, à cause de ma difficulté à parler. « Tu viens de me faire vivre l’enfer. » une respiration difficile, ma gorge sifflait d’une façon que je n’aurais jamais cru possible  « Pas autant que moi. » dis-je en référence à son « je suis désolé ». J’étais totalement perdu. Entre deux extrêmes. Je m’extirpais de son étreinte, il émit une petite résistance mais devant mon énervement visible me laissa partir. Je marchais seul quelques pas avant de flancher dans le sable. Mes genoux me portaient difficilement, ils étaient bien abimés. Mais c’était probablement superficiel. « Mon totem me fait te dire, qu’elle ne te fera plus jamais confiance. Ni à toi, ni au monstre en toi. » J’en voulais à Hiniku de me faire dire ce genre de choses. Qui n’arrangerait rien, mais elle me l’avait demandé solennellement alors j’avais abdiqué. Persée à nouveau près de moi je lui fis face, avant de l’embrasser. A pleine bouche en m’abandonnant complètement contre lui, mes genoux ne me portaient guère plus, alors je m’appuyais contre sa bouche. « Plus jamais ça. J’ai le droit d’être en colère. Toi aussi. Mais plus jamais ça. Sinon je t’assure que, nous, ne nous ménagerons pas, j’ai cru mourir tu comprends ? » 
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MessageSujet: Re: « Wake me up when september ends. »   Mer 15 Sep - 21:45



« WAKE ME UP WHEN SEPTEMBER ENDS. »


Je m'excusais. Je n'avais que ces mots à la bouche : « Je suis désolé. ». Mais j'étais sincère à chacune d'elle. Jamais je n'aurais cru qu'Icarius aurait été capable d'une telle chose en sachat pertinemment les sentiment que j'éprouvais à l'égard du jeune Montebello. J'étais déçu et très en colère contre lui. Je ne désirais plus lui parler. Il m'avait fait bien plus de mal qu'il ne pourrait le croire en agissant de la sorte. j'aurais pu me détacher de mon totem, je crois bien que je n'aurais pas hésité à le faire tout de suite pour être enfin en paix. Il m'avait fait peur. C'était bien la première fois que je le voyais réagir ainsi et ça ne serait sans doute pas la dernière. Je devrais apprendre à la maîtriser bien mieux que je ne le faisais. Alors que je serais Lune dans mes bras, je m'imaginais ce qu'il serait arrivé si je n'avais pas pu reprendre la place qu'il me revenait de droit. Les pires horreurs traversaient mon esprit. Je devais les retirer et ne penser qu'à mon amant qui avait subit l'impossble et l'inimaginable. Mon jeune parisien se retira de mes bras et se leva pour marcher en vain. Il chuta dans le sable. Je retournais vers lui avec toujours cette moue triste et pleine d'excuses.
« Mon totem me fait te dire, qu’elle ne te fera plus jamais confiance. Ni à toi, ni au monstre en toi. » Je ne répondis rien. Je n'avais rien à répondre. J'étais le seul fautif. J'acceptais donc ma sentence en silence alors que mon coeur se déchirait. « Comment en étais-je arrivé là ? » Pensai-je alors que Lune m'embrassa. Je l'attrapais dans mes bras. Il était encore trop faible. « Plus jamais ça. J’ai le droit d’être en colère. Toi aussi. Mais plus jamais ça. Sinon je t’assure que, nous ne nous ménagerons pas, j’ai cru mourir tu comprends ? » Il avait encore trouver les mots justes. Que pouvais-je bien répondre face à tout cela ? Il avait raison encore une fois. J'étais en colère tout comme lui l'était envers moi. J'étais même furieux contre Icarius. Mon totem le sentait j'en étais sûr mais il ne disait rien, culpabilisant dans son coin.
« Je suis vraiment désolé, Lune. J'ai laissé un tout petit espace à mon totem et il en a profité pour prendre ma place. Je sais que ça n'excuse en rien ce qu'il a fait... ce que j'ai fait. Mais je voulais te le dire. Je suis désolé. Je m'en veux tellement. » Mes yeux bleus, redevenu normaux, se posèrent sur les blessures de mon élève. Le voir dans cet état me brisait le coeur et savoir que j'en étais la cause ne m'aidait pas. « Ca n'arrivera plus, Lune. » Je ne voulais pas promettre car je ne savais pas si je pourrais tenir ma parole. Seul Icarius pourrait le dire et je n'avais pas envie de lui parler maintenant. « Laisse-moi voir tes genoux. Je vais te soigner. Appuie-toi contre moi. » Lui dis-je et il s'éxecuta. J'ai alors placer mes mains sur ces blessures. Une lumière en sortit et quelques secondes plus tard, tout avait disparu. Ces blessures physique n'existaient plus. Mais qu'en était-il des psychologiques ? M'en voudrait-il infinement ? Me pardonnerait-il toute cette histoire ? Aurait-il peur de se retrouver seul avec moi ? Tant de questions sans réponse et pourtant, j'aurais voulu être rassuré. Mais je ne voulais pas les poser. Le plus important maintenant, c'était Lune et non ma personne ainsi que mon égo. Je m'essuyais alors le visage, croyant qu'une goutte coulait sur mon visage. Du sang s'étala sur ma main. Les vents violents de mon amant m'avaient légèrement blessé. Je le regardais et j'ai souri. Je ne souhaitais plus voir son visage plein de tristesse ni de peur. Je désirais le retrouver lui, l'homme joyeux et amusant que je connaissais avant cet incident. J'approchais délicatement mon visage du sien, mes lèvres des siennes. Je ne voulais pas lui faire peur. J'avais simplement envie de l'embrasser et lorsque nos deux langues se rencontrèrent une énième fois, j'en perdis pied. Ce baiser signifiait-il que tout redeviendrait comme avant ? Je l'espèrais. Je me levais. Je pris mes affaires et les patisserie que je rangeais dans mon sac. Ensuite, j'attrapais le jeune Montebello que je portais dans mes bras. Une idée venait de naître. Alors que mon amant se trouvait dans mes bras, un bras derrière son dos et l'autre sous ses genoux, j'avançais. « Je ne veux pas que tu ais peur de moi. Je veux seulement que tu es confiance même si je sais que j'ai perdu le droit de te demander cela. » Je continuais mon avancée, finissant par marcher sur l'eau. Je voulais rejoindre la barque en bois et partir. Je déposais cet homme doucement dans cette barque avant de grimper à mon tour et, par mon pouvoir, la barque s'en alla. Je créais des vagues pour que nous puissions avancer sans pagailler.
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