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 Les 400 coups (à ne pas voir comme une connotation sexuelle, bande de pervers !) [Dellà]

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Seed V. Powell

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MessageSujet: Les 400 coups (à ne pas voir comme une connotation sexuelle, bande de pervers !) [Dellà]   Lun 13 Sep - 1:18

- Shuuuuuut !

Si j'avais pu voir la vidéo de moi en train de me mettre un doigt sur les lèvres en gloussant comme une dinde qui essaye de ne pas faire de bruit et d'inciter sa complice à ne pas en faire non plus, je crois que j'aurais juré sur le champ de ne plus jamais boire de toute ma vie. Ce qu'on devait avoir l'air cons, comme des gamins, à se prendre pour James Bond dans l'obscurité du hall avec la peur passablement injustifiée de se faire prendre puisque - de toute façon - tout le monde était encore à la fête sauf nous et qu'on était donc certainement seuls à vagabonder dans les couloirs, un coup dans le nez, la démarche chaloupée et les yeux brillants du trop plein d'alcool ingurgité.

J'attrapai Dellà par le bras et l'entrainais dans une course sur la pointe des pieds à travers le Hall, avec l'idée plus où moins floue de me rendre de l'autre côté de la pièce, mais pour aller où, ça je ne savais pas bien. Faut dire que j'étais pas en état de penser avec autant de logique que d'habitude et ça Valka s'en était vite rendue compte quand - une bonne demi heure auparavant - j'avais commencé à déconner sévère avec Dellà en piquant du nez dans ma bière. Cela devait bien faire 20 minutes que mon totem avait arrêté de protester ou de me traiter de gamin irresponsable ; elle s'était visiblement résignée à se replier dans un coin de ma tête et à snober les festivités bêtement humaines qui ne lui avaient jamais plu et qui ne lui plairaient certainement jamais du fait qu'il y avait toujours plein de monde alentour mais aucun droit de manger les gens et aussi parce que l'alcool l'exaspérait au plus haut point (une question de mauvaise coordination des mouvements et de perte de réflexes qui - m'avait-elle déjà dit - n'était pas digne d'un vélociraptor en pleine forme comme elle ...).

Toujours en courant, je manquai une fois ou deux de trébucher et d'entrainer Dellà dans ma chute, mais c'était finalement toujours de justesse que je retrouvais l'équilibre sans même m'inquiéter d'avoir bu assez pour ne plus pouvoir faire réellement confiance à mes jambes et à ma capacité à rester droit. De toute façon le mal été fait et je m'en moquais bien, quoiqu'en dise Valka ou quelqu'un d'autre : des retrouvailles restaient des retrouvailles, je n'avais pas vu Dede (pour les intimes adeptes des surnoms niais) de toutes les vacances et cette fête organisée par quelques étudiants qui s'avéraient aussi être des amis que nous avions en commun avait été une occasion trop belle pour ne pas se lâcher un peu avant que le rythme des cours ne reprenne pour de bon et ne redevienne la routine stressante d'une scolarité aussi complète que celle dispensée à Bewit.

Essoufflé à force de courir du bout des pieds façon petit rat d'opéra totalement recalé à son concours d'entrée pour les ballets russes, je m'arrêtai dans un dérapage plus ou moins contrôlé et explosai de rire pour de bon cette fois en voyant Dellà ramer pour freiner sa propre course sans tomber.

- J'crois que j'ai trop bu, je glousse comme une poule ma poule x') Lui sortis-je tout sourire, imbécile heureux presque.
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Dellà N. Romanskaïa

Elève Air
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MessageSujet: Re: Les 400 coups (à ne pas voir comme une connotation sexuelle, bande de pervers !) [Dellà]   Lun 13 Sep - 18:35



La rentrée venait à peine de se faire il y a de ça quelques jours, les élèves revenaient (pour la plupart) bronzés de leurs vacances d’été, et déjà les cours commençaient, et le rythme de la scolarité reprenait. Comme souvent dès la première semaine de cours, des élèves de l’école organisaient une soirée avant le Bal et en plus petit comité. Enfin..c’était vite dit vus le nombre d’élèves présent à la fête. Il devait bien y avoir tous les élèves de 7ème, 6ème, 5ème, 4ème et 3ème réunis en même temps. Ce qui était bien avec ce genre de soirée, c’est qu’on pouvait faire tout et n’importe quoi, venir habillé n’importe comment, et crier autant qu’on voulait sans que cela paraisse anormal (a)
Dellà, dès qu’on parlait de fête, elle était partante ! Surtout au tout début de l’année, alors que les cours sont encore assez tranquille. Voilà donc pourquoi Dellà n’hésita pas à se pointer à cette soirée, organisé par des amis a elle. Quelle ne fut pas sa joie en voyant que Seed était également à cette soirée ! Ils ne s’étaient pas vus de tout l’été, cette fête était donc leurs retrouvailles.
Et des retrouvailles, ça se fête.
« Shuuuuuut ! »
Des gloussements. Des regards complices. Des pas sur la pointe des pieds. Une bouteille à la main. Seed et Dellà avaient décidés, après avoir bien bus, de continuer à faire la fête seuls, en s’aventurant dans les couloirs de l’école, actuellement complètement désert. Il faisait nuit depuis longtemps, la fête battait son plein du côté de la Tour Terre - ou de la Terre Air ? Ou Eau ? Dellà ne savait même plus -, et les deux seuls imbéciles complètement bourrés qui décidaient de faire le tour de l’école, c’était eux. Non, ce n’était pas le genre de Dellà de boire, surtout de boire autant, car tout le monde savait que lorsque Dellà commençait à boire, cela promettait d’être drôle. Mais pour cette fois, la jeune russe s’était laissée aller. Pour fêter ses retrouvailles avec Seed. Pour le début de sa 6ème et lui de sa 4ème année. Pour oublier son été, son fiancé et ses problèmes. Pour bien commencer l’année en se lâchant complètement !
Leurs pas n’avaient rien de discret, leur démarche était vacillante et ponctuée de rires, et leur esprit complètement ailleurs. Dans ce genre d’état, la jeune blonde était capable des conneries les plus stupides qui soient. Si si. D’ailleurs, Dellà avait déjà envie de chanter en plein milieu du hall la petite souris verte en russe. Riant déjà de son idée, elle faillit rentrer dans Seed lorsque ce dernier décida de s’arrêter en un étrange dérapage loin d’être contrôlé (a), mais elle s’arrêta à temps, faisant de grands gestes dans l’air pour tenter de tenir debout. Seed éclatait alors de rire, entrainant Dellà avec lui dans son fou rire. Elle ne savait même pas pourquoi elle riait, mais elle riait. Elle se sentait revivre tandis que l’alcool circulait dans son sang et la contrôlait un peu plus.
« J'crois que j'ai trop bu, je glousse comme une poule ma poule »
Riant de plus belle, Dellà échangea un regard plein de complicité avec son ami, tandis qu’elle tentait d’arrêter de rire tout en essayant de tenir debout et de ne pas faire tomber sa bouteille d’alcool, qu’elle avait piqué à la soirée.
« Mais naaaoooon, t’es pas une poule ma poule, t’es un véloooo ! Tu sais, avec la selle et les rouuuues ! »
Elle accompagna sa dernière phrase de drôle de gestes dans l’air qui devait, sans doute, vouloir représenter une roue qui tourne. Puis elle s’arrêta soudain, la bouche ouverte, les yeux fixé sur Seed, lui mettant ses doigts sur la bouche pour le faire taire - bien qu’au final, on avait plutôt l’impression qu’elle tentait de l’étouffer. Elle venait d’entendre un bruit. Tournant sa tête avec lenteur autour d’eux, la bouche toujours ouverte, l’air plus conne que jamais, elle tentait de savoir si le bruit se manifestait de nouveau. Ce ne fut pas le cas. De toute façon, un professeur aurait déboulé dans le hall, il les aurait tout de suite repéré, vus leur position dans la salle.
« Je sais pas ce que c’était…mais c’étaiit ! »
Mais oui Dellà, mais oui. Haussant les épaules et finissant par rire de nouveau, la jeune femme laissa enfin Seed respirer pour prendre sa main dans la sienne avant de venir se mettre au milieu du hall. Elle commença a tourner sur elle-même doucement, puis de plus en plus rapidement, lâchant sans même s'en rendre compte la main de son ami.
« Wouhouuuu c’est le manèège de Bewiwiit ! »
Continuant à tourner sur elle-même, elle commença a sentir un mal de crâne puissant l’envahir, alors qu’elle commençait à vaciller dangereusement.
« Woooooaa, troop biiien, dees luciooolles ! »
Elle faillit tomber à la renverse, mais elle se rattrapa de peu. S’arrêtant alors de tourner, elle se mit à rire et se laissa tomber par terre avant de sentir que le sol était plus dur qu’elle ne l’imaginait. Poussant un petit cri de douleur, elle marmonna quelque chose d’inaudible avant de s’allonger de tout son long en plein milieu du hall.
« Tu viens on s’entraine a faire des bébés sur le carrelage du hall ? »
Elle eut un rire et posa ses yeux brillants sur Seed.
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MessageSujet: Re: Les 400 coups (à ne pas voir comme une connotation sexuelle, bande de pervers !) [Dellà]   Lun 13 Sep - 19:14

« Mais naaaoooon, t’es pas une poule ma poule, t’es un véloooo ! Tu sais, avec la selle et les rouuuues ! »
- Ha ... Haha ... HAHAHAHAHA-ARGH ><' ...

Ce qui avait tout d'abord été un rire hésitant (parce la blague était tellement tirée par les cheveux qu'il fallait bien 2 ou 3 secondes d'analyse pour que mon esprit embrumé puisse la comprendre) s'était transformé en véritable hennissement de cheval hystérique pour finir par virer au gargouillis étranglé tandis que Dellà me plaquait une main sur la bouche, l'oreille dressée et visiblement mise en alerte par un bruit dans le couloir.

- C'est l'écho de vos voix, idiot.

Valka venait de persiffler avec sarcasme, prouvant qu'avoir été comparée à un vélo n'avait pas du lui plaire outre mesure. Quant à moi je gardais le silence, indifférent à la mauvaise humeur de mon totem qui - de toute façon - s'en était déjà reparti se terrer dans un coin sombre de ma tête pas franchement éclairée, soit dit en passant.

« Je sais pas ce que c’était…mais c’étaiit ! »
- Humpf ! Etant à peu près le seul son que je pouvais encore sortir avec ses doigts en obstacle sur mes lèvres, je regardai moi aussi autour de nous sans rien voir d'inquiétant et sans donc m'inquiéter. Quoi qu'on puisse en dire et malgré l'humeur exécrable de Valka, les 10 % de lucidité qu'elle représentait au sein de mon esprit me disaient qu'elle avait raison et que ce bruit n'était pas tant dû à un intervenant extérieur qu'à nos capacités auditives totalement faussées par l'alcool et les gloussements de poule.
Enfin, Dellà dénia me laisser reprendre mon souffle, mais le répit fut de courte durée car elle m'attrapait déjà la main pour m'attirer au centre du hall. Foncièrement, si l'on avait souhaiter mettre toutes les chances de notre côté pour se faire griller c'était dans le mille ... Et puis elle commença à tourner, tourner et tourner encore, si bien qu'en ne faisant que la regarder entres les rayons de lune qui perçaient par les hautes fenêtres de la salle j'en avais le tournis moi aussi.

« Wouhouuuu c’est le manèège de Bewiwiit ! »
- Tu devrais pas tourner comme ça, je ... je te vois en double >< Véridique, et pourtant je ne tournais pas, moi. « Woooooaa, troop biiien, dees luciooolles ! » Des lucioles ? Je me surpris à les chercher des yeux, comme un crétin persuadé que les divagations de mon amie bourrée étaient à prendre au mot alors qu'il était évident que ces lucioles n'existaient que dans sa tête beaucoup trop secouée en l'occurrence. Lorsque je compris que de lucioles il n'y avait ni présence ni rien du tout autour de nous, je reportai mon attention sur Dellà pour me rendre compte qu'elle était désormais assise sur le sol, l'air visiblement pincé de se découvrir un potentiel d'amortissage pas franchement efficace pour la préserver de la douleur d'une rencontre directe avec les dalles bien dures du hall. En ricanant, je pris soin de m'asseoir à ses côtés, et ce de manière - si ce n'est plus délicate - moins brutale en tout cas. C'est au moment où mes fesses touchèrent le sol froid que je me rendis compte de la mauvaise idée qu'on venait d'avoir. Bizarrement, quand j'étais debout, j'avais l'impression que c'était moi qui tanguais, mais qu'avec un peu de persévérance je parviendrai à rester droit. Or, alors que j'étais fermement assis sur le sol, il devenait de plus en plus évident que c'était les murs et le plafond qui bougeaient (et à une vitesse hallucinante qui plus est !). Comment avais-je pu passer 3 ans de scolarité à Bewit sans jamais me rendre compte que le sol du hall tournait sur lui même dans le sens inverse du sens dans lequel le plafond tournait lui aussi ? Ivre, cette pièce me paraissait totalement bizarre et me donnait l'impression d'être assis dans un wagon de montagnes russes.

Dellà, qui avait du avoir la même révélation que moi vis à vis de la capacité que les murs avaient de danser la rumba comme pour nous faire nous sentir encore plus mal que nous l'étions déjà, sembla opter pour un système D qui la fit s'allonger de tout son long sur le carrelage. J'observais la scène et, ne la voyant pas se relever, je décidais de l'imiter en concluant que cette position là devait moins faire tourner la tête que la position assise. J'étais au 3/4 allongé quand elle me sortit un « Tu viens on s’entraine a faire des bébés sur le carrelage du hall ? » qui me coupa dans mon élan et me fit la fixer d'un air qui devait être passablement niais.

- Des bébés mi poule mi vélo ? Commençais-je en rigolant à l'image mentale d'une poule avec des roues qui se dessinait dans mon esprit pour finir par m'allonger pour de bon une fois la surprise de sa proposition passée.

Côte à côte, mes cheveux presque mélangés aux siens, je regardais le plafond d'un œil vitreux, perdant de plus en plus la conscience que j'avais de mes actes et de mes pensées. Bu, j'avais trop bu ><
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Dellà N. Romanskaïa

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MessageSujet: Re: Les 400 coups (à ne pas voir comme une connotation sexuelle, bande de pervers !) [Dellà]   Lun 13 Sep - 20:10



Alors qu’elle tournoyait sur elle-même, faisant voler ses cheveux et sa petite robe noire et blanche - parce qu’elle était en robe, oui, soirée oblige -, elle entendit au loin la voix de Seed, mais elle ne distingua rien de très précis. Elle n’y prêta donc aucune attention, bien trop occupée à essayer de continuer à tourner tout en restant debout. Mais elle ne tenus pas encore bien longtemps, tombant au sol dans un bruit sourd, quelque peu mécontente du sol trop dur. Seed ne tarda pas à la suivre, alors qu’elle se rendait compte que le monde tournait autour d’elle. C’était flou, rapide, douloureux, insupportable. Les murs dansaient, le plafond tournoyait à la façon d’un balais de danseuse classique, et le sol semblait tanguer dans l’espace sans jamais suivre les mouvements des murs. Oulaaaa. Dellà ne tarda pas à s’allonger au sol, espérant que cette danse géante s’arrête un peu. Une fois couchée, le tout continua à se mouvoir étrangement, mais son mal de tête se fit moins puissant - où était-ce simplement sa douleur au dos et au fessier qui gommait le reste ? Qu’importe, elle décida de faire attraction de tout ça, se tournant vers l’élève Terre tout aussi bourré qu’elle.
« Tu viens on s’entraine a faire des bébés sur le carrelage du hall ? »
Idée complètement stupide, surtout dans leur état et vus l’endroit, mais a vrai dire, c’était sortit tout seul alors qu’elle-même trouvait ça complètement fou. Elle remarqua quand même que sa question interpella Seed, qui sembla déstabilisé. Quoi ? Elle arrivait encore à le surprendre à une heure pareille et dans un état comme celui-là ? Incroyable. Il s’allongea a ses côtés, et elle tourna ses yeux vers le plafond.
« Des bébés mi poule mi vélo ? »
Le rire de Dellà s’ajouta a celui de Seed, alors qu’elle aussi s’imagina l’image de poule a roues. Leur rire disparut dans l’air et le silence régna pendant un temps. Dellà se rendit compte qu’elle n’avait plus de bouteille dans sa main, et elle était incapable de savoir où elle avait pus la laisser. Elle ne tenta même pas de la chercher, se disant qu’au fond, elle avait déjà bien assez bus.
« Non, tu crois ?! A chaque fois c‘est la même chose Dellà, à chaque fois ! »
« Chuuuuuuuuuuuuuuuuut ! »
Se rendant compte qu’elle venait de répondre à voix haute, elle porta sa main à sa bouche avant de laisser s’échapper un petit rire de ses lèvres. Elle se rapprocha un peu de Seed, posant sa main sur la sienne pour jouer avec ses doigts.
« Je parlais a Vé..heeeu.. À mon vélo…enfin..mon totem..mmfhm.. »
La fin ne fut pas claire, mais ce n’avait pas vraiment d’importance. Elle enfouit sa tête dans le cou du jeune homme, laissant le parfum de Seed envahir ses narines. Elle avait faillis révéler le nom de son totem. Il fallait qu’elle se calme, et vite. Bourrée comme ça, elle allait vraiment finir par faire quelque chose ou dire quelque chose d’irrécupérable ou de même grave. Elle tenta de respirer plus calmement, fermant les yeux. Elle était bonne pour s’endormir comme ça, quoi qu’avec tout l’alcool dans son sang, elle avait du mal à tenir en place.
« Dis, tu trouve pas qu’ils pourraient mettre un matelas dans le hall ?! Et un bar.. Et un canapééé ! Et.. »
Et elle s’était légèrement relevé sous le coup de l’excitation, ce qui la calma très rapidement, le sol se remettant à bouger dans tous les sens, l’empêchant de finir sa phrase. Elle abandonna l’idée d’en dire d’avantage, reposant sa tête sur le torse de Seed (a)
« Si on reste allongé là, j’vais vraiment faire en sorte qu’on s’entraine à peupler le monde de bébés mi poule mi vélo. »
Elle se mit à rire, s’imaginant une armé de bébé poule avec des roues. Bien sur, ce qu’elle disait n’était pas à prendre au sérieux, même si elle était jamais vraiment contre goûter aux lèvres d’un beau garçon (a)
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MessageSujet: Re: Les 400 coups (à ne pas voir comme une connotation sexuelle, bande de pervers !) [Dellà]   Mar 14 Sep - 3:13

« Chuuuuuuuuuuuuuuuuut ! »
- Mais ... J'ai rien dis ! M'offusquai-je, inquiet quant au fait d'avoir pu parler sans même m'en être rendu compte (ce qui aurait voulu dire que j'avais vraiment, mais alors vraiment trop bu ^^')
« Je parlais a Vé ... heeeu ... À mon vélo … enfin ... mon totem ... mmfhm ... »
- Hum ... Répondis-je tout en adoptant une moue méditative et en observant la forme floue de nos doigts qui se chamaillaient dans l'obscurité.

J'avais, de par le passé, déjà longuement réfléchi et m'étais déjà souvent questionné sur la façon dont mes condisciples communiquaient avec leur gardien sans jamais vraiment oser poser la question à qui que ce soit, de peur - peut-être - d'avoir l'air ridicule ou de me rendre compte que j'étais le seul à ne rien pouvoir cacher à mon totem. Dans mon esprit, Valka était toujours présente. Quoiqu'il puisse arriver je la sentais, elle était là même quand elle ne parlait pas, même quand elle se désintéressait de la situation, même quand - comme à ce moment là par exemple - elle prenait grand soin de me laisser assumer seul le contre-coup de ma trop grande consommation d'alcool. Si je savais qu'elle ne ferait aucun effort pour m'aider à ne pas faire de stupidités sous l'influence de l'alcool, je pouvais déjà parier que j'aurais le droit à ses moqueries et ses sarcasmes le lendemain matin, au réveil, quand elle viendrait me siffler aux oreilles au moment le moins propice à cela, sachant parfaitement qu'il était plus vicieux de sa part de me faire la morale quand j'aurais mal au crâne plutôt que maintenant alors que je n'étais pas disposé à l'écouter ...

Comment c'était dans la tête de Dellà ? J'aurais aimé savoir. Et est-ce qu'elle entretenait une relation aussi conflictuelle que la mienne avec son hirondelle ? Est-ce que son totem était, pour elle, la même conscience moqueuse que Valka était pour moi ou vit-elle un entente plus cordiale, plus " fusionnelle " que la notre ? Mystère. J'aurais bien eu envie de le lui demander, mais sentir son souffle se perdre dans mon cou me fit perdre le fil de mes idées ... Décidément, il faisait bien trop chaud dans ce hall !

« Dis, tu trouves pas qu’ils pourraient mettre un matelas dans le hall ?! Et un bar ... Et un canapééé ! Et ... »
- Et des cachés d'aspirine ? Enchainais-je, pâteux, sans avoir la force de me relever de moitié comme elle venait de le faire. Finalement, elle sembla abandonner bien vite ce sursaut d'entrain et de spéculations sur ce qu'il aurait fallu ajouter ou non à ce hall pour qu'il soit plus accueillant. Personnellement, si je reconnaissais qu'un matelas n'aurait pas été de trop sur le moment, j'avais quand même du mal à lui trouver une hypothétique utilité sur le long terme. Assurément, il ne pouvait y avoir que nous pour trouver séduisante l'idée qu'un matelas fut installer en plein milieu de hall, avouez qu'en plein jour et au beau milieu d'une foule d'élèves tout à fait sobres il aurait fait complétement too much ce matelas XD

D'un coup il me fallut plus de force pour pouvoir respirer convenablement, parce que Dellà venait de poser sa tête sur mon torse et que je ne m'y étais pas attendu. D'instinct, je repliais mon bras autour d'elle, peut-être pour la protéger du froid des dalles, avec sa petite robe elle n'avait pas autant de protection que mon jean, mon t-shirt et moi. Ses cheveux me chatouillaient le nez, elle sentait bon, je fermais les yeux, me disant que si j'arrivais assez à me concentrer sur son odeur j'arriverais à oublier que la dureté du sol équivalait à une armée de sables mouvants mous comme du nougat en plein soleil.

« Si on reste allongé là, j’vais vraiment faire en sorte qu’on s’entraine à peupler le monde de bébés mi poule mi vélo. »
- Tu profites parce que tu sais que je peux pas me relever, c'est fourbe de ta part ! Soulignai-je, amusé, en prenant effectivement conscience que " me relever " n'était plus une chose que je me sentais en mesure de faire.
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MessageSujet: Re: Les 400 coups (à ne pas voir comme une connotation sexuelle, bande de pervers !) [Dellà]   Mer 22 Sep - 22:35


[ Je suis impardonnable de tout ce retard, je saiis u_u Désolééée ** En plus ma réponse est pas géniale >< J'ai fais c'que j'ai pus =x ]

Le cerveau embrumé, la jeune russe voyait le plafond et les murs se mouvoir autour d’elle dans un étrange mouvement de plus en plus lent. Son mal de crâne était toujours présent, et la fraicheur du carrelage la faisait frissonner de temps en temps. Elle ne savait plus trop où elle était et ce qu’elle y faisait. Les souvenirs, les questions et même les mots se confondaient dans son esprit, rendant le tout trop flou pour qu’elle puisse réfléchir normalement.
« Tu es pathétique Del’, j’espère que ta gueule de bois de demain matin te fera comprendre a quel point tu as été stupide de boire autant ! »
« Chuuut.. »

Le silence était pesant dans le hall. Et plus le temps s’écoulait, plus Dellà avait l’impression de s’encrer dans le sol. L’ambiance lui semblait étrange, comme si on avait arrêté le temps et que pour une durée indéterminé, plus aucun problème n’habitait Seed ou elle.
« Si on reste allongé là, j’vais vraiment faire en sorte qu’on s’entraine à peupler le monde de bébés mi poule mi vélo. »
Son rire s’éleva dans la grande pièce, faisant légèrement écho, tandis que son imagination débordante faisait son effet dans sa tête de blonde (a)
« Tu profites parce que tu sais que je peux pas me relever, c'est fourbe de ta part ! »
Elle se remit à rire, se laissant s’emporter toute seule dans un monde où les soucis n’existaient pas. Un fiancé ? Non, jamais. Une rébellion du Feu ? Vous dites n’importe quoi.
« Tu peux vraiment pas ?! Ton Vélo doit pas être fier sur ce coup ! »
Elle sentit que Véra allait en profiter pour se manifester, mais elle lui intima de se taire. Finalement, même bourrée, sa tête n’était toujours pas complètement vide. Véra était toujours là. Elle faisait partie intégrante de Dellà, et Dellà faisait partie d’elle. Elles ne formaient qu’une seule et même personne. Une apprentie gardienne de l’Air. Dans ce même corps, tantôt humain, tantôt animal, il y avait deux âmes. Et c’était comme ça dans toute l’école, pour chaque élève. Au tout début, la jeune russe avait du mal à croire qu’il puisse y avoir tant d’élèves qui viennent du monde entier, avec tous une mission a accomplir, celle de devenir un Gardien. Puis elle avait appris et compris, elle avait accepté sa différence avec le reste du monde, et elle était devenus complètement différente. Au fond, les apprentis Gardiens ne sont plus des humains.
« J’aimerais pouvoir te faire sentir ce qu’on ressent lorsqu’on vole.. C’est tellement fou si tu savais. On ne fait qu’un avec le vent. On se sent libre et léger. On voit le monde différemment.. »
La voix de Dellà semblait presque comme à l’ordinaire. Elle jouait de nouveau avec les doigts de Seed, étant déjà plus calme qu‘auparavant. Elle posa ses yeux sur le jeune homme, se relevant légèrement, ayant l’air d’être un peu plus lucide et sérieuse.
« Je suis sûre que tu adorerais la sensation qu’on a lorsqu’on vole. »
Elle resta un moment à le fixer de ses yeux, avant de se relever avec difficulté. Non, l’alcool n’était pas partis, loin de là, ce passage était simplement un de ces instants de lucidité si rare lorsqu’on est bourré. Une fois debout, elle vacilla quelque peu, avant de tendre sa main vers Seed.
« Viens, on vas se balader ailleurs, le hall est plus à la mode à c’t’heure lààà. »
Elle lui sourit de toutes ses dents avant de lui prendre sa main dans la sienne et de le tirer comme elle pouvait afin qu’il se lève. La tâche fut compliquée et dangereuse, Seed manquant de peu de retomber et d’emporter Dellà avec lui. Mais ils réussirent à tenir bon, par on ne sait quel miracle, et une fois tous les deux debout, Dellà s’empressa de prendre la main du jeune Air et de courir vers les escaliers.
« Haan, j’ai trop une bonne idée ! »
Elle se mit à rire comme une enfant, puis grimpa quelques marches suivit de Seed, qui était emporté par la jeune russe. Dellà s’arrêta au bout de la 5ème marche, et elle se tourna vers Seed, resté sur la 4ème marche. Elle lui fit un grand sourire, elle lui vola un baiser sur les lèvres en riant, le fit se tourner vers la descente des escaliers et commença a lui faire un petit massage aux épaules, tout en chuchotant quelques mots.
« Détends-toi, respire un bon coup.. Vide ton esprit.. Et VOLE ! »
Sans attendre, elle le poussa violemment pour qu’il vole..ou tombe, au choix.
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MessageSujet: Re: Les 400 coups (à ne pas voir comme une connotation sexuelle, bande de pervers !) [Dellà]   Dim 26 Sep - 23:18

[Ya aucun soucis ^^]

« Tu peux vraiment pas ?! Ton Vélo doit pas être fier sur ce coup ! »

Toujours en regardant le plafond avec un bras autour de Dellà, je souris d'un air coupable pour toute réponse en faisant abstraction du fait qu'un bruit semblable à une claquement de mâchoire menaçant venait de raisonner à l'intérieur de mon crâne, signe distinctif d'une mauvaise humeur grandissante que la part de Valka qui, rappelons-le, était déjà plus qu'exaspérée par l'état dans lequel je me trouvais. Un état qui ne me permettait même plus de penser très clairement et d'interpréter les signes pourtant avant coureur d'un dérapage en bonne et due forme. Si j'avais été moins saoul, j'aurais certainement pris de la distance, j'aurais certainement dis à Dellà qu'il était temps pour nous de rentrer et d'en rester là, parce que mon totem fulminait de plus en plus et que cela n'annonçait rien de bon. Mais le fait était que j'étais plein jusqu'à ras la coupe et que je préférais me complaire dans ma paresse de mec bourré plutôt que de réagir comme il se devait ...

Un autre silence soporifique s'était abattu sur nous, emprunt de pensées secrètes et de contemplation béate, quand Dellà décida de reprendre la parole pour me parler de la sensation formidable qu'elle pouvait ressentir lorsqu'elle volait sous sa forme animale. Le temps d'un instant j'eus du mal à visualiser, tout ça à cause de l'alcool et de la façon que ce dernier avait de ramollir mon cerveau. Mais, après quelques efforts d'imagination, j'essayais de me mettre en situation. Je fermai les yeux et tentais de m'imaginer le vent contre ma peau, mais le simple fait de perdre le contact visuel avec un repère fixe me donna envie de vomir et l'impression de tanguer très très dangereusement. Aussi dus-je rouvrir les yeux avec précipitation pour ne pas tenter le diable et vomir tout ce que j'avais pu avaler durant le début de soirée.

« Je suis sûre que tu adorerais la sensation qu’on a lorsqu’on vole. » Me dit-elle en me fixant pensivement. Je n'en doutais pas, mais je devais me résigner : on avait beau soupçonner les Vélociraptor d'être les ancêtres des oiseaux, cela ne me permettrait quand même pas de voler un jour.

Quoique ...

Je sentis Dellà se détacher de moi sans comprendre ce qu'elle cherchait à faire. Sur le coup, je me mis même à prier pour qu'elle ne recommence pas à tourner sur place sinon c'était fichu, j'étais définitivement bon pour rendre mon repas. Et pourtant non, elle se contenta de se relever (avec peine, mais ça je pouvais parfaitement le comprendre ...) et de me tendre la main en m'invitant à la suivre autre part pour continuer notre promenade en prétextant que le Hall est désormais passé de mode. J'hésitais franchement en fixant sa main, toujours allongé comme un pachyderme sur le sol dont la stabilité rassurante me faisait redouter le retour à une position verticale. Mais - finalement - lorsqu'elle m'attrapa la main et se mit à tirer de toutes ses forces pour me relever, je trouvai en moi un ultime sursaut de forces et me motivai pour la rejoindre sans nous faire chavirer une nouvelle fois.

- Fiou, pas simple de se remettre debout, vaudrait mieux qu'on s'allonge plus de la soirée. Dis-je avec raison en essayant de m'assurer l'équilibre le plus stable possible. « Haan, j’ai trop une bonne idée ! » Me répondit-elle en m'entrainant de force vers les escaliers, sans me laisser le temps de me réadapter à la position verticale et en manquant de me faire trébucher en courant de la sorte, avec ses grandes jambes de blonde tout droit sortie d'un magasine de mode ^^'

Nous arrivâmes bien vite aux escaliers et je fis un effort de concentration non négligeable pour ne pas m'emmêler les pieds dans l'escalade des marches. Sur l'instant, je pris vaguement conscience que la coordination de mes mouvements laissait franchement à désirer et que Valka avait finalement de bonnes raisons de se plaindre quand je lui imposais une cuite ... J'en étais là dans mes méditations quand Dellà s'arrêta net, me faisant la percuter sans le vouloir et se retournant pour mieux me voler un baiser auquel je ne m'attendais pas. J'étais sur le point de souligner le fait qu'elle abusait vraiment beaucoup de la situation quand elle me prit de cours en m'attrapant pas les épaules pour me forcer à faire demi-tour. Amusé, confiant et de toute façon trop pété pour réellement protester, je me laissais faire et tentais de ne pas loucher sur la descente de l'escalier qui semblait se dilater et de contacter de manière étrangement saccadée.

« Détends-toi ... » La voix douce et amusée de Dellà me chatouillait l'oreille. «... Respire un bon coup ... » Ses doigts vagabonds me massaient les épaules si bien que je me sentais - en effet - extrêmement relax. « Vide ton esprit ... » C'était moi ou ses conseils sonnaient comme une séance d'hypnose ? J'aurais pu m'endormir en l'écoutant murmurer de la sorte, c'était tellement agréable ...

« Et VOLE ! »
* QUOI ?! *

Pas le temps de réagir, pas le temps de réaliser, mes yeux - que le massage avait rendu mi clos - s'ouvrirent en grand sous l'effet de la surprise tandis que je sentais mes pieds perdre appuie et se retrouver dans le vide. Un sursaut de panique me secoua de toute part, me faisant réaliser - trop tard - que j'étais sur le point de m'éclater la gueule au bas des marches. Pour toute défense, j'inspirai un grand coup et contractai mon visage en attendant l'impact, estimant que je pourrai me considérer comme bien heureux qui je ne me fendais pas le crâne en arrivant sur les dalles cruellement solide sur rez de chaussée. Une demi seconde ... Une seconde ... Je fermais les yeux pour ne pas voir le sol s'approcher, j'avais l'impression que la scène se déroulait au ralenti. Plus de son, plus de lumière, rien, juste l'émotion vive de me savoir en danger et qu'une mauvaise réception pourrait me faire plus de mal que prévu.

C'est à ce moment là que tout bascula. Sans que je puisse rien y faire, sans que je puisse protester ou contrôler quoique ce soit à cause de mon état lamentable. Je sentis une raideur dans mon dos, une douleur vive dans mes jambes et au niveau de mes dents. J'aurais pu croire que c'était la rencontre avec le sol qui venait de provoquer ce genre de douleur si je n'avais pas su relever là les souffrances propres à la métamorphose. Quand je me rendis enfin compte de ce qu'il m'arrivait il était trop tard. L'homme qui avait commencé la chute depuis la 4ème marche de l'escalier venait de laisser place à la transformation animale et c'est un Vélociraptor en chair et en os qui atterrit sur le sol en provoquant un horrible grincement de griffes lorsque que ces dernières dérapèrent sur les dalles du sol en y creusant des rayures profondes. J'étais totalement perdu, totalement dépassé par les évènements, Valka venait de profiter de ma faiblesse psychique pour prendre le dessus, elle avait attendu calmement dans le plus grand des silences que je baisse la garde et s'était engouffrée dans la faille à la moindre occasion, profitant que j'eus besoin de son aide immédiate pour se matérialiser alors qu'il était parfaitement impensable que cela puisse apporter plus de bien que de mal. Bouche bée, j'eus l'impression de dessaouler d'un coup quand - terrorisé par la non-emprise que j'avais sur mon totem à ce moment précis - je vis à travers les yeux de Valka la silhouette de Dellà toujours debout dans l'escalier. Prisonnier de mon incapacité, je ne pus lui crier de fuir ou la prévenir que Valka s'apprêtait à attaquer. Tout ce que je sentis, c'est la mâchoire scandaleusement tranchante de mon totem s'ouvrir pour laisser s'échapper un rugissement plein de colère et de mauvaises intentions.

* NON ! NON ! N'ATTAQUE PAS, NON ! * Hurlai-je, paniqué, déboussolé, incrédule et parfaitement dérouté par ce renversement de vapeur soudain.

Mando ne me répondit pas, elle avait parfaitement conscience que - quoique je dise - je n'arriverais pas à reprendre le contrôle de la situation. En sentant les muscles de ses pattes arrières se bander dans l'optique de sauter sur mon amie, je ne pu que ravaler un sanglot terrifié et maudire tous les dieux d'avoir été assez bête pour croire que l'abus d'alcool n'influencerait pas sur la relation conflictuelle que j'entretenais avec mon totem.
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MessageSujet: Re: Les 400 coups (à ne pas voir comme une connotation sexuelle, bande de pervers !) [Dellà]   Lun 27 Sep - 22:27



Il fallait être fou ou inconscient pour mettre des élèves avec autant de potentiels dans une seule et même école. A tout moment, tout pouvait déraper. La révolte du Feu le prouvait. Les élèves n’étaient plus des humains. La force du totem qu’ils avaient en eux les rendaient différents, incontrôlables, difficiles et parfois même très dangereux. Dellà était l’une des élèves ayant un totem plutôt tranquille et inoffensif. Pourtant, son totem avait un caractère propre à lui, et Véra lui avait bien valus quelques problèmes les premières années à Bewit, mais à présent, elles arrivaient à s’accorder pour mieux s’allier. Elles ne faisaient qu’un. Il n’était plus vraiment question de contrôle sur l’autre, mais plutôt d’harmonie entre les deux esprits. Du moins, cela marchait comme cela avec Dellà. Mais lorsque le totem de l’élève était un animal dominant, fort, sauvage au possible, indomptable, dangereux.. Comment l’élève pouvait-il être en harmonie avec lui ? Comment pouvait-il n’y avoir aucun problème ? Aucun accident ?
L’alcool qu’avait ingurgité Dellà lui avait complètement fait oublier qu’il fallait se méfier de tout le monde, et surtout des totems des autres élèves. Voilà pourquoi son idée de pousser Seed du haut de la 4ème marche de l’escalier lui semblait absolument sans danger. Et en même temps, comment aurait-elle pus se douter que le totem de Seed se réveillerait à ce moment précis ?
C’était comme si le temps s’était arrêté. La jeune blonde avait poussé son ami dans les airs et elle l’avait vus se transformer juste en face d’elle, en plein vol. Les vêtements étaient tombés un à un à terre, tandis que le corps d’homme avait laissé place à un animal préhistorique incroyable. Un Vélociraptor en chair et en os. Dellà n’en revenait pas. Elle était toujours un peu ébahie lorsqu’elle voyait les autres élèves se transformer. Mais là, sous l’effet de l’alcool, sous la seule lumière du hall, cette transformation avait tout simplement semblée magnifique aux yeux de la jeune russe. Inconsciente du danger, elle restait là, à fixer cet animal bien en chair. Debout sur ses jambes, les bras ballants, les yeux émerveillés, Dellà avait la bouche bée. Elle semblait vivre un rêve. Elle avait toujours rêvé de voir Seed se transformer devant elle, mais elle s’était toujours doutée qu’il était encore trop jeune pour vraiment contrôler son totem, si toute fois il arriverait un jour à être en harmonie avec un totem qui semblait si puissant.
« Wow.. »
C’est à ce moment là que tout changea et que Dellà se réveilla. Le Vélociraptor se mit à rugir de colère, faisant sursauter la jeune femme qui se recula de deux pas, restant les yeux fixés sur l’animal. Ce cri lui fit oublier son état et elle sembla parfaitement consciente. Pourtant, la peur ne se lisait pas dans ses yeux. Le totem de Seed semblait plus dangereux que jamais, il était à seulement quelques mètres de Dellà, mais elle n’avait pas peur.
« A ce stade, ce n’est plus du courage, c’est de la folie Dellà. Qu’est-ce que tu cherche à faire ?! »
« Je cherche à vivre un moment inoubliable. »

Oui. Soyons fous. Faisons face à un Vélociraptor, au seul encore sur Terre. A celui qu’elle avait osé traité de vélo il y avait seulement quelques minutes à peine. Il ne tarderait pas à se jeter sur elle, pourtant elle restait là, à le fixer, calme et admirative. Elle avait toujours été fasciné par la magie des 4 éléments et par les totems. Elle avait beaucoup appris grâce aux livres, mais aucun écrit ne valait une confrontation réelle avec un autre totem.
« Sache que tu es magnifique. Je n’ai jamais osé demander à Seed de te laisser prendre place pour te voir en vrai, mais là, je suis tout bonnement émerveillée. »
Elle se pinça les lèvres, souriant et riant à moitié, elle avait une partie d’elle-même qui lui disait qu’elle n’avait plus que quelques instants à vivre, et l’autre partie lui hurlait de laisser Véra prendre place. Elle vit l’animal se placer pour s’apprêter à bondir sur elle.
« Tu es une femelle n’est-ce pas ? Tu ne peux être qu’une femelle pour que Seed soit si faible devant toi. Il n’y a que les femelles pour être autoritaire et indépendante. »
Elle se mit à sourire au Vélociraptor, et c’est ce moment qu’il choisit pour bondir sur Dellà. Ce fut tellement rapide que quelqu’un étant présent à cet instant n’aurait pas compris ce qui s’était passé. C’est dans un bruissement d’ailes et un grognement d’animal que l’action se termina. Dellà s’était jetée sur le côté, laissant place à Véra qui s’était envolée vers une poutre du hall, juste au dessus de l’escalier, tandis que le dinosaure s’était jeté sur les marches, la mâchoire ouverte, griffant au passage la jambe de Dellà et faisant ainsi saigner l’hirondelle maintenant posée sur la poutre en hauteur. Par chance, le hall avait un haut plafonds, et ainsi, Dellà et Véra étaient protégées. Du moins, pour le moment. L’hirondelle laissant de nouveau place à Dellà, nue et assise de sorte à ce que l’on voit le moins possible son corps. Elle regardait l’animal rugissant à ses pieds.
« Tu sais, je ne sais pas si tu aimerais tellement la viande d’humain. Au fond, les dinosaures n’ont jamais pus manger les hommes, alors pourquoi m’attaquer ? L’instinct animal tu me diras. Mais si tu me tue, Seed et toi, vous aurez de gros problèmes. Tuer un autre Gardien, n’est-ce pas complètement contre nature ? »
Elle pencha la tête, voyant les yeux vifs du dinosaure qui la fixait d’un regard noir.
« Quoi ? Tu croyais vraiment pouvoir m’attraper ? Fallait t’attaquer à un élève moins âgé et qui ne vole pas. Un poisson par exemple. Genre la deuxième année de l’Eau qui a une truite en totem… »
Elle se mit à rire en imaginant le Vélociraptor manger une truite, mais elle se calma bien vite, se souvenant de la situation.
« Bon. T’es énervée, j’ai compris. Et puis quoi ? Tu vas pas rester là à vouloir me manger ou me tuer, à faire des dégâts dans les escaliers et le hall d’une école qui nous permet de nous apprendre à faire ce pour quoi on est là ? Si ? Je vais aller me coucher moi dans ce cas. »
Cela ne se voyait peut-être pas, mais Dellà souffrait énormément. Les dents serrés, le sang coulait sur sa jambe droite où une grosse griffure y figurait. Elle tentait tant bien que mal d’oublier la douleur, cachant son émotion au dinosaure en le fixant d’un air déterminé. Elle avait l’air de maîtriser la situation, mais c’était loin d’être le cas. Ce Vélociraptor pouvait tout aussi bien bondir du haut des escaliers et réussir à l’atteindre pour la manger toute crue. En l’espace de quelques secondes, elle pouvait tout aussi bien être morte. Mais au lieu de penser à ça, elle préférait se dire qu’elle était fasse à une situation tout simplement extraordinaire. Qui pouvait se vanter d’avoir échapper au griffe du Vélociraptor de Bewit ? Qui, hein ? Oh, surement quelques autres élèves peut-être, mais a vrai dire, les yeux perçants du dinosaure avaient bien plus d’importance que cette stupide question.
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MessageSujet: Re: Les 400 coups (à ne pas voir comme une connotation sexuelle, bande de pervers !) [Dellà]   Mer 29 Sep - 17:45

« Sache que tu es magnifique. Je n’ai jamais osé demander à Seed de te laisser prendre place pour te voir en vrai, mais là, je suis tout bonnement émerveillée. »

Valka n'écoutait pas, elle ne voulait pas écouter, je le sentais dans la tension qui habitait jusque dans le plus petit des ses tendons et dans la puissance de l'instinct animal qui faisait que - justement - je ne pouvais plus rien faire contre ce qui allait se passer. Me sentant comme bâillonné à l'intérieur de ce corps tout en muscles, en griffes et en peau rêche, j'avais la déprimante impression de ne servir à rien et d'être le témoin forcé de ce qui s'annonçait être une boucherie innommable.

« Tu es une femelle n’est-ce pas ? Tu ne peux être qu’une femelle pour que Seed soit si faible devant toi. Il n’y a que les femelles pour être autoritaire et indépendante. »

Je n'aurais su dire s'il s'agissait d'un effet de mon imagination ou si - vue de l'extérieur - la scène ressemblait vraiment à cela, mais la façon dont Valka ouvrit encore plus grand la gueule me terrifia en me faisant penser à un rictus mauvais, comme si elle se riait des flatteries que sa proie lui adressait. Et puis soudain, j'eus l'impression qu'un bruit d'élastique qui cède sous la tension me fouetta les oreilles : Mando venait de bondir toutes griffes dehors, gueule ouverte et pattes écartées comme lorsqu'elle attaquait avec l'intention d'atterrir sur son gibier pour le lacérer du tranchant de ses multiples armes de chasse. Je ne pus retenir un hurlement étranglé en sentant la puissance du bond que mon totem venait de faire. D'un seul saut elle était arrivée à la hauteur de Dellà alors que, sous forme humaine, il m'avait fallu monter plusieurs marches pour m'élever à ce niveau. Tout se passa trop vite : la distance qui nous séparait de mon amie fila comme l'éclaire, je sentis l'une des griffes proéminentes de Valka trancher la peau de Dellà comme s'il avait s'agit d'un morceau de beurre fondu puis vint le choc des 80 kilos de muscles qui percutèrent l'escalier de plein fouet en provoquant un bruit épouvantable. Sur l'instant, j'eus juste envie de vomir en me disant que tout était fini, qu'un simple coup de mâchoire à un point stratégique suffirait à paralyser Dellà et à m'obliger à assister - impuissant et dégouté - à la dégustation du corps de mon amie encore vivante. Mais un grognement de rage et la montée en flèche de la tension de mon totem m'indiqua que tout espoir n'était pas encore perdu. Valka - plus vive et plus alerte que moi - avait déjà compris que l'attaque avait été parée par une transformation éclaire de Dellà en hirondelle. Enragée, je la sentis se redresser, plus hargneuse que jamais, le regard rivé au plafond sur le minuscule point grisâtre que le totem de mon amie représentait dans la pénombre ; un point que - sous forme humaine - j'aurais certainement peiné à repérer, mais que Mando - elle - ne quittait pas des yeux, sa mâchoire claquant plus sauvagement que n'importe quelle gueule de crocodile en furie.

Là, Dellà reprit forme humaine. Du long de ses longues jambes croisées avec une grâce certaine s'écoulait le sang de sa blessure qui tombait en petites gouttes sur le museau de Valka. Le goût métallique que ce liquide rouge rependit dans " notre " gorge chamboula tout mon espace vital. Si, jusque là, j'avais eu l'impression d'être tassé dans un coin de l'esprit de Valka sans avoir eu mon mot à dire, cette impression n'était rien en comparaison du véritable vent de panique qui souffla de toute part autour de ma " case " attirée dans l'esprit de mon totem. Comme si ses yeux avaient été des viseurs, Mando rétracta ses pupilles pour mieux faire le point sur l'objet de son désir et je sentis qu'elle-même n'était plus à 100% maitresse de ses pulsions. Le goût du sang humain venait de faire virer sa vision au rouge, j'étais bouleversé de ressentir autant de désire morbide à travers elle.

« Tu sais, je ne sais pas si tu aimerais tellement la viande d’humain. Au fond, les dinosaures n’ont jamais pus manger les hommes, alors pourquoi m’attaquer ? L’instinct animal tu me diras. Mais si tu me tue, Seed et toi, vous aurez de gros problèmes. Tuer un autre Gardien, n’est-ce pas complètement contre nature ? »

Par partage de pensées, je compris bien vite que Valka n'avait que faire de l'éthique ou de la morale et que - d'ailleurs - elle ne se considérait pas comme un défenseur des 4 éléments et de leurs gardiens tous réunis, mais bel et bien de l'unique élément Terre et de ses gardiens particuliers. Par ailleurs, un flash de ses souvenirs s'imposa à moi et je nous revis les crocs plantés dans le bras du prof de métamorphose que j'avais - bien malgré moi - mordu lors de ma première année au sein de l'école ... D'un coup sec, Valka sauta de façon à atterrir en équilibre précaire sur la rambarde de l'escalier. Ce petit mètre de hauteur en plus nourrissait ses espoirs secrets d'attendre la faille pour se jeter sur les jambes de Dellà et lui en arracher une au passage. J'aurais vendu père et mère pour pouvoir cirer à mon amie de se méfier de la fourberie de ma moitié, d'autant plus que le fait que Valka se mette en danger de la sorte, en se postant d'elle-même en équilibre précaire sur une rampe escarpée, démontrait clairement qu'elle était prête à tout pour 1) assouvir sa soif de sang et 2) faire taire pour de bon cette fille qu'elle n'aimait pas. J'étais surpris de le découvrir, dans mon esprit j'avais toujours senti quelques réticences de la part de mon totem vis à vis de Dellà, mais rien de bien sérieux, ça avait toujours été un dédain plus qu'une haine palpable. Que fallait-il en conclure ? Que Mando avait l'alcool mauvais ?

« Quoi ? Tu croyais vraiment pouvoir m’attraper ? Fallait t’attaquer à un élève moins âgé et qui ne vole pas. Un poisson par exemple. Genre la deuxième année de l’Eau qui a une truite en totem … »

A quoi est-ce qu'elle jouait au juste ? Provoquer ostensiblement mon totem c'était vraiment cruelle de sa part. Est-ce qu'elle pensait à moi et à tous les mauvais traitements que j'endurais intérieurement ? La colère de Valka redoubla d'intensité, me giflant au passage et me faisant me ratatiner sur place tant la puissance de ses émotions était forte.

« Bon. T’es énervée, j’ai compris. Et puis quoi ? Tu vas pas rester là à vouloir me manger ou me tuer, à faire des dégâts dans les escaliers et le hall d’une école qui nous permet de nous apprendre à faire ce pour quoi on est là ? Si ? Je vais aller me coucher moi dans ce cas. »

Le regard toujours tourné dans la direction de Dellà, je sentis Mando se radoucir, mais pas de la manière rassurante que j'aurais pu espérer. Ce calme qui revenait n'annonçait rien de bon, je le sentais, elle réfléchissait, elle élaborait un plan d'action.

- Mando, pitié, rentrons. Couinais-je, surfant sur l'opportunité qui m'était donnée de parler sans me faire totalement écraser par la force de la détermination de ma moitié. - Tais-toi ! trancha-t-elle, inflexible. J'obtempérai, je ne savais plus quoi faire, ce calme après la tempête me mettait encore plus mal à l'aise que la colère bouillonnante qui m'avait noyé quelques secondes auparavant. Et puis soudain, Valka sauta de la rambarde pour retomber sur les dalles du hall, sans même essayer de croquer un bout de Dellà au passage, alors que j'aurais parié qu'avec un peu plus de conviction elle aurait pu prétendre à lui arracher un orteil. M'enfin. Nous nous retrouvâmes donc à l'endroit où mes vêtements déchirés s'étaient entassés lors de la transformation. Vicieuse, Mando accorda un dernier regard par dessus son épaule en direction de mon amie haut perchée et nous entraina - contre mon grès, cela va de soi - dans une course le long d'un couloir que je n'identifiai pas tout de suite, trop incrédule quant au fait qu'elle ait décidé d'abandonner la partie sans demander son reste.

Ce n'est qu'une fois le Hall loin derrière nous que je compris ce que Mando s'efforçait de penser tout bas pour ne pas me tenir au courant : elle était en train de se cacher. Et pas n'importe où : dans le couloir qui menait à la tour de l'air, celui-là même que Dellà devait fatalement emprunter pour rentrer dans son dortoir. J'étais outré par la bassesse de la ruse, je pensais à la jambe ensanglantée de Dellà et son incapacité à courir si jamais Mando réussissait à la prendre par surprise. Rebelle, je me concentrais de toute mes forces pour reprendre le dessus sur la situation, mais je dus bien vite me rendre à l'évidence : le choc de la confrontation et l'alcool ingurgité me rendaient bien trop faible en comparaison de Valka qui - bien qu'elle aussi influencée par l'alcool - jouissait d'une puissance incommensurable. Son museau tâché de sang assena plusieurs coups contre le battant d'une porte présente le long du couloir et c'est dans un bruit de gonds rouillés que je nous vis pénétrer dans une salle de classe désaffectée. Se servant de sa queue pour mettre la porte contre et ne laisser qu'un entrebâillement pour tout champ de vision, Mando se tapit dans la pénombre, prête à sauter sur le premier (la première, dans l'idéal) qui aurait le malheur de passer par là. Exténué, j'abandonnais la partie en ravalant mes larmes, désormais conscient qu'en plus d'être terriblement dangereux, mon totem était aussi d'une ruse et d'une mesquinerie dont je ne l'avais jamais soupçonné.


Dernière édition par Seed V. Powell le Sam 16 Oct - 5:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les 400 coups (à ne pas voir comme une connotation sexuelle, bande de pervers !) [Dellà]   Jeu 30 Sep - 21:05



« Bon. T’es énervée, j’ai compris. Et puis quoi ? Tu vas pas rester là à vouloir me manger ou me tuer, à faire des dégâts dans les escaliers et le hall d’une école qui nous permet de nous apprendre à faire ce pour quoi on est là ? Si ? Je vais aller me coucher moi dans ce cas. »
Pensait-elle vraiment pouvoir s’en sortir ainsi ? Non, pas vraiment, mais cela ne coutait rien d’essayer. Elle souffrait en silence, gardant des larmes de douleur pour elle. Elle n’osait pas trop regarder du côté de sa blessure, mais cela semblait assez important pour l’affaiblir et rendre difficile le mouvement de sa jambe. Poussant un soupir, la jeune femme prit sur elle pour oser jeter un œil à sa plaie. C’était loin d’être beau a voir. La blessure ne semblait pas trop profonde, mais le totem de Seed ne l’avait pas raté, elle était bien amochée. Grimaçant de douleur, elle se demandait comment elle allait pouvoir s’en sortir avec une blessure pareille. Préférant ne pas regarder plus longtemps le désastre, elle ferma les yeux, se recroquevillant sur elle-même.
« La blessure a l’air plutôt sérieuse Dellà.. Il vas falloir la soigner. »
« Non, vraiment ?! Je n’ai qu’à appelé les urgences ! Ah, non ! C’est vrai, j’oublias qu’on était sur une poutre dans une école magique avec un Vélociraptor en colère juste en dessous de nous ! J’oubliais que ce dernier avait essayé de nous tuer et ne désire qu’une chose en cet instant, nous déchiqueter ! »
« Le dino en question est parti Dellà. »
« Hein ? »

Elle ouvrit les yeux et balaya le hall du regard à la recherche d’un dinosaure. Mais le hall était vide et incroyablement silencieux. Il n’y avait plus âme qui vive dans ce hall. Du moins, a part Dellà.
« L’est où la sale bête ? »
Fronçant les sourcils, Dellà scruta chaque recoin du hall à sa recherche, mais en vain. Il ne restait plus que les vêtements déchirés de Seed et ceux de Dellà. Après plusieurs minutes de silence, elle décida qu’il était temps d’agir.
« Quoi faire Véra ? »
« Il faudrait savoir où elle se cache. Mais d’abord, allons nettoyer cette blessure. »
« Bien, allons jusqu’à l’infirmerie. »

Et sans plus attendre, la jeune femme se transforma en hirondelle. Cette dernière s’envola rapidement, fit le tour du hall, puis vola jusqu’à l’infirmerie. Par chance, la pièce était vide. Quoi que, Dellà n’aurait pas refusé l’aide du chef infirmier en cet instant. L’hirondelle laissa place à la jeune blonde, mais la transformation fut bien plus douloureuse que d’habitude. Dellà ne put s’empêcher de pousser un petit cri de douleur. Elle alla fermer la porte, puis prit le premier vêtement qu’elle trouva: une blouse blanche. Elle l’enfila, puis rassembla coton, alcool et pansement pour nettoyer sa plaie. Ceci fait, elle s’appliqua à se mettre un pansement, puis un bandage.
« Teague m’aurait été bien utile ce soir. Lui, sa folie et son fusil à pompe ! En plus, il est juste super sexy.. »
« Tu sais que le pansement s’enlèvera dès la transformation ? »
« Qui a dit que je reprendrais forme animale ce soir ? »
« C’est dangereux Dellà, nous devrions aller dormir dans un nid dans le parc. »
« J’aime trop mon lit pour te laisser faire ça. De toute façon, il vaut mieux que je reste un moment sous forme humaine, pour pouvoir cicatriser normalement. Enfin, je pense.. Fichue infirmière qui n’est pas là quand j’ai besoin d’elle ! »

Dellà s’assit confortablement sur l’un des lits disponible, pensive. Il fallait qu’elle réfléchisse a ce qu’elle allait faire après être sortie de l’infirmerie. Le Vélociraptor rodait toujours, Dellà en était certaine. Le totem devait se cacher quelque part dans la pénombre de la nuit. Il devait attendre sagement qu’elle se pointe, pour mieux lui sauter dessus. Elle était la proie dans l’histoire. Et dire que tout était de sa faute. Elle ne comprenait pas bien ce que l’animal lui reprochait, mais il ne l’aimait pas, c’était certain. Et apparemment, il avait faim.
« Je sais où il se cache ! »
« Wow, doucement Del’. »
« Je vais aller l’affronter. »
« Pardon ? »
« Véra, j’en suis capable. » 
« Ce n’est pas que je doute de tes capacités à affronter un Vélociraptor alors que tu es blessée, mais..j’en doute très fortement, en fait. »
« Eh bien pas moi. Voilà ma 6ème année à Bewit. Je connais des tas de sorts, d’incantations et je contrôle plutôt bien mon élément. Tandis que ce dinosaure, n’est qu’une bête sauvage, disparue il y a des millions d’année. La Terre n’en voulait plus, mais il reste celui-là, cette femelle condamnée à vivre avec Seed. Le Vélociraptor disparu suite à l’extinction des dinosaures devient un Gardien de la Terre. Terre qui l’avait fait disparaître. On croirait un comble. »
« Dellà, même si tu connais la magie, même si tu es une bonne élève, cette fois, c’est pour de vrai. Il ne s’agit pas d’un exercice. »
« Je sais. »
« Et n’oublie pas que Seed est là aussi. »
« Justement. »

Dellà se leva du lit, puis se servit un verre d’eau, avant de sortir de la pièce, déterminée. Elle était sans doute folle, mais tant pis. Au plus profond d’elle-même, quelque chose lui disait qu’elle devait se confronter à cet animal sans avoir peur. Elle marcha dans le couloir en se dirigeant vers le hall. Une fois arrivée, elle attrapa ses sous-vêtements qu’elle mit, puis remit la blouse blanche qu’elle boutonna. Elle enfila ensuite ses ballerines, puis se dirigea vers un couloir. Plus elle marchait, plus elle s’approchait de sa Tour. C’est au bout de quelques pas encore qu’elle se décida à entrer en action. Murmurant une incantation, elle fit un geste de main et toutes les fenêtres du couloir s’ouvrirent dans un grand bruit. La seule façon pour Dellà de se sentir dans son élément était d’avoir le vent à sa disposition. Elle avança dans un autre couloir, ouvrant toutes les fenêtres d’un autre grand geste, puis tourna a l’angle et arriva au couloir qui menait a sa Tour. Le Vélociraptor n’était forcément pas loin. Sauf s’il avait abandonné, mais ce genre d’animal n’abandonnait jamais. Et Dellà non plus, n’abandonnerait pas. Elle était bien trop têtue pour cela. Elle ouvrit toutes les fenêtres et les portes d’un grand geste des mains, et quelques secondes plus tard à pleine, l’animal sortit de nulle part, plus hargneux que jamais. Dellà se plaça à l’intersection des deux couloirs, et fixant le dinosaure d’un regard perçant, elle fit plusieurs gestes des bras et des mains, avant de positionner ses deux mains en face d’elle, comme pour repousser le Vélociraptor. Elle avait créer un mouvement d’air qui lui permit, en effet, de repousser l’animal. Mais ce dernier ne recula que de quelques pas dans sa course, et ne s’arrêta pas là. S’énervant, il fondit sur Dellà, qui réagit et suite à une nouvelle incantation, éleva le totem de Seed dans les airs. L’une des premières choses que l’on apprenait à un élève de la Tour Air, était de faire voler un objet. Plus les années passaient, plus ils apprenaient à faire voler des objets de plus en plus gros. Par chance, le Vélociraptor était un petit dinosaure, ne faisant généralement qu’1m20 de hauteur et 1m80 de longueur. Il ne devait peser que 70 à 80 kilos, et Dellà s’était déjà amusé à faire voler des objets bien plus gros et bien plus lourd que ça. Elle n’eut donc pas trop de mal à maintenir l’animal en lévitation au dessus du sol. Restant concentrée pour faire voler le dinosaure, Dellà s’approcha un peu, gardant tout de même une certaine distance de sécurité entre lui et elle - de toute façon, il était a presque 2 mètres de hauteur. Elle voulait parler, mais à vrai dire, elle savait très bien que le dinosaure ne l’écoutait pas lorsqu’elle s’adressait à lui, alors autant parler à quelqu’un qui l’écouterait vraiment.
« Seed. J’suis désolée de t’avoir poussé dans les escaliers. L’idée était incroyablement stupide. Mais j’étais loin d’imaginer la suite. Je crois que ton totem ne m’aime vraiment pas…du tout. Et il faudrait p’têtre que tu pense a la nourrir un peu plus souvent cette femelle.. »
Le Vélociraptor rugit de nouveau, se débâtant dans les airs comme il le pouvait. Dellà restait très concentrée, utilisant toute la force qu’elle avait en elle pour maintenir l’animal en l’air sans le faire tomber. Si jamais elle le faisait redescendre, c’était finis pour elle, elle le savait très bien. Elle regardait les yeux perçants de l’animal, essayant de penser à Seed qui était là, quelque part dans cette chair et ces muscles.
« Seed, écoute moi, je sais que ton totem est puissant, j’en ai conscience, mais tu es fort aussi. Tu es même plus fort qu’elle. Tu es un Gardien. Tu as des pouvoirs en toi. Tu es parfaitement capable de reprendre le contrôle sur elle. Je le sais. Peut-être que pour le moment, c’est trop dur, mais tu pourras le faire un jour. Sinon, imagine qu’elle prenne le contrôle sur toi en pleine journée, alors que tu traverse un couloir remplis d’élèves de 1ère et 2ème années. Elle pourrait blesser n’importe qui.. Si c’est ton totem, si tu es capable de le supporter en toi, alors tu peux le contrôler. »
Elle se pinça les lèvres, regardant l’animal en lévitation. Elle ne savait plus quoi faire, plus quoi dire. Au fond, elle ne savait pas si ce qu'elle disait avait une quelconque utilité. Des belles paroles pleines d'espoir. Mais pas grand chose de très concret finalement.. Alors elle restait là, à maintenir ce dinosaure en l’air, se demandant s’il y avait une fin à cette histoire, et si cette fin n’était pas simplement sa fin à elle. Elle n'allait surement pas pouvoir tenir encore longtemps, sa jambe étant douloureuse, et la fatigue se faisant déjà ressentir.
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Eldan M. Gale

Directeur Terre
ma vie est tropicale.

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MessageSujet: Re: Les 400 coups (à ne pas voir comme une connotation sexuelle, bande de pervers !) [Dellà]   Ven 15 Oct - 23:18


D&S&E.

Etudier au chaud dans la Bibliothèque silencieuse. Bien sûr. Et les premières années maitrisaient leur totem parfaitement aussi tant qu’on pataugeait dans les mensonges ? Telle avait été l’excuse de plusieurs élèves de la Tour Terre à l’étonnement d’Eldan lorsque ceux-ci avaient quitté précipitamment les dortoirs. Bien trop excités pour être dans un état studieux et partis les mains vides comme si les livres étaient devenus superflus quand on se dirigeait vers la Bibliothèque… De toute évidence, quelque chose se préparait clandestinement à l’abri des regards professoraux. D’ordinaire proches des élèves de sa tour, le directeur lui-même n’avait pas réussi à arracher ne serait-ce qu’un aveu de leur part. Pourtant, quand il s’agissait de se confier et de vendre le morceau, certains excellaient dans le domaine. Assis sur son lit, la main tenant son menton dans une expression pensive, Eldan méditait. Il ne pouvait pas laisser ces petits secrets impunis. Depuis quand les élèves faisaient la loi ? Ces gosses te mènent en bateau Eldan et qui plus est, tu les gobes. Pathétique. Réagis. Aux paroles percutantes de Daliksès, son totem, l’homme avait l’impression de retourner des années en arrière lorsque lui-même mentait avec excellence à son directeur pour pouvoir aller festoyer dans un endroit seul connu des participants. Maintes fois il avait manipulé ses supérieurs pour parvenir à ses fins et jusqu’ici, personne n’avait réussi à déceler les machinations qui germaient dans son esprit à chaque seconde. Malgré les apparences, lui-même ne faisait pas partie des modèles reconnus de sagesses de l’établissement mais ce défaut lui conférait alors une indéniable intuition face aux cachoteries : il n’était dupe de rien. On n’apprend pas au vieux singe à faire la grimace. La rentrée était survenue depuis un mois à présent. Quelques semaines de cours, un banquet bien trop paisible et encadré pour satisfaire les esprits sauvages… La réponse était claire. Sautant sur ses pieds pour sortir en trombe de sa chambre, un seul mot franchit ses lèvres mais il définissait alors parfaitement ses soupçons. « La fête. »

Depuis plusieurs minutes, Eldan furetait dans chaque coin de l’école, allant jusqu’à certains endroits sûrement encore inconnus de la plupart des occupants. Intérieurement, le cougar attisait sa colère et son indignation. Ils ont osé vouloir te duper, Eldan. Réfléchis bien. Il me semble que tu connais parfaitement les recoins les plus divertissants pour des Apprentis encore bien immatures. Nous avons tant de souvenirs ici. Luttant contre la flopée de souvenirs qui envahissaient son esprit, le distrayant de son but premier, il pénétrait dans chacune des pièces d’où un bruit suspect s’échappait. Par chance, la fusion avec son totem lui avait attribué une ouïe plus fine qu’à l’accoutumée et Eldan n’aurait alors aucun mal à reconnaitre le bruit de bouteilles d’alcool qui portaient un toast ou quelques rires incontrôlés émis par quelques personnes alcoolisées. Peut-être certains n’avaient pu s’empêcher d’être malades et malheureusement, l’odeur n’était jamais dissimulée bien longtemps. Presque écœuré de devoir affronter une petite beuverie à laquelle il ne pourrait même pas participer, Eldan préparait alors en silence sa prochaine réprimande. Enorgueilli par tant d’autorité, il prenait souvent un malin plaisir à disputer ses élèves Terrestres et à montrer que celui qui dirigeait en ces lieux, demeurait lui-même. Néanmoins, la situation n’était pas la même. Si toutefois ils avaient osé organiser une sorte de banquet à leur manière pour fêter leurs retrouvailles, il allait falloir être concentré pour résister à la tentation de les féliciter. Là était tout le dilemme auquel faisait régulièrement face l’Eldan qui n’avait pas fini de vivre et qui ne voulait pas vieillir. Parfois les responsabilités étaient bien trop pesantes pour son être vagabond. Cesse ta nostalgie, tu erres, ils ne sont pas là. Stoppant net en plein milieu d’un couloir, le directeur devait se rendre à l’évidence : il ne trouvait rien. Ni dans le château, ni à l’extérieur, ni dans la Bibliothèque d’ailleurs. L’un d’entre eux s’était montré particulièrement pressé à l’idée de quitter la tour : Mister Powell. Aussi difficile à cerner que son totem était incompréhensible. Il était inutile d’essayer de réfléchir comme un dinosaure, c’était peine perdue. Baissant les bras, Eldan murmura alors pour lui-même : « Vous me tuerez à la tâche bande de gamins inconscients. » Rebroussant alors chemin, il se décida à regagner sa Tour dans l’espoir de croiser un élève qu’il avait en charge, pour lui tirer les vers du nez.

Alors qu’il passait près de la tour Est, un grognement perçant et inhumain glaça son sang. Daliksès à son tour feula de méfiance et semblait remuer les entrailles du Gardien dans un pressentiment qui ne présageait rien de bon. Visiblement, en cette soirée fraiche, un totem avait décidé de montrer le bout de son nez, pour le malheur de celui qui se mettrait sur son passage. Eldan contrôlait parfaitement son propre totem mais au prix de longues années d’entrainement : plus le totem était rare et puissant, plus la maitrise était éreintante et ardue. Sans même prendre le temps de songer à ce qu’il devait faire, il se lança alors jusqu’à la tour pour découvrir la source de ces bruits inquiétants. Parvenant jusqu’au couloir qui menait au dortoir de la Tour air, la scène qu’il découvrit alors manqua de lui couper le souffle de surprise. Un jeune élève de l’Air, une slave lui semblait-il parlait alors à quelqu’un qu’Eldan ne distinguait pas encore. Ses paroles ne percutaient pas son cerveau. La seule chose qui avait retenu son attention était la blessure sanguinolente qui serrait certainement la jambe de la jeune fille dans une douleur lancinante et permanente. Il lui fallut alors quelques secondes pour réaliser qui était son interlocuteur. Dans les airs, se débattant comme une bête sauvage en passe de charger de fureur, un vélociraptor faisait comprendre sa colère dans des petits cris aigus et désagréables pour les oreilles d’un félin. « Bon sang… » Intérieurement, Daliksès cognait pour prendre possession du corps du Gardien mais mieux valait rester dans son état normal pour affronter cette situation délicate. Dellà fatiguait à vue d’œil et ne parviendrait plus très longtemps à maintenir le dinosaure en lévitation. Il fallait agir. Si toutefois le totem de Seed était à nouveau libre de ses mouvements, les dégâts seraient alors tout aussi graves que la marque qu’elle portait à sa jambe. Signalant sa présence, il posa une main sur son épaule pour la faire lâcher prise. « Laissez-moi faire si vous permettez. » Si sa voix était posée et confiante, son cœur battait à tout rompre. Il avait affaire à un de ses élèves ou du moins à son côté animal et incontrôlable. Si lui-même maitrisait ses pouvoirs à la perfection, il ne pouvait néanmoins pas prévoir les réactions d’un animal ancestral comme il se tenait devant lui. Tentant de reprendre son calme, il leva ses paumes en l’air avant d’agiter ses doigts rapidement. Surgissant de nulle part, de grosses lianes verdoyantes et vivantes serpentèrent jusqu’au vélociraptor pour s’enrouler autour de son corps nerveux. Les poings du directeur se refermèrent soudain avec force alors que les lianes semblèrent suivre le mouvement, se resserrant brutalement autour de leur proie pour l’empêcher de tout mouvement dangereux. S’avançant de quelques pas à peine, il s’adressa alors à Seed dans l’espoir qu’il l’entende et qu’il se raisonne : « Powell… Seed. Tu es encore là, tu m’entends. » La tâche allait être pénible. Dellà ne serait de trop. N’aurait-on pas mieux fait de les laisser dans leurs bêtises et d’aller se coucher hein Eldan ?

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Seed V. Powell

Elève Terre
j'apprends à faire pousser des roses.

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MessageSujet: Re: Les 400 coups (à ne pas voir comme une connotation sexuelle, bande de pervers !) [Dellà]   Sam 16 Oct - 6:04

Le temps passait et j'avais presque espoir que Dellà ne revienne pas, qu'elle ait compris le piège, qu'elle se soit dit qu'il ne valait mieux pas tenter le diable et passer la nuit ailleurs, peut-être même en sécurité sous sa forme animale, là où la hauteur des cimes la mettrait hors de portée des griffes et des envies macabres de Mando. Mais lorsque j'entendis les battants des fenêtres du couloir s'ouvrir à la volée en provoquant un vacarme pas possible dans le silence de la nuit, j'étais déjà sûr d'avoir à me présenter la tête baissée devant sa tombe d'ici une semaine, après avoir essuyé les quolibets et les insultes de tous ces gens qui l'aimaient qui n'accepteraient jamais l'idée que je n'avais en aucun cas voulu qu'on en arrive là, à se faire la guerre pour des raisons qui me dépassaient totalement ... Puis la porte s'ouvrit, sans que Valka n'ait fait aucun geste pour cela. C'était le signal qu'elle attendait, le début de la fin, ce moment où l'on sait par avance que le générique du film arrivera dans les secondes à venir, après la scène finale. J'étais terrorisé. Bondissant avec plus d'agressivité encore qu'un fauve, Valka se précipita dans le couloir et repéra d'un seul coup d'œil le morceau de viande qui l'intéressait. Morceau de viande, oui, c'était comme ça qu'elle voyait Dellà, et ce en dépit de tous les sentiments affectifs et amicaux que je m'efforçais d'infiltrer dans son esprit, il n'y avait rien à faire. Mando n'était pas faite pour l'amitié. Je l'entendais penser, je savais pertinemment que jamais elle n'aimerait quelqu'un avec ardeur ni même qu'il lui viendrait un jour à l'esprit de se sacrifier pour un proche. Manger ou être manger, c'était sa loi, la loi de la jungle, celle des dinosaures et personne ne pouvait rien faire contre ça, pas même moi. Alors je voyais la Fatalité faire son œuvre avec dépit. Chaque foulée que faisait mon totem en direction de mon amie grinçait contre le sol et m'incitait à me préparer au fait que bientôt il me faudrait accepter l'idée que le sang de Dellà coulerait dans ma bouche ...

Soudain, une résistance ce fit, et je sentis l'espoir renaître, mais la colère de Valka me colla une claque mentale plus violente que n'importe quel coup physique. Hors d'elle, elle se pencha en avant pour résister au vent et continuer son avancée funeste. Nous n'en étions plus qu'à 2 mètres d'en finir quand je sentis " nos " pattes arrière quitter le sol. Un haut le cœur me prit, et ce malêtre se matérialisa à travers un grognement hystérique tout droit sorti de la gueule de mon totem. J'aurais pu espérer que quelqu'un nous entende, mais la colère hallucinante de Mando commençait à gagner tellement de terrain que je me sentais comme obligé de me mettre en colère moi aussi, comme dépossédé de ma propre capacité à ressentir des sentiments différents de celui qui faisait frémir mon totem de toutes parts. Je n'entendais même plus Valka penser, notre lien se résumait désormais à un ouragan de colère et de hargne, à croire qu'elle était tellement hors d'elle que la connexion " verbale " venait de se brouiller. Ou alors en était-elle peut-être arrivée à un point ou plus aucun mot n'avait d'importance tant qu'un cadavre n'aurait pas repeint les murs de son sang ... Cette sensation de ne même plus avoir le droit de penser autre chose que " TUER ! " était tellement horrible que je n'aurais pas su trouver de mots pour la définir.

« Seed. J’suis désolée de t’avoir poussé dans les escaliers. L’idée était incroyablement stupide. Mais j’étais loin d’imaginer la suite. Je crois que ton totem ne m’aime vraiment pas … du tout. Et il faudrait p’têtre que tu pense a la nourrir un peu plus souvent cette femelle ... »

J'aurais voulu lui répondre que Valka ne se satisfaisait pas des steaks servis à la cantine et que par " nourriture " elle ne voulait qu'entendre : chasse et viande fraiche, deux choses que je ne pouvais pas lui offrir fréquemment pour justement préserver l'intégrité physique de tous nos camarades ici présents, soit en train de faire la fête avec insouciance, soit en train de dormir sans avoir la moindre idée du drame qui était en train de ce jouer.

« Seed, écoute moi, je sais que ton totem est puissant, j’en ai conscience, mais tu es fort aussi. Tu es même plus fort qu’elle. Tu es un Gardien. Tu as des pouvoirs en toi. Tu es parfaitement capable de reprendre le contrôle sur elle. Je le sais. Peut-être que pour le moment, c’est trop dur, mais tu pourras le faire un jour. Sinon, imagine qu’elle prenne le contrôle sur toi en pleine journée, alors que tu traverse un couloir remplis d’élèves de 1ère et 2ème années. Elle pourrait blesser n’importe qui ... Si c’est ton totem, si tu es capable de le supporter en toi, alors tu peux le contrôler. »

C'était ma faute, entièrement ma faute, je n'aurais jamais du boire autant. Ce qu'elle me disait je le savais, j'en avais même la preuve plus ou moins irréfutable : sobre, j'arrivais à contenir le trop plein de magie morbide qui fusait de tous les côtés sous l'influence de Valka, mais ivre je n'étais bon à rien et - bien qu'ayant dessaoulé d'un coup avec la violence de la scène qui s'était jouée dans le hall - j'étais encore trop faible pour reprendre le dessus, d'autant plus que Valka était en colère, elle bougeait, elle crachait, elle tentait de mordre. Reprendre le contrôle ne pouvait s'envisager que sur un totem relativement calme et plus ou moins au repos physiquement. Ici il n'y avait plus d'espoir, j'étais comme un prisonnier en cage, avec cette désagréable impression que plus elle chercherait à raisonner Mando, plus je serai obligé d'aller dans le sens de mon totem à cause de sa force de persuasion. Déjà, à cet instant, alors qu'en temps normal j'aurais approuvé mon amie à 100%, je me sentais irrité, agacé par les propos de la blonde. Effet pervers du partage des esprits et des humeurs, être amical quand mon totem n'avait qu'une seule envie, celle de tuer, c'était comme demander à quelqu'un de sourire pendant qu'on lui arrachait la jambe.

Et puis notre regard tomba sur la silhouette d'un homme à la carrure d'un adulte qui approchait dans le dos de Dellà. Avant de le reconnaitre, je sentis l'humeur de Valka varier. Un objectif supplémentaire vint s'ajouter au programme et me glaça d'effroi : 1) faire souffrir la blonde avant de la tuer. 2) bouffer l'homme. Cette obsession maladive de Mando pour la cher humaine ET masculine me dépassait complétement, mais je n'eus pas à y réfléchir plus longtemps car un rayon de lune éclaira le visage du nouvel arrivant et provoqua un instant de flottement dans les gesticulations de mon totem : Monsieur Gale, le directeur de la tour terre. L'hésitation de Valka ne laissait aucun doute quant à sa prise de conscience : pouvait-elle ou non se permettre d'éventrer le professeur dans la foulée ? Il n'y eut pas de réponse à cette question pour la simple et bonne raison qu'une demie-seconde plus tard des dizaine de lianes d'une solidité impressionnante nous plaquèrent au sol. Plus moyen de bouger, plus moyen de mordre, la gueule de Mando se trouvait prisonnière d'une muselière végétale. Si, sur le moment, j'avais cru que cela serait un soulagement, j'eus la mauvaise surprise de constater que tout ce qu'elle ne pouvait plus évacuer comme colère en gestuelle rageuse se concentrer avec une hargne redoublée à l'intérieur de notre esprit commun. L'apocalypse n'aurait certainement pas été aussi anarchique que la débandade intérieure dont j'étais victime. J'avais l'impression d'être sur une barque malmenée par la mer à ceci près qu'en guise de barque je n'avais que ma lucidité et que la fureur de Valka jouait le rôle de la mer déchainée. Une vague - une toute petite vague - de plus et je sombrais pour de bon.

« Powell … Seed. Tu es encore là, tu m’entends. »

Que pouvais-je faire ? Que pouvais-je répondre ? La prison, en plus d'être mentale, était physique. Comment parler, comment faire comprendre que j'étais là, paniqué, violenté et en grand besoin d'aide ? ... Avec la force du désespoir, j'essayais de rassembler le peu de forces qu'il me restait pour sauter la barrière de domination écrasante instaurée par mon totem et prendre possession des commandes. Même si ce n'était que pour une poignée de secondes, cela m'aurait eu moins permis de montrer aux personnes présentes que j'étais toujours là, que je survivais derrière la colère, mais pour combien de temps ? ... Une tentative, deux tentatives, j'avais l'impression de me vider comme une pile en fin de batterie. Finalement, je décidais de donner tout ce que j'avais et plus encore dans un ultime effort et réussis à accomplir une prouesse miraculeuse : faire ralentir le ryhtme cardiaque de Valka et lui faire hocher la tête à deux reprises, comme pour dire " oui oui ", faute de pouvoir parler réellement.

Mais si tôt le message passé, je sentais déjà les rênes me glisser entre les doigts au profit d'un retour en force de Mando. Téméraire, je tentais de me raccrocher à tout ce que je pouvais, mais c'était sans espoirs, j'avais tellement besoin qu'on m'aide.
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Dellà N. Romanskaïa

Elève Air
j'apprends à dompter le vent.

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m e s s a g e s : 356
â g e : 28
t o u r : Air.
t o t e m : L'hirondelle.
a n n é e : 6ème année.
a r r i v é e : 31/08/2010

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a b s o l u : Lui ?
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MessageSujet: Re: Les 400 coups (à ne pas voir comme une connotation sexuelle, bande de pervers !) [Dellà]   Jeu 21 Oct - 17:48



C’était finis. Sa blessure, bien que nettoyée et pansée, saignait toujours, faisant souffrir atrocement la jeune blonde. Sa fatigue se faisait de plus en plus ressentir. Elle faiblissait de seconde en seconde, et ce vélociraptor restait là, bloquer dans l’air, s’énervant de plus en plus, cherchant à se débattre, faisant des petits cris aigues et d’autres plus hargneux qui n’annonçaient rien de bon. Son cœur battait à la chamade, son souffle se faisait de plus en plus rapide, tandis que l’animal gagnait du terrain, millimètre par millimètre de seconde en seconde, sans même forcément s’en rendre compte. Oui, c’était finis, elle n’en pouvait plus. Elle allait finir par lâcher. Tout ce qu’elle avait dit avec sincérité à son ami invisible pour le moment semblait ne servir à rien. Le dinosaure était plus énervé que jamais. Il ne voulait qu’elle. La faire souffrir pour mieux la déguster ensuite. Dellà était tout simplement folle d’être revenue ainsi vers l’animal en furie. Mais où avait-elle la tête ?!
« Tiens le coup Dellà, ne lâche pas maintenant ! »
« J’en peux plus Véra.. »
« Je sais, mais tiens encore un peu, juste un peu.. »

La jeune élève de l’Air sentit un peu de force lui venir de son totem, mais elle était trop faible pour continuer à tenir l’animal en l’air. A quoi bon continuer puisqu’elle allait finir par crever de toute manière ? Mais c’est là, alors que l’espoir était perdu et qu’elle comptait lâcher prise pour tenter de s’envoler et de s’enfuir, oui c’est là qu’une main rassurante et chaleureuse vint se poser sur l’épaule de la jeune femme, lui faisant du bien d’un coup sans même qu’elle comprenne pourquoi.
« Laissez-moi faire si vous permettez. »
Sans même qu’elle n’ait eu besoin de poser ses yeux sur son interlocuteur, Dellà reconnut la voix posée du directeur Terre. D’un coup, la jeune femme se sentit en sécurité de tout danger, comme si Mr. Gale changeait toute la donne et permettait à la jeune russe de vivre encore plusieurs années. Elle lâcha prise tandis que de grosses lianes venant des fenêtres ouvertes se faufilèrent dans les couloirs, entourant et serrant d’un coup le vélociraptor qui se retrouva plaquer au sol d’un coup. Le directeur s’avança vers l’animal, confiant, et prit de nouveau la parole.
« Powell… Seed. Tu es encore là, tu m’entends. »
Pourquoi Seed répondrait à son directeur et pas à l’une de ses amies proches ? La réponse était simple, parce que Dellà n’avait aucune influence sur le totem de Seed, tandis que le directeur était bien plus puissant et représentait une autorité qui devait bien avoir une influence, aussi minime que ce soit, sur la bestiole qu’était ce dino. Du moins, c’était comme ça que Dellà voyait les choses. Quoi qu’elle ne voyait plus grand-chose, sa vue étant devenue soudainement flou alors qu’elle se laissait tanguer jusqu’au mur où elle se laissa glisser à terre, épuisée par sa blessure et ses efforts pour faire face au vélociraptor. Même si elle était une bonne élève de 6ème année, elle n’était pas habituée à être ainsi surmenée par un puissant totem, qui plus est le totem d’un ami, surtout après avoir passée la soirée à fêter ses retrouvailles en buvant bien plus que de nécessaire.
Dellà était au bord de tomber dans les pommes lorsqu’elle vit le vélociraptor hocher la tête à deux reprises, comme pour répondre au Directeur de la Tour Terre. C’est à ce moment là que l’élève de l’Air comprit qu’elle était de trop. La raison de tout ça, c’était elle. Elle n’aurait jamais du boire autant, elle n’aurait jamais du quitter la fête avec Seed, elle n’aurait jamais du pousser son ami dans les escaliers. Son totem était en colère à cause d’elle, et seulement à cause d’elle. Elle était responsable de tout ça. Elle ne pouvait que s’en vouloir à elle-même. Se cognant doucement la tête contre le mur, elle regardait la scène devant elle, complètement absente, s'empêchant de pleurer de fatigue.
Il fallait qu’elle parte.
C’était ça la solution. C’était elle qui mettait en rogne le totem de Seed, c’était elle qui empêchait son ami de reprendre la place depuis le début. Le directeur de la Tour Terre saurait calmer l’animal si Dellà les laissait tranquille. Oui, pour sûr, il fallait qu’elle parte. Elle aurait pus tenter une incantation qui aurait calmer le dinosaure, mais elle était trop faible pour que ça fonctionne vraiment, et la solution n’était pas la magie. Se levant avec difficulté, elle s’approcha doucement du directeur, restant à une certaine distance de l’animal, méfiante. Elle lui prit le bras pour l’amener un peu plus loin, gardant un œil inquiet envers le vélociraptor.
« Je suis désolée que vous ayez à voir tout ça Mr. Gale. N'en voulez pas à Seed, il n'y est pour rien. C’est ma faute du début à la fin, et.. Je crois que son totem a une haine assez violente envers moi.. »
Elle posa un instant son regard sur le dinosaure couché et emprisonné. Elle pensait à son ami, coincé à l’intérieur, qui devait souffrir le martyr d’être autant effacé par son totem. Elle ferma les yeux un moment, avala sa salive, puis reposa son regard clair sur le directeur.
« Si je reste, vous n’arriverez jamais à le calmer et il risquerait de reprendre le dessus. Donc je vais vous laisser.. Mon totem vas prendre la place pour cette nuit, ma blessure sera peut-être un peu moins douloureuse ainsi.. Je.. »
Elle ne réussit pas à continuer sa phrase, se sentant soudainement mal, elle crut l’espace d’un instant qu’elle allait perdre connaissance, mais elle s’accrocha au directeur en face d’elle, et après avoir vacillé un peu, elle se reprit, Véra lui fournissant assez de force pour rester encore debout. Se rendant compte de la proximité avec le Gardien Terre, elle le lâcha et se recula d’un pas, puis le regarda, les yeux humides.
« Vous m’avez sauvé la vie monsieur, je vous en suis réellement reconnaissante.. J'ai une énorme dette envers vous. »
Le directeur n’avait pas vraiment l’air de vouloir la laisser partir dans cet état, mais elle insista. Il devait d’abord et avant tout s’occuper de Seed. Elle, elle irait bien. Elle allait se tourner pour s'en aller, mais elle sentit une main puissante l'attraper par le bras. Elle posa ses yeux sur ceux du directeur.
« Occupez vous de Seed avant tout. C'est votre élève, il a besoin de vous. Son amie a déjà tout gâché, c'est de son directeur dont il a besoin maintenant.. S'il vous plait. »
Elle lui prit le bras doucement pour lui faire comprendre de lâcher prise. Après un regard confiant envers lui et un léger sourire rassurant, elle se tourna. Elle s’avança alors doucement vers son dortoir en boitant, souffrant en silence tandis que sa blessure saignait toujours autant. Elle allait tomber dans les pommes avant d’atteindre son lit ou même de pouvoir se transformer en hirondelle, mais tant pis, il fallait qu’elle quitte ce couloir, pour Seed. Elle se retourna une dernière fois, posant son regard sur le totem de son ami puis sur le directeur de la Tour Terre. Elle savait qu’il saurait se débrouiller seul, et elle espérait qu’il comprendrait qu’elle faisait le bon choix. Trainant sa jambe, elle atteint finalement sa Tour, puis Véra prit la place et l’hirondelle se posa dans la volière, dans un coin chaud. Elle n'arriverait sans doute pas à s'endormir de toute la nuit, mais au moins, elle était en sécurité ici..
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Eldan M. Gale

Directeur Terre
ma vie est tropicale.

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â g e : 35
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t o t e m : Cougar
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MessageSujet: Re: Les 400 coups (à ne pas voir comme une connotation sexuelle, bande de pervers !) [Dellà]   Sam 23 Oct - 11:36


D&S&E.

Eldan avait comme l’impression de subir la punition de la soirée. Une dure punition pour son orgueil débordant et sa fierté étouffante qui n’avaient pas supporté le fait que ses élèves puissent lui mentir. Il se tenait en face d’un dinosaure vieux de quelques millénaires qui n’étaient pas sans la réputation de vouloir dévorer tout ce qui avait le malheur de se mouvoir. Si Eldan n’avait pas eu la presque certitude qu’il parviendrait à contenir cette bête assoiffée de chair, la fuite aurait été sans doute la meilleure solution. Daliksès avait beau crier à l’affrontement, griffant spirituellement le ventre de son maitre pour qu’il lui cède la place, vouloir braver un animal incontrôlable relevait d’une certaine folie suicidaire. Malgré lui, il détourna l’ombre d’un instant son regard azuré sur Dellà qui se tenait encore derrière lui. Sa blessure était encore ouverte, exposant une odeur des plus alléchantes pour les carnivores présents. Sur son visage, ses traits s’alourdissaient sous l’effet de l’épuisement et peut-être de la peur. A vrai dire, Eldan mourrait d’envie de lui réclamer des explications. Alors qu’il avait parcouru l’établissement de fond en combles pour trouver une petite beuverie clandestine, là où l’alcool coulerait à flots et les rires résonneraient entre les murs, il n’avait trouvé qu’une jeune femme blessée par un totem furieux. Niveau flagrant délit, il avait mieux fait… Si un faible effluve alcoolisé régnait en ces lieux, il doutait que tout cet évènement ne soit causé que par une ivresse mal contrôlée. Un totem ne se manifestait que sous le coup de fortes émotions. Surtout celui de Seed qu’il connaissait pour être particulièrement silencieux au moment où il fallait parler. De toute évidence, le directeur méritait un récit une fois que tout serait rentré dans l’ordre. Mais à l’heure actuelle, l’heure de la petite histoire paraissait bien lointaine.

Enfin, le vélociraptor crut connaitre une lueur de lucidité éphémère puisqu’il hocha la tête distinctement en guise de réponse. La cruauté qui se dégageait de l’animal pouvait être impressionnante mais lorsqu’on était membre du corps professoral, on ne se laissait plus troubler par les apparences. Dessous, demeurait un élève en détresse qui ne parvenait plus à maitriser ce qui faisait pourtant partie de lui. Les lianes qui semblaient jusqu’alors incassables continuaient de plaquer la bête au sol par une force innée digne de la nature. L’une d’entre elles s’était même enroulée autour du museau du dinosaure juste pour l’empêcher d’hurler à nouveau et de provoquer une panique générale. Si toutefois ces gamins daignent sortir de leurs douces rêveries… D’une voix toujours aussi impassible pour rassurer Seed, Eldan poursuivit alors, sans manquer de s’avancer encore de quelques pas : « Je sais que c’est dur à ce moment-là. Mais il n’y a que toi qui parviendras à le calmer. Tu… » Une main sur son bras l’interrompit, le tirant vers l’arrière à l’abri du regard perçant du totem. Dellà se confondit en excuses, s’accusant elle-même de cette horreur. Au fond de lui, Daliksès l’accablait d’insultes et de remontrances qu’Eldan ne prit bien sûr pas la peine de relever. Alors qu’il eut un mouvement pour la retenir alors qu’elle vacillait de nouveau, elle lui annonça qu’elle allait alors partir. Sans même se soigner, en prenant le risque de parcourir seul les couloirs sombres qui, quand on était blessé, apparaissaient plutôt comme des dédales qui se ressemblaient tous. « Miss Romanskaïa. » Il saisit alors avec force son poignet pour l’empêcher de partir malgré un coup d’œil furtif au pauvre Seed qui demeurait prisonnier. « Il a besoin de son amie. Tout autant que je ne peux vous laisser repartir dans cet état. On me réprimanderait. » Sa réflexion pourrait paraitre alors égoïste dans une telle situation mais Eldan n’exprimait ses sentiments ou ses inquiétudes qu’implicitement. Jamais il n’avouerait alors qu’il appréciait les élèves qu’il avait en charge à Bewitching. Certainement une nouvelle preuve de son égo démesuré. Malgré tout, elle n’entendit pas ses conseils et disparut alors dans les abimes des couloirs.

Une critique intérieure de son propre totem ramena Eldan à la réalité. Seed. Passant sa main sur son crâne rasé dans une intense réflexion, il finit par faire volte-face vers l’intéressé avant de s’approcher de lui d’un pas décidé. Sans même craindre que ses lianes ne lâchent, il s’arrêta à quelques mètres de lui avant de s’agenouiller devant le vélociraptor comme s’il faisait face à un simple chiot qui demandait à être caressé. Se mettre à la hauteur d’un totem permettait toujours d’atténuer sa colère, sans doute parce qu’il était rassuré. Posant ses deux mains à plat, le directeur de la tour Terre tenta alors de captiver le regard de l’animal qui ne cessait pourtant de se mouvoir comme dans un état second. « Seed. C’est maintenant que tu vas faire tes preuves. Il est peut-être ton corps mais tu es son esprit à présent. Tu as autant d’influence sur lui qu’il l’avait jusqu’alors sur toi. Tente de fermer ton esprit à lui. Ne prononce plus son nom. Laisse-lui un vide si grand qu’il n’aura alors plus aucun but, plus aucune volonté. C’est comme ça que tu y parviendras. » Les paroles d’Eldan étaient peut-être prononcées sur un ton froid et sec que tout le monde lui connaissait mais il espérait alors mieux se faire obéir. Il n’avait sûrement pas la patience ni les connaissances du professeur des éléments qui connaissaient les totems et leur instabilité sur le bout des doigts. Néanmoins, lui comme tout Gardien ici avait déjà subi les foudres du cougar, et à présent qu’il maitrisait enfin son totem c’était à son tour de l’enseigner aux autres. Dans une illumination soudaine, Eldan remercia alors en silence Jurassic Park. Il retira sa veste qu’il jeta sur les yeux du vélociraptor pour l’aveugler. « Son sens le moins développé est la vue, non ? Pourquoi n’y as-tu pas pensé plus tôt hein Powell ? Lui crever les yeux. » Sa moquerie avait pour simple but de détendre l’Apprenti dans l’espoir qu’il apaise par la même occasion son gentil dino pas content. Laisse-moi le mordre, Eldan… Oh oui, du dinosaure. Il ne manquerait à personne… Tu y perdrais tes crocs Dalik’, cesse tes rêveries et aide-moi.
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Les 400 coups (à ne pas voir comme une connotation sexuelle, bande de pervers !) [Dellà]

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