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 Il n'y a jamais un sommet d'ou la vue ne soit pas belle. (Sylvain Tesson)

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Dante Valentine

Elève Feu
j'apprends à rôtir les autres à la broche.

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s e x e : Masculin
m e s s a g e s : 117
â g e : 28
t o u r : Feu
t o t e m : Léopard
a n n é e : Cinquième
a r r i v é e : 21/09/2010

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MessageSujet: Il n'y a jamais un sommet d'ou la vue ne soit pas belle. (Sylvain Tesson)   Mer 29 Sep - 18:28

_Dante tu viens?
_Oui j'arrive, désolé j'me suis soudain rappelé un truc je... J'arrive!
...
"Dellà?"


Dellà n'est rien que le prénom de la jolie blonde que Dante vient de croiser dans les couloirs. Ca fait toujours bizarre quand il la voit. Ils ne se parlent jamais, enfin si! Juste une fois. "Le coup de la feuille" il aurait du inventer comme nom. Y a celui de la panne, celui de la rose, celui de la déclaration bourrée... Et paf! Dante en digne tombeur de ces dames (ou pas ><) italien donnait une leçon a tout le monde dans le domaine en inventant le coup de la feuille glissée furtivement sous l'étagère d'une bibliothèque d'école. Ca fait quand même cliché ado nan? Si a peine!

Bref, ce jour-la ils s'étaient échangés quelques mots, précisément ceux-ci:
"_Je suis désolé peux-tu me rendre ma feuille s'il te plait?
_C'est toi qui l'a écrit?
_Oui pourquoi?
_C'est magnifique surtout n'arrête jamais d'écrire."

Et Dante ayant repris sa feuille tourna les talons un peu chamboulé. C'était la première et unique fois que quelqu'un d'autre que lui lisait ce qu'il écrivait. Et Dante eût l'impression que Dellà, malgré elle, avait violé son intimité. C'est pour cela qu'ils ne se sont plus jamais reparlé. Entrevus a peine furtivement, Dante étant souvent pas loin de Woann, le genre de mec que Dellà n'aime pas trop fréquenter apparemment. Et Dante ne fit non plus aucun effort pour entamer une quelconque relation, il ne le sentait pas trop, comme ça, le feeling. Cette fille quelque part avait lu en lui, Dante n'est pas forcément l'élève sulfureux et malsain tel qu'on le voit en cours et que quelqu'un le sache c'était... Très mauvais!

"_Tu sais c'que j'pense! Si cette fille est potentiellement un danger... Faut la zigouiller héhé!_Hitsik la ferme! Cette fille est une menace potentielle, mais pas encore une menace, tant qu'elle n'en est pas une on ne peut techniquement rien lui faire!_Toi et ta logique tordue... Comme tu veux! Dis t'as pas les crocs?"

Et tandis que Dante se mit a redescendre les escaliers pour aller manger encore une fois, il essaya de ne plus se prendre la tête, y avait aucune raison de se méfier, elle lui tomberait pas-dessus en pleine nuit de toute façon! La journée passa plus ou moins paisiblement jusqu'à après diner. "_Putain fait chier j'peux pas me l'enlever de la tête!_Va taper sur quelqu'un ou quelque chose! Va te défouler quoi!_Ouais bonne idée!_Tu vois quand tu veux! Brave petit!"
Au grand dam de son totem -qui lui fit d'ailleurs des remarques bien senties comme quoi il était trop a intérioriser et qu'il devait se lacher de temps en temps- il alla au sommet de la tour Est, la tour de l'Air, il y fait plus frais que dans sa tour a lui. Avec un grand sac dans le dos. Le sac étant en fait en étui de guitare avec bien évidemment une guitare dedans! (logique ><) . Il s'assit sur le parapet et s'adossa a un créneau, le regard tourné vers le paysage et une jambe pendant dans le vide. Il sortit le médiator et s'échauffa les doigts par quelques notes lancées dans le vague.

Après avoir joué quelques accords farfelus et timorés il s'attaqua a la seule qu'il maitrisait comme un dieu -en mode 100% expert a Guitar Hero- , Live Forever d'Oasis, bon c'est deja pas mal vous me direz.

Lorsque soudain... PATATRAS! Une horrible note qui lui écorcha les tympans (vous vous attendiez a une arrivée inopinée? Bah non!). Dante rectifia le tir, enfin façon de parler -ou d'écrire pour être précis- et en profita pour changer de registre. La plus vicieuse des chansons paillardes italiennes lui venant a l'esprit il commença a jouer les accords en chantant comment une belle jeune napolitaine fût entrainée dans la débauche par un mafioso sicilien (sisi elle existe j'lai d'ja entendue!). Il ne jouait pas très fort mais il n'entendit pas les bruits de pas qui arrivèrent et cessèrent. Dante sentit Hitsik grogner et se retourna.
Le choc faillit lui faire faire une chute de plusieurs dizaines de mètres. Ses yeux se fixèrent sur ceux de Dellà le laps d'une courte seconde. Puis plus rien, il arborait de nouveau cette même nonchalance et cet air confiant. Il descendit du parapet tenant sa guitare a la main. Ils ne s'étaient jamais échangé leurs prénoms mais maintenant Dante connaissait le sien alors autant l'utiliser. Surtout que "blondinette" ca passerai ptet mal. Il regarda Dellà avec des yeux amusés et dit avec un sourire:

_Bonsoir Dellà. Si tu es venue pour me dire d'arrêter car je chante faux je te suggère de retourner d'ou tu viens parce que 1: c'est pas vrai et 2: je n'ai aucune envie de quitter ce toit pour le moment. Si tu veux rester ici il faudra me supporter.

Et si tu ne viens pas pour ça dans ce cas... Qu'est-ce que tu viens faire ici? Au sommet de la tour pendant que les autres finissent de diner?


Dante est courtois et poli... Mais parfois il manque un peu de tact c'est vrai. Il regarda Dellà qui le regardait lui, et sa guitare. En attendant une éventuelle réponse ou un vent monumental, après tout... C'est une "Air" (... désolé c'était tellement nul!).
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Dellà N. Romanskaïa

Elève Air
j'apprends à dompter le vent.

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s e x e : Féminin
m e s s a g e s : 356
â g e : 29
t o u r : Air.
t o t e m : L'hirondelle.
a n n é e : 6ème année.
a r r i v é e : 31/08/2010

i d e n t i t é
a b s o l u : Lui ?
r e l a t i o n s :
p o p u l a r i t é :
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MessageSujet: Re: Il n'y a jamais un sommet d'ou la vue ne soit pas belle. (Sylvain Tesson)   Jeu 30 Sep - 1:16



La sonnerie retentit enfin et Dellà se sentit presque libérée. Il lui restait encore toute l’aprem de cours, mais cela passerait tout seul. Le plus dur était généralement la matinée chargée et intensive. Sortant de la classe, Dellà s’aventura dans les couloirs pour aller retrouver son amie Sooshie dans le Parc avant d’aller manger en sa compagnie. C’est là qu’elle le vit. Cet élève qui faisait tant parler de lui et qui pourtant n’avait rien d’extraordinaire si ce n’était qu’il était l’Incarnation Feu. Woann. Dellà ne l’appréciait pas le moins du monde et détestait son attitude, malgré le respect qu’elle ne pouvait s’empêcher d’avoir pour lui. Ne le regardant même pas, elle passa à côté de lui sans faire attention aux remarques acerbes des subalternes de Woann. Ils cherchaient à la provoquer pour qu’elle réagisse, mais comme souvent avec Dellà, cela ne marchait pas. Elle continua sa marche, croisant alors un autre élève Feu, qui marchait à une certaine distance du groupe de Woann. Posant ses yeux sur le jeune homme, Dellà n’eut aucun mal à le reconnaître. C’était lui, le poète. Lui, l’élève de 5ème année en avance sur les autres. Lui, l’italien mystérieux et solitaire possédant apparemment une grande culture. Lui que Dellà avait déjà eu l’occasion de rencontrer auparavant. C’était à la bibliothèque. Une feuille avait glissé aux pieds de la jeune russe. Elle y avait découvert un poème écrit à la main. Curieuse, elle l’avait lus. Dellà aimait beaucoup la poésie. Elle pouvait citer des vers de Victor Hugo et Baudelaire en français, ainsi que des vers de Goethe en allemand. Et ce poème qu’elle avait lus sur cette feuille l’avait particulièrement touché. Il était bien écrit, et Dellà n’avait jamais oublié le visage de celui qui l’avait écrit. Peut-être aurait-elle du chercher à faire connaissance avec lui, mais ils ne s’étaient jamais vraiment revus, ne faisant que se croiser de temps en temps. Le temps avait défilé avec son incroyable vitesse et lenteur mêlées ensemble. Et les voilà maintenant dans ce couloir. Ils se croisèrent et Dellà se retourna comme pour revoir encore une fois cette silhouette et ce visage qu’elle ne voyait pas souvent. Il se retourna aussi, et leurs regards se croisèrent l’espace d’un instant, puis plus rien. Chacun continua sa route, et déjà Dellà tournait à l’angle du couloir. Elle retrouva son amie, mangea, puis retourna en cours. Elle passa ensuite son début de soirée à aider plusieurs élèves plus jeune de sa Tour pour des devoirs. Mais difficile de rester concentrer sur les devoirs de ces élèves alors qu’elle ne cessait de repenser à ce poème et à son créateur. Elle ne pouvait se résoudre à aller lui parler, malgré tout l’intérêt qu’elle lui portait. Il restait un élève de Feu, et Dellà s’en méfiait trop. Elle n’accepterait de lui parler que s’ils se trouvaient seul à seul par hasard. Ou par coïncidence. Après tout Dellà ne croyait pas vraiment au hasard.. Mais autant dire qu’ils ne se parleraient plus jamais. Ayant finis d’aider les élèves, la jeune russe alla manger un peu avant de s’aventurer dans les couloirs, pensive.
Tout le monde était encore entrain de manger, mais ce soir, elle n’avait pas vraiment faim. A vrai dire, elle n’arrivait pas à penser à autre chose qu’à cet italien. Elle ne pouvait cesser de penser qu’elle faisait une erreur en évitant d’aller lui parler.
« C’est loin d’être une erreur. C’est un Feu Dellà. »
« Je sais, je sais. Mais.. Et si sous les flammes se cachaient un élève incroyablement intéressant ? »
« Je te l’accorde, son poème était beau. Mais de là à dire que l’élève a un quelconque intérêt..! »
« Arrête Véra, je sens très bien que toi aussi tu lui porte un certain intérêt. »
« Peut-être, mais moi je me méfie de lui ! »
« De toute façon, je ne compte pas aller lui parler.. »

Haussant les épaules pour elle-même, la jeune blonde flânait dans sa Tour quand elle eut l’idée d’aller tout en haut, pour pouvoir admirer la vue et être tranquille. Elle y allait de temps en temps pour décompresser, sinon, elle laissait Véra s’envoler aux environs, notamment au dessus du parc et de la forêt. Une fois sur le toit, elle se rendit compte qu’il y avait déjà quelqu’un. Et ce quelqu’un, elle ne tarda pas à remarquer qu’il jouait de la guitare tout en chantant..en italien ?! Fronçant légèrement les sourcils, Dellà tenta de chercher à savoir qui pouvait être l’élève de l’Air connaissant une chanson pareille en italien, alors qu’elle s’avançait à petit pas, silencieuse. Elle s’arrêta finalement, proche du jeune homme, ayant enfin compris de qui il s’agissait. C’est là qu’il se retourna, comme avertit de sa présence. Leur regards se croisèrent quelques secondes, puis son visage sembla soudainement se fermer alors qu’il descendait du mur avec sa guitare. Dellà le regarda faire en silence, puis le vit sourire. Elle l’écouta alors parler.
« Bonsoir Dellà. Si tu es venue pour me dire d'arrêter car je chante faux je te suggère de retourner d'ou tu viens parce que 1: c'est pas vrai et 2: je n'ai aucune envie de quitter ce toit pour le moment. Si tu veux rester ici il faudra me supporter.
Et si tu ne viens pas pour ça dans ce cas... Qu'est-ce que tu viens faire ici? Au sommet de la tour pendant que les autres finissent de diner ? »

La jeune blonde fut d’abord surprise. Il connaissait son prénom. Elle par contre, elle n’avait pas cette carte en main. Elle avait réussis à savoir plusieurs choses de lui, mais son prénom était la dernière chose auquel elle avait pensé. Qu’importait. Elle lui accorda un sourire tout aussi amusé que le sien, avant de s’asseoir a son tour sur le parapet.
« Que tu es bien sûr de toi mon cher. Comme si j’étais venue ici pour toi.. Je ne savais pas que tu étais là avant que je t’y vois. En vérité, je viens parfois ici quand j’ai besoin de décompresser et de prendre l’air. Tu ne chante pas faux, même si j’aurais choisis une chanson un peu plus belle à ta place. Des belles chansons italiennes, ce n’est pas ce qui manque.. »
Elle le regarda avec un sourire en coin, cherchant à retenir son regard sans même y faire attention. Elle balançait ses jambes contre le muret, telle une enfant, tandis que le vent caressait ses cheveux qui virevoltaient comme bon leur semblait tout autour d’elle. Elle s’était toujours sentie chez elle au sommet de cette tour. Le vent l’aidant à se sentir vivre.
« J’accepte de te supporter à condition que tu me prête ta guitare. J’ai envie de jouer un peu. »
Elle se pinça les lèvres, se disant qu’après tout, il pouvait parfaitement refuser sa présence et qu’il ne lui prêterait certainement pas sa guitare. Mais il ne tarda pas à lui tendre cette dernière, qu’elle prit dans ses mains avec un grand sourire. Elle plaça ses mains et ses doigts, joua quelques accords, puis regarda l’élève en face d’elle quelques secondes, avant de reporter son attention sur l’instrument. Elle se mit alors à jouer le plus naturellement du monde, et ne tarda pas à chanter.