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 Ne compte pas sur ma clémence ♣ Noralie

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Eldan M. Gale

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MessageSujet: Ne compte pas sur ma clémence ♣ Noralie   Sam 25 Sep - 1:02


N&E.

« Mr Gale. On vous attend dans la Salle des retenues. Vous êtes de corvée. » Et boum. La bombe venait d’être larguée et venait de créer de nombreux ravages dans les entrailles dudit Gale. Si le sol lustré de l’établissement avait ressenti les émotions du jeune directeur, nul doute que les habitants de Bewitching auraient cru à un séisme de force intensité. Laissé en plan par le nouveau terroriste du corps professoral, Eldan serrait les poings pour ne pas se laisser envahir par la colère. Intérieurement, Daliksès rugissait de rage et cognait contre son crâne, comme désireux de sortir pour laisser aller la future vengeance qui ronronnait déjà. Le directeur de l’école n’apprécierait certainement pas de savoir qu’un cougar en furie était mis en liberté dans ses couloirs. Complètement hagard, il foudroyait du regard quiconque osait poser ses yeux curieux et assoiffés de rumeurs sur lui. Certains élèves qui ne l’aimaient pas devaient bien jubiler de la nouvelle qu’il venait d’apprendre. Eldan était encore en train de s’interroger sur l’auteur de cette farce. Si la normalité des choses était respectée, le jeune homme aurait dû être libre ce soir. Qui avait osé lui déléguer son rôle sans même venir lui en faire part avant ? Fort heureusement, il n’avait rien de prévu sinon les élèves en retenue se seraient surveillés eux-mêmes comme les grands Gardiens qu’ils croyaient être. Jetant un coup d’œil à la grande horloge qui dominait le grand hall, il laissa échapper un juron innommable qui résonna comme un écho diabolique. Se dirigeant avec rapidité vers la salle responsable d’une prochaine torture longue de plusieurs heures, il donnait de violents coups d’épaule aux quelques badauds qui s’approchaient trop près de lui. Alors qu’il tournait à l’angle d’un couloir pour atteindre la porte des enfers, un élève lui rentra dedans, se confondant en de profondes excuses. Au comble de l’emportement, sa main se porta violemment au visage juvénile et tandis qu’il s’éloignait de nouveau, ce dernier agressé se frottait la jour sur laquelle apparaissaient lentement de nettes marques de griffures.

Enfin, la silhouette d’Eldan se présenta devant la porte fermée alors que l’horloge sonnait les 18 heures. A Bewitching, les heures de retenue étaient très rares. Les Gardiens n’avaient pas la même disciplines que les étudiants lambda, ils étaient plus sauvages mais bien plus assidus dans leur apprentissage et leur découverte avec leur totem. Ainsi, les rares fois où ceux-ci pouvaient se faire sanctionner c’était lors de règles extérieurs au cadre des cours. Eldan exécrait devoir s’assoir sur une chaise et attendre que l’heure passe sans qu’il ne puisse se relaxer une seule seconde. Avant même qu’il n’actionne la poignée, il percevait déjà les longues minutes d’ennui et la simple idée de voir des élèves mornes et inintéressants manqua d’arracher une nausée au jeune directeur de tour. Parfois son rôle de responsable des Terre l’épuisait. Non seulement son devoir était de canaliser au mieux leur imagination débordante et leur énergie inépuisable, mais il devait également surveiller les autres pour ne pas qu’ils leur nuisent. Ces derniers mois, Eldan avait en ligne de mire de nombreux Flamboyants qui tournaient autour de ses protégés. Avec leurs idées alléchantes de pouvoir et de domination, certains Apprentis-Gardiens se sentaient désorientés. Quand ils venaient le trouver pour des conseils, il pouvait se permettre de les remettre sur le droit chemin mais voila que de plus en plus d’adolescents recherchaient leurs réponses par eux-mêmes, réponses qui n’étaient que très rarement celles à adopter. Quand bien même on l’interrogeait en demandant « Que dois-je faire », Eldan en personne ne pourrait répondre à cette question. Le souvenir d’une rencontre particulière lui remontait à la mémoire, ce souvenir qui lui avait laissé des traces profondes autant que des volontés bien définis. Il y a peu on avait tenté de le corrompre par la manière la plus douce qu’il soit : le charme. Ses reflets roux réapparurent devant ses yeux bleus océan et malgré lui, il passa sa main sur son crane rasé dans une détresse éphémère. Non, il ne se laisserait plus avoir comme il l’avait été cette nuit-là. Mais l’heure n’était pas aux remontrances, l’heure fatale était arrivée et il ne souhaitait pas faire face à des heures de corvée supplémentaire. Le regard fixé droit devant lui, il tourna la poignée de la porte avec force pour passer l’entrée, ne manquant pas de claquer la porte pour la refermer.

« Je vous préviens, la moindre remarque et vous aurez affaire à moi. » A peine eut-il prononcé sa menace qu’il scruta la pièce pour distinguer ses futures victimes. Néanmoins, il se crut dans un cauchemar lorsqu’il remarqua une unique silhouette et pas n’importe laquelle. Il suffisait qu’il pense à elle l’ombre d’un instant et voila qu’elle se tenait dos à lui, assise à l’une des multiples tables qui occupaient la salle. Affalée contre le dossier, elle ne semblait pas enchantée d’être là et déjà l’esprit vagabond d’Eldan se confondait en de nombreuses suggestions quant à la raison de sa présence ici. Finalement tout en s’avançant vers elle, il déclina son identité en l’abordant : « Miss Forbes. » Le nom de la jeune fille avait été formulé avec mesquinerie. De toute évidence, il ne comptait pas la laisser sortir de cette retenue indemne. Son égo se souvenait encore de l’affront qu’elle lui avait fait en quittant ce fameux toit sans un regard pour lui. Alors qu’il la dépassait, il vit volte-face pour s’appuyer contre son bureau avant de croiser les bras. Là à quelques mètres de lui, il mourrait d’envie de laisser Daliksès les soins de cette affaire. Mais il n’en fit rien. D’une voix autoritaire qui correspondait à merveille avec son rôle de pédagogue, il déclara : « Bien sûr, il est hors de question que vous sortiez à l’avance. Vous ne fuirez pas cette fois-ci. »
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MessageSujet: Re: Ne compte pas sur ma clémence ♣ Noralie   Sam 25 Sep - 3:14

Eldan & Noralie

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« Hé Forbes ! Attrape ça ! » La prénommée Forbes eu tout juste le temps de faire demi-tour sur elle-même avant de recevoir un énorme seau d’eau sur elle. Pendant quelques secondes, elle resta pétrifiée de l’affront qu’on venait de lui faire avant de reprendre ses esprits et de sentir la colère monter en elle. Ce n’était même plus de la colère, c’était de la rage mélangée à de la haine, attisée par les grognements de son Totem au fond de ses tripes. Ses poings se serrèrent et une lueur de haine passa dans le regard noisette de la jeune femme avant de voir apparaître un sourire en coin légèrement démentiel. Alors que le feu en elle, commençait à se répandre dans ses veines, on pouvait voir sur sa peau, l‘eau s‘évaporer peu à peu. Ses cheveux redevinrent secs en quelques instants tout comme ses vêtements puis vint le drame. D‘un bond la jeune femme se jeta vers son adversaire, le faisait tomber à la renverse dans son élan et sans attendre elle enchaîna les coups. Elle abattait ses poings frêles sur les pommettes de l‘élève avec une force qu‘on aurait jamais soupçonnée venant d‘une jeune femme comme elle. Alors qu‘une foule commençait à se former autour des deux jeunes gens, les cris et les rires attirèrent quelques professeurs qui s‘empressèrent de faire cesser tout ça. Alors qu‘une poigne puissante empoignait le bras de la belle brune, qui allait encore s‘abattre sur le visage de son adversaire, Noralie se débattit, encore aveuglée par la rage. L‘homme qui s‘occupa de la maitriser n‘eu aucun mal à la dégager et d‘un simple regard réussi à la calmer tandis que sa voix résonnait par-dessus le vacarme des autres élèves, menaçante au possible. « Et bien Miss Forbes, encore et toujours au cœur de la bataille. Voyons voir si deux heures de colle pendant deux semaines tous les soirs sauront calmer vos ardeurs de guerrière. » Et en guise de réponse, la jeune femme émit un grognement qui était plus destiné au jeune homme complètement assommé par terre qu‘à l‘homme qui lui faisait face et qui d‘ailleurs, n‘en avait plus rien à faire d‘elle.



Dix-sept heures et cinquante sept minutes. Alors qu‘elle poussait la porte de la salle de retenue -qu‘elle commençait à connaître par cœur- la jeune femme esquissa une grimace. Son regard glissa jusqu‘à ses mains et le résultat qu‘elle vit lui arracha un autre rictus. Ses doigts étaient en piteux états, surtout ceux de sa main droite, main avec laquelle elle avait roué de coups le jeune homme plus tôt dans la mâtinée. Des écorchures traînèrent ici et là sur ses jointures et de grandes marques rouges barraient ses phalanges. Elle était presque certaine que l‘un de ses doigts commençait à devenir bleu, sûrement une foulure. Une de plus. Elle soupira et entra dans la pièce étonnamment vide. Génial, elle allait passer les deux prochaines heures en face à face avec un prof qui allait sûrement ronfler dès les premières minutes mais qui se réveillerait à chaque fois qu‘elle essayerai de se faire la malle. Jetant son sac sur la première table qu‘elle vit, elle s‘assit sur la chaise à côté et commença à se balancer d‘avant en arrière sur les deux pieds de sa chaise. Quelques minutes passèrent avant que la porte ne s‘ouvre à la volée et que quelqu‘un ne jette un « Je vous préviens, la moindre remarque et vous aurez affaire à moi. ». Retombant sur ses quatre pieds de chaise la jeune femme arrêta de respirer pendant quelques secondes. Non. Tout le monde, sauf lui. Elle avait passé presque une semaine et demi à l‘éviter et voilà qu‘elle allait devoir passer les deux prochaines heures enfermée avec lui. Bien qu‘énoncé ainsi, la jeune femme était très tentée par cette après-midi, le ton de sa voix ne laissait rien prédire de bon. « Miss Forbes. » Elle pris une grande inspiration et esquissa un demi-sourire. C‘était fou comme cette voix et cette façon de prononcer son nom lui avait manqué.

« Monsieur Gale. » répondit-elle simplement, un sourire accroché aux lèvres. Ce dernier se planta devant elle, les bras croisés et Noralie prit la même attitude, assise bien confortablement sur sa chaise. Elle pencha légèrement la tête sur le côté tandis qu‘il continuait de parler. « « Bien sûr, il est hors de question que vous sortiez à l’avance. Vous ne fuirez pas cette fois-ci. » Le sourcil de la belle brune se arqua légèrement tandis que son sourire ne fit que s’élargir. Tout en se penchant au-dessus de sous bureau, elle ramena ses coudes qu‘elle posa sur le bois de la table et appuya sa tête dans le creux de ses mains meurtries. « Mais je n‘avais aucune envie de fuir. L‘idée de passer les deux prochaines heures avec vous est bien plus alléchante que le reste. » S‘affalant de nouveau sur sa chaise, elle poussa celle qui se trouvait sur son côté pour pouvoir y tendre ses jambes. Vêtue d‘une jupe plutôt courte, elle faisait presque exprès de dévoiler le plus de peau possible tout en restant dans le naturel et la dignité. Elle plongea ses yeux dans ceux du jeune homme en face d‘elle puis ajouta « De plus, je n‘avais rien de plus intéressant à faire. »
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MessageSujet: Re: Ne compte pas sur ma clémence ♣ Noralie   Sam 25 Sep - 16:54


N&E.

L’égo démesuré d’Eldan se remettait avec peine de la petite humiliation qu’il avait connue ce soir-là. Comment pouvait-on provoquer de la sorte, susciter de l'attention et s’éclipser sans même avoir l’audace d’assumer ses actes ? Si l’homme était maître dans l’art de disparaitre quand on ne s’y attendait pas, il était inconcevable qu’on ose lui rendre la pareille. Dans l’histoire, il voulait mener la danse. Même Daliksès qui portait un intérêt évident à Noralie et plus particulièrement à sa tour pestait contre elle depuis ce jour et ne cessait de réfléchir à de nouvelles façons de lui faire payer cet affront, à défaut d'avoir le droit de la dévorer toute crue. Chaque Gardien de la tour Feu qu’Eldan croisait subissait immédiatement ses foudres qu’il ait un acte à se reprocher ou non. Chaque fois qu’il entendait le nom connu de Noralie, un grondement vengeur retentissait dans l’être du directeur qui ressentait aussitôt la colère qui habitait son totem. Oui, tout Bewitching avait remarqué depuis un moment que la bonne humeur ne faisait pas partie de ses nouvelles habitudes. Autant dire que son bureau s’était montré relativement désert de toute visite. Personne n’était assez fou pour se risquer dans la tanière d’un félin sur ses gardes et d’une prédation qui se manifestait avec impatience. Alors qu’elle prononçait son nom sur une tonalité qui ne lui plaisait guère, un sourire presque triomphant sur ses fines lèvres, Eldan sentait que le vent tournait lentement. Le destin ne les avait-il pas réunis dans la même pièce, seuls à seuls pour que le jeune homme règle enfin ses comptes en toute impunité ? Si toutefois cette entrevue avait été planifiée par un quelconque voyeur avide de dispute, il le remerciait alors intérieurement. Noralie allait déguster, qu’elle le veuille ou non.

Tout en se penchant dans sa direction, arborant cette moue innocente qu’Eldan exécrait plus que tout, elle émettait l’hypothèse d’être à l’aise en sa compagnie. Il ne partageait néanmoins pas son point de vue et restait tout aussi immobile que son visage était fermé par une expression de mépris. Deux heures alléchantes peut-être, tranquilles rien n’était moins sûr. Si l'envie ne manquait pas, Eldan n’avait pas l’intention de saisir sa gorge avec toute la force qui le caractérisait pour la prendre entre les deux yeux et lui expliquer sa façon de penser. Non, la stratégie était bien plus palpitante à employer ici que la force prévisible et bien plus périlleuse pour son statut de pédagogue. Il allait la pousser à bout et ce, dans les règles de l’art. Peut-être permettrait-il à son cher Daliksès un écart ou deux mais qui resteraient indécelables aux yeux des autres. Laisse-moi lui donner le coup de dent fatal qui remettra cette affolante jeune fille là où est sa place. Patience Dalik’. C’est alors que Noralie étendit ses longues jambes sur une chaise voisine, laissant sa peau parfaite à la vue d’Eldan. Si toutefois le départ impromptu de l’élève ne tournait pas en boucle dans son esprit borné, nul doute qu’il aurait accordé un regard appuyé à ses merveilles de l’anatomie féminine. Tenant son menton entre ses doigts, il se laissa distraire l’ombre d’un instant avant de relever ses yeux bleus vers l’intéressée. Démontrant tout son ennui, elle donnait le loisir à Eldan de s’en moquer. Tout en croisant les bras, il décida finalement de s’approcher d’elle avant de se pencher sur sa table, un fin sourire aux lèvres. Non sans dévier son regard vers ses jambes, il déclara d’un ton solennel et hautain : « Et bien si vous n’avez rien de mieux à faire, tenez-vous décemment. A Bewitching, se tenir comme une garce n’est pas de rigueur. » Pour illustrer ses paroles insultantes, il donna un faible coup de genou sur les mollets de Noralie pour qu’elle se redresse comme la décence d’une école l’exigeait. Comme un directeur qui se devait de faire respecter l’ordre, il donna un unique coup de poing sur la table pour assoir son autorité. Tu es long à démarrer ce soir Eldan.

Lui tournant le dos, il retourna à son petit bureau presque délabré avant de s’installer là où il aurait été si néanmoins il comptait surveiller une heure de colle basique. Mais avec Noralie, rien n’était normal. Quand il était en sa compagnie, tout se compliquait. Tout devenait ambigu, étriqué, soupçonneux, obscure. Tant d'adjectifs inexplicables. Eldan savait rarement à quoi s’en tenir avec elle et si l’attaque demeurait encore la meilleure défense, il avait parfois du mal à se concentrer face à ce regard de braise. Malheureusement pour elle, ces derniers actes avaient réveillé en lui une irrépressible volonté de ne jamais céder face à elle. S’installant sur la chaise de la manière la plus confortable possible, il posa alors ses deux pieds croisés sur le bois foncé du bureau avant de croiser les bras et de fermer les yeux, la tête penchée en arrière. « Vaquez à vos occupations. Ne tentez pas de sortir, vous n’y parviendrez pas. Je demande juste du calme, je pense que c’est clair. » Il ouvrit un unique œil pour espionner Noralie avant de le refermer. Il ne comptait pas sur le silence de la Flamboyante pour pouvoir avoir un instant de répit. Jamais elle ne se tairait, jamais elle ne l’abandonnerait pour une proie plus facile. A l’image de sa tour, elle aimait ce qui était risqué et difficile. Eldan était certainement l’un des plus hauts obstacles en ce qui concernait l’enrôlement des Gardiens dans la cause des Flamboyants. Le duel était comparable à un match de tennis : la balle se renvoyait sans cesse sans que l’un d’entre eux ne parvienne à marquer le point. Si jamais l’un d’eux obtenait un set, nul doute que le prochain appartiendrait à son adversaire. Qui parlait donc d’un combat interminable ?
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MessageSujet: Re: Ne compte pas sur ma clémence ♣ Noralie   Mar 28 Sep - 0:34

Eldan & Noralie

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Dans le fond, les hommes sont tous les mêmes. Ils ont beaux se prétendre romantique ou gentleman, montrez-leur une paire de jambes bien dessinées et ils perdront la tête quelques minutes plus tard. Eldan ne faisait pas exception à la règle. Même dans son rôle de pédagogue qui se respecte, Noralie sentit son regard glisser sur ses jambes et un fin sourire étira ses lèvres. Ce à quoi elle ne s‘attendait pas ce fut sa réflexion. « Et bien si vous n’avez rien de mieux à faire, tenez-vous décemment. A Bewitching, se tenir comme une garce n’est pas de rigueur. » Noralie resta quelques secondes sous le choc, elle qui pensait qui allait lui faire une remarque à double-sens comme il savait bien le faire, elle fut déçue. Le léger coup de genoux qu’il lui assena dans les mollets le fit redescendre sur Terre et elle obéit comme une bonne petite élève qu’elle était -pour l’instant. « Garce ? Ça se voit qu’il ne t’as pas vu ce matin. Là tu as joué les garces avec ce mec. Le rétamer devant tous ses potes comme ça… » « Attends, je crois qu’il ne fait que s’échauffer. Je sens qu’on va bien s’amuser. » Oh oui, ça pousser les gens à bout de nerfs c’était la spécialité de la jeune femme et il était assez difficile de la pousser à bout. Sauf si bien sûr vous vous mettez à lui balancer des seaux d’eau sur la tête. Là, elle ne réponds plus d’elle-même.

« Vaquez à vos occupations. Ne tentez pas de sortir, vous n’y parviendrez pas. Je demande juste du calme, je pense que c’est clair. » Un léger rire s’échappa des lèvres de la jeune femme tout en continuant de fixer le jeune home à présent confortablement installé à son bureau. Il pouvait bien lui dire qu’elle se tenait comme une garce, dans le genre « j’me tiens comme un provocateur », il était pas mal placé. Sa phrase résonna pendant quelques instants dans le silence et le sourire de Noralie réapparu. Lui demander de ne pas faire bruit, c’était comme demander au feu de ne pas brûler ou bien à l’eau de ne pas mouiller. C’était totalement impossible. De plus, dîtes-lui de ne pas faire quelque chose, et elle s’empressera de le faire. Braver les interdits étaient sa seconde passion, après emmerder les autres bien sûr. Elle jeta un coup d’œil à son sac juste à côté d’elle, s’en était presque trop facile. Elle prit la besace dans ses mains, l’ouvrit et la vida tout simplement sur la table. Les livres et tout ce qui pouvait se trouver dedans atterrirent sur la table dans un fracas et sans même un regard pour le directeur, elle commença à fouiller dans le bordel en face d’elle.

Après quelques minutes de fouille plutôt bruyantes, elle finit par trouver ce qu‘elle recherchait. Remballant ses affaires, toujours en étant la moins discrète possible, elle finit par fermer son sac et toute son attention se porta sur le petit paquet blanc qu‘elle venait de trouver. Elle l‘ouvrit et immédiatement l‘odeur du tabac frais lui emplit les narines et elle prit une grande inspiration de cet arôme qu’elle adorait. Elle prit entre son index et son pouce, l’un des bâtons orange et blanc et le coinça entre ses lèvres avant de claquer des doigts pour faire apparaître une flamme au bout de ses derniers. Alors qu’elle tirait sa première bouffée de nicotine, un long soupir d’aise franchit ses lèvres, le même que l’un des multiples qu’elle avait poussé quand, cette nuit sur les toits, il l’avait pris dans ses bras et avait fait courir sa bouche sur sa peau si blanche. Se levant de sa chaise, elle se dirigea vers le bureau, clope et paquet en main, elle se glissa entre Eldan et la table, histoire de s’appuyer dessus et d’un coup de hanche, faire dégager les pieds du jeune homme, pour qu’il les remettent par Terre. « Oh pardonnez-moi je suis tellement impolie. » Sa main libre se posa sur sa bouche comme si elle était étonnée de quelque chose tout en gardant cet air innocent permanent et absolument énervant.« Vous en voulez une peut-être ? » Elle poussa le paquet du bout de ses doigts dans la direction du directeur. « Honnêtement vous devriez en prendre une. Ça pourrait vous calmer les nerfs parce que le rôle du directeur méchant et sévère ne vous vas pas du tout teint. » Et elle tira une autre latte sur son bâton de nicotine avant de recracher la fumée dans la direction du beau Terrien.
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MessageSujet: Re: Ne compte pas sur ma clémence ♣ Noralie   Jeu 30 Sep - 20:14


N&E.

Les yeux fermés, Eldan songeait et songeait encore si toutefois l’élève qu’il surveillait lui en laissait le droit. Depuis trop longtemps, il réfléchissait, le mal de crâne n’était jamais loin quand il s’agissait de penser à Noralie. A l’image de la jeune femme, les sentiments qui l’habitaient quand elle était présente étaient tout aussi compliqués, obscures et changeants. Daliksès était constamment sur son dos. Depuis la dernière rencontre nocturne avec la Flamboyante, il n’avait de cesse de lui promettre monts et merveilles si toutefois il cédait à ses avances. Malgré lui, il résistait bien que la tentation de la corruption était toute proche. La principale raison qui l’éloignait encore de la cause des Feu demeurait sa propre tour. Comment ses élèves survivraient seuls si jamais il les abandonnait pour assouvir sa soif de pouvoir ? Comment le cougar pouvait-il se montrer aussi distant avec l’élément qu’il représentait et qui nourrissait sa force chaque jour ? Comment un tel félin avec une solidité évidente et une lucidité démontrée il y a fort longtemps pouvait-il succomber à des avances faites par une Gardienne qui lui devait être ennemie ? Il ne se sentait pas inférieur par rapport au totem de Noralie alors pourquoi cette fermeture d’esprit ? Eldan réalisait alors qu’il avait bien encore à apprendre à propos de son propre totem qui jouait des tours à son propre maitre. S’ils ne devaient faire qu’un, pourquoi en ce moment, étaient-ils opposés par un dilemme déchirant ? Non, la paix était déjà bien trop fragile entre Eldan et son alter ego, Noralie n’était certainement pas la bonne personne qui s’interposerait entre les deux. Les risques étaient énormes quand on se mettait entre un cougar et un autre félin tout aussi intelligent sinon plus. Un coup de dent sur sa jolie peau ferait une jolie marque de guerre non ?

Bien entendu, le silence qui s’était déclaré dans la pièce n’était pas du gout de l’élève collée. Avec toute l’insolence qui la caractérisait, Noralie vida alors sa besace dans un vacarme assourdissant pour y chercher on ne sait quel objet indispensable à toute femme. Le bruit que provoquaient ses petites affaires sur la table ne laissait plus aucun doute sur l’adage légendaire : une femme trimballait vraiment sa vie dans son sac. Dans un soupir bruyant qui transpirait la lassitude, Eldan ne réagit pas pour autant. Il n’allait pas se faire avoir lamentablement par les provocations enfantines d’une élève. Avec une certaine fierté, il déplorait intérieurement son manque de maturité. Visiblement, elle ne pouvait pas tout avoir : la beauté, l’intelligence et la maturité qui allait pourtant de paire. D’une certaine manière, ce fut réconfortant pour Eldan qui ne s’en sentait que plus engaillardi. Finalement qui embêtait plus l’autre dans l’histoire ? Malgré lui, son court triomphe fut éphémère. Alors qu’il profitait d’un calme apparent, une odeur écœurante parvint jusqu’à ses narines. L’odorat développé du félin arracha une grimace de dégout à Eldan qui ne put que rouvrir les yeux, toisant du regard la fumeuse. Véritable protecteur de la terre, il exécrait le tabac tout autant qu’il blâmait sa dangerosité. Le directeur prenait souvent un malin plaisir à écraser une cigarette devant les yeux de son fumeur, ahuri de gâcher autant de nicotine. Il n’avait aucune clémence pour les fumeurs : leur fumée perturbait l’odorat, l’haleine de cendrier froid dissuadait tout interlocuteur et sa composition même polluait sa chère nature. Dans son esprit, germait alors l’image de nombreux incendies qui avait ravagé des hectares de nature pour un mégot mal éteint. Alors qu’il s’apprêtait à lui sortir une réflexion bien sentie, Noralie se déplaça alors jusqu’à lui. Sans même qu’il n’ait le temps de protester, elle rejeta ses pieds à terre d’un mouvement de hanche avant de lui proposer de fumer également. Une grimace fixé sur son visage, comme un animal farouche, Eldan se recula de Noralie. « Hors de question. » Sa voix avait été tremblante, presque au bord de la fureur. Et pourtant, il contrôlait son corps et ses actes et parvenait à relativiser lentement.

Malheureusement, la jeune femme en rajouta une couche avant de lui souffler sa fumée au visage. Hors de lui, il se redressa brusquement de toute sa hauteur avant de saisir avec violence le poignet de Noralie. Sans la quitter du regard, il lui arracha la cigarette des doigts avant de la laisser tomber dans un pichet d’eau qui ne se trouvait pas loin. Par chance, il n’était pas en compagnie d’un élève de l’élément liquide, celui-ci n’aurait pas manqué d’exprimer son indignation devant autant d’irrespect. Gardant l’étreinte brutale, Eldan se rapprocha vivement de Noralie, son regard azuré presque noirci par la colère. Son visage s’était durci, ses traits étaient plus virils et plus affirmés que jamais. Dès lors, la presque trentaine d’Eldan se lisait sur son visage et on ne doutait plus de la supériorité hiérarchique qui séparait les deux jeunes gens. Presque collé à elle, il lâcha, sur un ton dédaigneux : « Honnêtement vous devriez arrêter. En plus d’une haleine qui ferait même fuir le plus sale des chacals, vous jouez très mal le rôle de la garce. Certaines ici sont bien plus douées que vous pour ça. » Devait-elle prendre ça comme un compliment ou bien un reproche ? Eldan lui laissait le loisir d’interpréter ses paroles comme bon lui semblait, il se moquait bien de sa réaction. Véritable girouette, sans même que Noralie ne puisse le prévoir, il saisit avec force ses cuisses pour la hisser sur la table sans ménagement. Intérieurement, Daliksès ronronnait de contentement et de domination. Nul doute que les deux restaient unis quand il s’agissait de se montrer supérieur. L’homme posa alors ses mains de chaque côté de la jeune femme avant de déclarer sur un ton accusateur et amusé à la fois : « Je n’apprécie pas qu’on me manque de respect et qu’on s’enfuit sans même un au revoir. » La raison de toute cette fureur venait d’être lâchée. La susceptibilité de l’égo d’Eldan venait d’être révélée et quand bien même, il s’exposait à une nouvelle moquerie, il s’en fichait. Il ne la laisserait certainement pas s’enfuir à nouveau comme la lâche qu’elle avait été. Foi de chat.
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MessageSujet: Re: Ne compte pas sur ma clémence ♣ Noralie   Ven 1 Oct - 15:53

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Le tabac c‘est tabou, on en viendra tous à bout. Les lèvres de Noralie s‘étirèrent en un sourire fin quand elle fixa le tube de nicotine entre ses longs doigts. Elle se souviendrait toujours de la première fois où elle avait aspirer sa première bouffée de fumée. Elle n‘avait que quatorze ans et elle avait bien cru cracher ses poumons à forcer de tousser lorsque la fumée avait rempli ses poches d‘airs. Mais après cette désagréable sensation de brûlure, elle avait recommencé. Encore et encore. Et cela faisait à présent plus de six ans qu‘elle se tuait à petit feu et qu‘elle s‘en foutait royalement. La vie c‘est triste, on finit toujours par mourir mais au moins elle aura choisit la façon dont elle quitterait cette Terre. Mais le plaisir de la nicotine n‘était apparemment pas partagé avec le directeur qui refusa sa généreuse offre (oui, il était assez rare que Noralie partage ses cigarettes).

Alors qu‘elle haussait les épaules et commençait à repartir à sa place, une poigne de fer se referma sur son poignet et une grimace furtive passa sur son visage. Elle qui avait déjà les mains douloureuses ce n‘était pas vraiment le moment pour les lui écraser ainsi. Alors qu‘elle essayait de s‘échapper de cette emprise, le jeune homme lui retira sa cigarette et la jeta dans le pichet d‘eau qui servait normalement à étancher sa soif. Alors qu‘elle en restait totalement bouche bée, une colère sourde montait en elle. Gaspiller une de ces cigarettes, c‘était comme lui renverser un seau d‘eau sur la tête, elle ne pouvait plus répondre de ses actes. Alors qu‘elle plantait son regard dans les yeux azurés de l‘Ecossais, sa détermination en pris un coup quand elle croisa la fureur dans ses yeux. Il était bien loin le doux jeune homme avec qui elle s‘était amusée sur le toit, aujourd‘hui elle voyait clairement la différence. Et il fallait bien l‘avouer, cette différence l‘effrayait quelque peu mais en bonne actrice qu‘elle était, rien ne paraissait sur son visage. Seulement son cœur qui se mettait à battre la chamade, torturé entre la peur et le désir qui commençait à l‘habiter. Car même si cette facette devait imposer le respect, elle n‘en déclenchait pas moins une vague douloureuse d‘envie et de luxure.

Alors que leurs corps étaient collés l‘un à l‘autre, Noralie eut du mal à garder une expression de colère (car oui, elle était toujours dans le fond, en colère contre lui à cause de la cigarette) mais en se concentrant sur son regard et non pas sur la chaleur qu‘il dégageait, elle réussit à garde ses sourcils froncés. « Honnêtement vous devriez arrêter. En plus d’une haleine qui ferait même fuir le plus sale des chacals, vous jouez très mal le rôle de la garce. Certaines ici sont bien plus douées que vous pour ça. » Un grognement sourd monta jusqu‘à la gorge de la jeune femme, mais c‘était plutôt Sakâlis qui se manifestait plutôt que l‘ego de la jeune femme qui était touché. « Vous n‘avez donc que ce mot à la bouche ? « Garce. » Je vais commencer par croire que vous êtes à court de réflexions blessantes. » Et avant même qu‘elle ne comprenne ce qui se passait, il lui saisit les cuisses pour la déposer sur la table qui se trouvait juste derrière elle. Perdant son expression plutôt neutre, elle arborait à présent tout les signes de la surprise et son cœur ne se mit qu‘à battre plus fort. « Je n’apprécie pas qu’on me manque de respect et qu’on s’enfuit sans même un au revoir. »

Alors que la phase arrivait lentement au cerveau de la jeune femme, celle-ci ne put que sourire à cette réflexion. Ainsi c‘était ça la véritable raison de sa colère. L‘ego d‘un homme frustré, Noralie avait oser toucher un sujet sensible apparemment et bizarrement cette situation l‘amusait plus que ça n‘aurait dût. S‘appuyant sur ses mains tout en se penchant en arrière, la jeune femme pencha légèrement la tête sur le côté, laissant quelque mèches de ses cheveux venir sur son visage. Lentement, ses jambes se refermèrent autour de la taille du jeune homme, l‘empêchant quelconque pas en arrière. « Je ne voulais pas vous manquer de respect. J‘ai juste eu… peur. Peur de cette force en vous. » Pendant qu‘elle murmurait ces paroles, elle se redressa passant une de mains sur le torse du directeur, la remontant jusqu‘à sa nuque, caressant du bout de ses doigts l‘arrière de son crâne. « Je suis terriblement désolée si j‘ai froissé votre… ego. Comment pourrais-je me faire pardonner ? »

Des paroles, toujours des paroles. Malheureusement pas une trace de vérité là-dedans.
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MessageSujet: Re: Ne compte pas sur ma clémence ♣ Noralie   Sam 2 Oct - 15:08


N&E.

L’égo d’un homme n’a d’égal dans ce monde. Plus particulièrement celui d’Eldan. Bien des hommes possédaient cette fierté typiquement masculine mais tout le secret était de savoir la gérer et d’en faire une arme de plus contre quiconque aspirait à le nuire. Dès lors que la susceptibilité devenait force, alors on se sentait presque invulnérable. Combien d’hommes étaient aujourd’hui presque devenus obéissants sous prétexte de vouloir se montrer plus humble ? Malheureusement, Eldan ne faisait pas partie de ces personnes capables de faire abstraction de leur égo. Noralie avait commis l’erreur de le blesser dans son amour propre en s’enfuyant comme il aurait du le faire avant elle. Bien que tout au long de cette soirée en sa compagnie, il avait démontré qu’il menait les rênes, l’élève lui avait frappé sa faiblesse en plein visage. Il ne régentait rien du tout, elle avait eu le dernier mot. Une petite Apprentie-Gardienne à peine majeure l’avait lamentablement laissé en plan comme on délaisse un jouet. Depuis, son insatisfaction bouillonnait dans ses entrailles, à la recherche d’un moyen de renverser la situation. Il avait ressassé sa rancœur pendant longtemps, transférant tout son emportement sur les malheureux badauds de l’école. Mais parfois une force supérieure entendait nos prières et Eldan avait su que l’heure de la revanche avait sonné. Noralie avait beau lui souffler sa fumée polluante aux narines, le dénigrer dans son rôle de directeur, elle ne pouvait pas le toucher autant qu’elle l’avait fait une nuit précédente. Elle était même parvenue à froisser Daliksès qu’elle avait eu inconsciemment dans sa poche jusqu’ici. Ne la laisse pas te manquer de respect comme ça. Les chiens n’ont pas la place dominante dans ce monde.

Alors qu’elle n’abandonnait pas cette moue à la fois innocente et terriblement coupable, Noralie poursuivait ses railleries. La position qu’elle adopta, laissant quelques mèches de cheveux reprendre leurs droits devant son visage, manqua d’arracher un regard inquisiteur et envieux à Eldan. Celui-ci tentait tant bien que mal de maintenir son expression méprisante et hautaine. Il était tout bonnement impossible qu’elle soit au courant des penchants du directeur : Qui pouvait se féliciter de connaitre les goûts d’Eldan qui semblaient aussi changeants qu’incertains ? Sans qu’il ne puisse s’y préparer, il se retrouva bientôt enfermé dans un étau formé par les longues jambes de Noralie. Frappé par l’indignation, un air de surprise passa l’ombre d’un instant sur le visage d’Eldan qui perdit toute trace de dureté. Non pas qu’il fut gêné d’autant de proximité avec une élève –n’était-il pas l’un des premiers à la rechercher avec quelques femmes de Bewitching-, mais la jeune femme l’encerclait comme un prédateur piégeait sa proie. Ses paroles n’eurent aucun effet sur Eldan. S’il se serait senti enorgueilli d’ordinaire, il n’avait aucune illusion sur la véracité de ses mots. Comment pouvait-elle se sentir diminué devant quelqu’un avec qui elle faisait preuve d’arrogance depuis le début ? Nul doute que jamais un Gardien de la tour Feu n’avouerait qu’il se sentait inférieur par rapport à un autre Gardien ou un autre élément. Ce n’était pas de leur genre, d’autant plus qu’ils devenaient peu à peu les maitres en ces lieux, en dépit des autres. Cependant, Noralie dégainait des armes bien plus puissantes qu’elle ne l’aurait cru. Comme forcé au silence, Eldan n’ajouta aucun mot, se contentant de la toiser avec toute la concentration qu’il pouvait se donner. Daliksès rugissait de frustration mais il ne paraissait pas l’entendre à ce moment précis. Alors qu’elle chuchotait de fausses excuses, sa main fine trouva refuge à sa nuque, frôlant avec délicatesse l’arrière de son crâne. Si toutefois il se laissait aveugle par ces démonstrations, il en aurait presque fermé les yeux d’aise. Ne fais pas le chat Eldan, ne te laisse pas avoir. Les paroles de Daliksès se voulaient incisives et dures dans l’esprit de son alter-ego, elles tambourinaient comme une griffure acerbe pour que son maitre daigne enfin réagir.

Recouvrant ses esprits, Eldan retrouva alors un sourire fin et à peine perceptible qui ne présageait rien de bon. Glissant ses mains derrière les genoux de Noralie, il tira soudainement dessus pour que Miss Forbes perde l’équilibre. Son dos vint à l’encontre du bois abimé du bureau dans un faible bruit sourd qui résonna fébrilement dans la pièce. Tandis qu’il se penchait au-dessus d’elle, les traits de nouveau froids et prétentieux, ses doigts remontèrent des chevilles de la jeune fille jusqu’à ses cuisses dans une caresse appuyée. La douceur de ces gestes contrastait avec ses yeux bleus haineux qui semblaient la fusiller sur place. Réduisant la distance qui les séparait, il marqua une pause silencieuse, tout en la regardant avant d’enfin murmurer à son adresse : «Vos excuses ne sont pas plus valables que vos yeux transpirent la moquerie. Une chance encore que je contrôle à merveille mon totem. Il meurt d’envie de vous sauter à la gorge à cet instant. » Pour illustrer ses propos, ses lèvres descendirent jusqu’à la gorge de Noralie mais au dernier moment, il se ravisa alors. Sans un mot, il se redressa de toute sa hauteur et après qu’un faible rire ironique n’eut franchi la bouche d’Eldan, il se dégagea de son étreinte d’un mouvement en arrière. Errant dans la classe, l’attention qu’il portait à ces détails insignifiants de la pièce paraissait bien plus lui préoccuper que la situation de Noralie. S’approchant d’une plante laissée à l’abandon, il la fit renaitre seulement par un contact du bout des doigts. En plus de vouloir faire régner un ordre qui n’était plus, l’établissement délaissait quelques éléments au profit d’autres. De toute évidence, Eldan n’était pas satisfait de la tournure que prenaient les évènements mais il avait beau vouloir se faire entendre auprès de la hiérarchie, ses critiques demeuraient tout autant inutiles aux oreilles d’un supérieur. Malgré lui, il émit un faible chuchotement pour lui-même : « N’aie crainte tôt ou tard, ils paieront. » Cela valait également pour les Flamboyants, peu importe leurs propositions alléchantes, jamais le directeur ne renierait sa Tour d’adoption. Tournant légèrement la tête vers Noralie, il se permit une réflexion: « Merci de regagner votre place. »
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MessageSujet: Re: Ne compte pas sur ma clémence ♣ Noralie   Dim 3 Oct - 1:20

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Même si elle avait grandit dans un environnement plutôt minable, Noralie se conduisait comme une véritable petite fille pourrie gâtée. Elle était capable de faire des comédies digne d‘une gamine de cinq ans pour obtenir ce qu‘elle souhaitait et dès qu‘elle l‘avait, le jetait dans la demi-heure qui suivait. Ce comportement était notamment visible avec les hommes, mis à part le côté comédie de gamine. Elle les charmaient pendant plusieurs jours, s‘amusaient avec eux quelques heures et les jetaient dès qu‘elle en avait marre. Et c‘est-ce qui c‘était passé la dernière fois avec le jeune homme sur les toits. Le jeu du chat et de la souris l‘avait lassé et elle était partie. Comme ça, sur un simple coup de tête. Elle avait aussi le don de se faire désirer quand elle l‘avait décidé.

Mais pour en revenir à l‘instant présent, la situation était beaucoup plus stimulante qu‘elle ne l‘avait été sur les toits. On passait presque aux choses sérieuses mais n‘était-ce pas lui qui avait commencé ce petit jeu ? Alors qu’elle plongeait les yeux dans le regard azuré du directeur, cette haine qu’il essayait de lui faire passer la fit frissonner. Elle l’avait vraiment blessé dans son orgueil et le pire dans tout ça, c’est qu’elle s’en foutait complètement. Il était vrai que si la situation avait été inversée, elle aurait sûrement agis de la même façon, peut-être même pire. Mais elle aimait cette situation, cela signifiait qu’il avait pensé à elle pendant cette semaine où elle l’avait évité. Pas vraiment de la bonne façon, mais dans un coin de sa tête, elle avait été présente, et c’était tout ce que la belle voyait. Alors qu’elle vit ce sourire fin et espiègle qu’elle commençait à connaître, elle se doutait qu’une idée, certainement pas très bonne, trottait dans la tête du jeune homme et il ne lui fallut que quelques instants pour comprendre. Elle sentit sa main si fraîche sur sa peau brûlante, descendre jusqu’à son genou et l’instant d’après elle perdait l’équilibre et son dos frappait le bois du bureau abîmé. Elle sentit par la suite sa main, remonter jusqu’à sa cheville dans une caresse absolument divine.

«Vos excuses ne sont pas plus valables que vos yeux transpirent la moquerie. Une chance encore que je contrôle à merveille mon totem. Il meurt d’envie de vous sauter à la gorge à cet instant. » Et comme pour appuyer ses dires, elle eu juste le temps de voir la tête du jeune homme partir en direction de sa gorge et s‘y arrêter à quelques centimètres. Le cœur de la jeune femme se mit à battre à tout rompre, non pas de peur mais plutôt d‘un sentiment qui lui était totalement inconnu. Elle resta figée quelques instants, juste assez pour que le jeune homme en profite pour s‘échapper de son étreinte. Elle resta là, de longues secondes sans reprendre son souffle, de peur que son cœur ne sorte de sa poitrine si elle osait bouger. Quand elle fut sûre du contraire, elle posa une de ses mains sur sa poitrine pour s’assurer que son palpitant n’allait s’amuser en dehors de sa cage thoracique et l‘autre sur sa bouche avant de laisser échapper un petit rire. Elle ne savait pas pourquoi elle se mettait à rire. Il n‘y avait rien d‘amusant dans la situation mais tout en elle semblait chambouler et cela lui faisait faire des choses incontrôlables.

Tandis qu‘elle se calmait de son moment d‘égarement, elle roula sur le ventre, toujours allongée sur le bureau pour observer le jeune homme qui s‘amusait à faire refleurir une plante dans un coin. L‘espace d‘un instant, elle s‘imaginait brûler cette plante mais elle se ravisa bien vite, le but n‘était pas de le contrarier plus que nécessaire et elle sentait que niveau vengeance, l‘Ecossais pour être très imaginatif. Alors qu‘elle fixait son dos, la tête posée dans le creux de ses mains, elle l‘entendit dire « Merci de regagner votre place. » et un soupir franchit ses lèvres. Il avait quand même le don de briser l‘ambiance alors que la jeune femme venait tout juste de commencer à s‘amuser. Tandis qu‘elle se relevait pour s‘assoir sur le bureau tout en continuant de le fixer. « Vous voulez la vérité ? » Elle marqua une pause, c‘était une question rhétorique, il n‘avait pas besoin de répondre mais elle aimait se faire désirer. « La dernière fois, je suis partie parce que je savais que si je ne le faisais pas, vous l‘auriez fait à ma place. » Elle descendit avec légèreté du bureau pour rejoindre la jeune homme. Elle posa sa main sur son épaule et la fit glisser le long de son bras tout en passant à côté de lui. Elle s‘approcha par la suite de la plante de nouveau verte et huma l‘odeur délicate qu‘émanait d‘une fleur tout juste éclose. Elle reposa son regard dans les yeux du Terrien et esquissa un sourire « Parce que dans le fond, on est pareil. Je veux dire dans un certain sens. Le côté dominateur, obsédé par le pouvoir… Mais je pense quand même avoir bien fait. J‘aimerais pas être dans votre peau en ce moment. » Finit-elle par ajouter avec un sourire en coin.
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MessageSujet: Re: Ne compte pas sur ma clémence ♣ Noralie   Jeu 7 Oct - 19:15


N&E.

Eldan n’avait jamais pu surmonter ce besoin d’avoir toujours le contrôle. Si toutefois on accordait souvent aux terrestres l’imagination et la spontanéité, dans le cas d’Eldan, on ne pouvait lui renier une forte dépendance à la liberté. La liberté de ses actes, de ses gestes… La liberté de pouvoir penser ce qu’il voulait, de désobéir comme bon lui semblait, de se faire sa propre justice. Bien qu’on l’ait alors promu au poste de directeur il y a quelques années, le directeur n’était pas dupe sur la personnalité de son employé. Il voulait toujours tout maitriser, peut-être se sentir puissant mais sentir surtout que rien ne lui échappait. Il exécrait tout autant les imprévus qu’en général, ils ne prédisaient rien de bon pour lui. Cette fameuse heure de colle inopinée n’en était-elle pas le parfait exemple ? Mais plutôt que de se laisser aller à la colère et la violence comme il avait pu le faire tant de fois, le Gardien retournait enfin la situation à son avantage. Il ignorait toujours si sa rencontre avec Noralie était fortuite ou bien étudiée mais elle savait dorénavant qu’on ne vexait pas Eldan sans en subir les conséquences. Les répercussions étaient bien maigres comparé à la frustration qui l’avait habité pendant ces longues journées. Le rire que venait de laisser échapper Noralie ne prouvait-elle pas sa moquerie ? Le regard presque noirci de révolte, il croisa les bras signe de bouderie quasiment enfantine. S’il ne craignait pas d’attirer l’attention, l’homme n’aurait alors pas hésité à la trainer de force dans le parc à l’abri des regards indiscrets avant de laisser le soin à Daliksès de lui faire comprendre ce qu’il en retournait. A la place, ce nouveau jeu malsain d’aimants qui se repoussent s’était de nouveau installé. Fort dommage. J'aime cette petite. La punir aurait été un réel délice. Alors qu’il y a quelques minutes encore, il s’appuyait contre elle ses mains posées sur ses jambes nues, voilà qu’il se tenait près de son élément à l’autre bout de la classe. Tant d’inconstance de la part d’Eldan marquait malgré lui une hésitation qui le prenait à la gorge et aux tripes chaque fois qu’il se tenait près de l’élève de la tour Feu. Ce plongeon dans l’inconnu n’était pas des plus sûrs mais que pouvait-il y perdre ? Elle avait déjà lamentablement piétiné son égo de mâle. Ne vois-tu pas la rivale au potentiel colossal Eldan ?

A présent retourné vers l’intéressé, il l’observait en silence le rejoindre. Décidément elle ne semblait pas pouvoir tenir longtemps loin de sa fraicheur naturelle. La fierté féline se manifestait alors silencieusement dans son être en des ronronnements satisfaits et des grognements faibles mais dominateurs. Extérieurement, le visage d’Eldan était toujours aussi inexpressif si toutefois un semblant d’autorité se dessinait sur ses traits durcis. Les mots de Noralie se répercutaient alors sans ménagement dans ses pensées comme le glas de la vérité. Bien sûr qu’il l’aurait fait à sa place sans même un scrupule. Bien sûr qu’ils se ressemblaient. Ses doigts glissaient le long de son bras et pendant un instant, le directeur crut ne plus rien entendre à ce qui se passait dans la salle de classe. Ce frisson n’était pas anodin, ni normal d’ailleurs… La dernière critique de Noralie ne parvint pas dans l’oreille d’un sourd. « Et je crains qu’être à la votre dans les prochaines heures qui suivent ne soit guère mieux. » La considérant avec tout le mépris dont il était capable, il saisit sans ménagement son poignet pour l’écarter alors de la fleur qui venait à peine de naitre. Hors de question qu’elle ne mette fin à une forme de vie importante comme elle l’avait fait sur le toit. L’attirant à lui, il affirma alors sur un ton plus posé que précédemment : « Comment pouvez-vous affirmer une telle chose ? Avez-vous seulement connaissance de quelque chose à propos de moi ? Hormis toutes ces rumeurs. Vous êtes aussi ignorante que le petit adolescent qui vient de débarquer à Bewitch'. » Il se redressa alors et lui tourna autour comme un chat prêt à bondir sur sa souris. « Si nous étions pareil, je ne représenterais pas la terre. » Puis, glissant ses doigts dans les cheveux de Noralie avec une douceur soupçonneuse, il ajouta : « Vous n’êtes que destruction, vous l’avez vous-même dit. Moi j’apporte la vie et la santé. Qu’avons-nous en commun dites-moi donc. » Bien que parfois il s’en approchait étrangement, Eldan n’avouerait jamais qu’il aurait pu faire partie des Flamboyants. C’était comme se rabaisser et approuver la domination forcée qu’ils imposaient peu à peu à l’ensemble de l’école. C’était comme s’avouer vaincu et reconnaitre qu’ils étaient enviés. L’homme ne les jalousait nullement, il se sentait comme un étalon fougueux dans son pré, comme un cougar évoluant dans sa montagne natale parmi la tour Terre. Que pouvait-on envier à des fourbes qui connaitraient bientôt le déclin ?

S’arrêtant derrière elle, Eldan n’esquissa aucun geste qu’il pourrait pourtant regretter. Certaines volontés pouvaient bien tambouriner à son ventre, il n'en ferait rien. La voir de dos et contempler cette chevelure d’ébène était bien plus reposant que de supporter son regard de braise et son comportement irrespectueux. Elle ne l’avait jamais considéré comme un de ses supérieurs, elle n’avait jamais la politesse qu’elle accordait à certains membres du personnel quand elle ne les ignorait tout simplement pas. Pourquoi ? Pourquoi cette relation ambiguë s’insinuait entre eux sans qu’aucun des deux ne puisse s’en défendre ? Enfouissant son visage tel un chat dans les cheveux de Noralie, il termina son discours dans un murmure : « Je ne veux rien avoir affaire avec vous. »
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MessageSujet: Re: Ne compte pas sur ma clémence ♣ Noralie   Sam 9 Oct - 2:25

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« Et je crains qu’être à la votre dans les prochaines heures qui suivent ne soit guère mieux. » Des menaces, toujours des menaces. Un soupira passa les lèvres de la jeune femme qui n’était pas plus effrayée que ça. Même si le visage sévère et ses yeux glacials lui revenaient en mémoire, ce n’était pas de la peau qu’elle éprouvait mais plutôt de l’amusement et l’excitation en pensant à ce côté si sombre qui pouvait éclater à chaque secondes. Peut-être que si elle le voyait par elle-même se déchaîner, elle n’aurait pas été si impatiente de le voir. Toute à ses pensées, elle sentit la poigne de fer s’enrouler autour de son poignet et la tirer en arrière. Un sourire apparut sur son visage, au moins il avait retenu cette leçon. Noralie était capable de bien des fois pour le mettre sur la défensive, quitte à faire brûler une autre fleur juste devant ses yeux. Il se méfiait d’elle, c’était plutôt un bon point. La méfiance attire toujours la curiosité. Alors qu’elle se sentait attirée contre lui, il lui balança « Comment pouvez-vous affirmer une telle chose ? Avez-vous seulement connaissance de quelque chose à propos de moi ? Hormis toutes ces rumeurs. Vous êtes aussi ignorante que le petit adolescent qui vient de débarquer à Bewitch'. ».

Son souffle frais s’échouait sur son visage et elle ne put contenir un énième frisson. Si seulement il avait sût… La belle Flamboyante jouait bien souvent les jeunes filles écervelées pour mettre les gens en confiance et qu’il puisse ainsi baisser leurs gardes. Mais Noralie était une de ces femmes qui, non seulement savent jouer la comédie à merveille et s’avère aussi être de dangereuse observatrice. Avant de se jeter dans les griffes du couguar, elle avait bien pris le temps de tous les observer et avait jeté son dévolu sur l’Ecossais. Il avait toujours cette envie de dominer, de contrôler la situation mais cela se voyait qu’il aimait aussi le pouvoir, tout simplement. Il n’était pas difficile pour la jeune femme de classer les gens sur leurs attitudes et il était assez rare qu’elle se trompe. L’apprentissage de la rue est toujours le meilleur et Noralie avait été dans le meilleur établissement possible. « Si nous étions pareil, je ne représenterais pas la terre. » Bien sûr, il était évident de cela et sur le coup la jeune femme ne sut quoi répondre. Ils avaient tant de points communs qu’elle en oubliait certaines fois leurs différences. Alors qu’il se tenait à présent derrière elle, sa voix semblait résonner d’autant plus dans ses tripes. « Vous n’êtes que destruction, vous l’avez vous-même dit. Moi j’apporte la vie et la santé. Qu’avons-nous en commun dites-moi donc. » Elle sentit sa tête s’enfouir dans sa chevelure et l’espace d’un instant, son souffle frais dans son cou brûlant l’empêcha de réfléchir. « Cette manie de jouer avec le feu. » Finit-elle par lâcher.

« Je ne veux rien avoir affaire avec vous. » A cette réplique, le corps de la jeune femme se raidit. Cela filait sentait plutôt mauvais pour son plan, au final. « Quand vous dîtes « vous », j‘espère que vous ne me comptez pas dedans. » Glissant sa main brûlante sur le contour de la mâchoire du jeune homme qui était toujours nichée dans ses cheveux, elle laissa le bout de ses doigts effleurer sa peau et finit par prendre une mèche le long de ses doigts, comme si de rien n‘était « Sinon, nous serions obligés ce petit jeu, qui malgré tout, m‘amuse beaucoup. » Trop amusant peut-être, Noralie venait tout simplement de lui avouer que la mission qu‘elle s‘était fixée n‘avait plus autant d‘importance qu‘elle aimait le laisser penser. Se ressaisissant, elle fit un demi-tour sur elle-même tout en s‘appuyant sur le torse du jeune homme, elle devait, dans cette position, levée la tête pour croiser son regard et elle esquissa un sourire. « Mais avant que vous ne disiez une autre grosse bêtise, on va toute cette conversation planer un peu, histoire d‘y réfléchir posément. » Elle lui balança un regard tout à fait innocent et avant même qu‘il ne put faire un geste de recul, elle se glissa sur la pointe de ses pieds et déposa un furtif baiser sur ses lèvres qui lui déclencha une sorte de décharge dans tout le corps. Et avant même de comprendre ce qui s‘était passé, elle saisit son sac et se dirigea vers la porte de sortie. Comme si tout allait être aussi facile.

C‘est bien de croire aux miracles certaines fois.
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MessageSujet: Re: Ne compte pas sur ma clémence ♣ Noralie   Ven 15 Oct - 21:54


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Cette manie de jouer avec le feu ? Elle était bien commune à beaucoup de personnes au sein de Bewitching. Ne fallait-il pas être quelque part pris par une folie certaine pour accepter qu’une voix qui nous était alors inconnue et invisible n’entre dans votre être pour en prendre possession jusqu’à la fin de nos jours ? Eldan avait lui-même joué avec le feu dès lors que Daliksès s’était fondu en lui. Il avait tout perdu et à présent, il occupait le poste qu’il avait toujours convoité. Les risques paient toujours. L’homme avait toujours eu un penchant pour cet élément ravageur. Sentir ses flammes lécher sa peau et manquer d’y brûler sa terre fraiche et pure. En sortir l’odeur destructrice et ne pouvoir y résister. Le mettre en garde était cause perdue, il revenait toujours à la charge. Il n’appartenait pas au Feu et semblait s’y convenir. Noralie elle maitrisait l’élément tout autant qu’elle lui appartenait corps et âme, son regard, ses gestes, tout en elle exprimait la chaleur qui l’habitait et la menace qu’elle pouvait représenter. Il avait beau nier en bloc le moindre rapprochement entre lui et Miss Forbes, Eldan se trouvait souvent dans l’obligation intérieur de reconnaitre qu’ils partageaient quelque chose en commun, un lien inconnu qui tourmentait son âme mais qui excitait le félin qui était en lui. Noralie l’avait-elle compris, ce serait alors une bonne justification à ce besoin irrésistible de tourner autour de lui. Que pouvait-elle bien lui trouver de captivant sinon ? Le simple plaisir de se sentir dans l’interdit parce qu’elle fréquentait un membre du corps professoral ? De tout évidence, elle n’avait certainement pas besoin de ça pour satisfaire ses moindres caprices, elle avait déjà tout ce qu’elle souhaitait. Un roulement de bassin, un sourire bien étudié, le tour était joué. Personne n’était dupe. Et quel déhanché ! Presque digne d’une lionne à la chasse…

Sans s’éloigner d’elle cette fois-ci, il attendait alors le contrecoup de ses dernières paroles. Son assurance serait-elle alors touchée par une réplique cinglante ? La grande Noralie serait-elle vexée qu’un homme lui résiste enfin ? Elle espéra alors qu’Eldan n’osait pas la compter parmi ses ennemis. N’avait-elle alors conscience qu’il ne parlait uniquement que d’elle dans ce cas précis ? Il n’avait jamais voulu avoir affaire à elle juste parce qu’elle représentait tout ce à quoi il ne devait pas céder. Et Dieu sait que Daliksès le poussait régulièrement à succomber, pour le bien de leur futur. Le félin était sans aucun doute motivé par des buts plus ambitieux et plus animaux mais le directeur n’en tenait pas compte pour sa santé mentale. Un faible sourire satisfait apparut sur le visage d’Eldan lorsqu’une main fine avait glissé le long de sa mâchoire. Si elle n’était pas de dos, elle aurait pu presque apercevoir un chat qui appréciait les caresses qu’on lui prodiguait. Mais ce fut bien éphémère. Se retournant alors vers lui, Noralie émit la volonté de l’abandonner pour que chacun réfléchisse à tout ça. Fallait-il vraiment y songer ? La folie et l’indécence rythmaient chacune de leurs rencontres. Si les deux jeunes gens se mettaient alors à méditer sur leurs actes, alors rien ne serait plus pareil : Eldan n’hésiterait pas à la fuir alors pour le restant de sa scolarité, ne se fixant que sur son rôle mouvementé de directeur de tour. Sans même comprendre, il sentit alors les lèvres de Noralie se poser sur les siennes dans un baiser furtif qu’il n’eut même pas le temps de réaliser. Malgré lui, Daliksès ne pouvait ignorer le long frisson qui avait parcouru le dos de son Gardien et c’est avec un plaisir sadique qu’il lui rappela. Allons, ce n’est pas digne d’un mâle dominant ça. Elle s’enfuit Eldan. Rattrapons-la. A vrai dire, Eldan n’avait même pas attendu que son totem le rappelle à l’ordre qu’il s’était déjà lancé vers la porte que Noralie venait d’atteindre.

« Avez-vous oublié vos heures de retenue ? En désirez-vous plus ? » Alors qu’il l’avait réprimandé pour sa prochaine fuite, il avait attrapé le poignet de Noralie, la faisant lâcher son sac par la même occasion. Sans ménagement –elle ne le méritait guère-, il la plaqua à la porte d’une simple pression de son torse contre elle. Un bruit sourd avait retenti dans la pièce mais les personnes de l’autre côté de la porte ne soupçonneraient alors pas ce qui se passait à l’intérieur. « Sachez que les jeux ne demeurent pas toujours drôles… » Saisissant son menton avec fermeté, il tourna sa tête sur le côté avant de laisser sa bouche fraiche tracer un sillon invisible le long de sa mâchoire jusqu’à son oreille. « Mais je dois avouer que vous voir vous débattre dans votre combat pour me corrompre est un divertissement dont je ne me lasse pas. » Il scella alors ses paroles dans un grognement félin et sauvage qui s’échappa de sa bouche, comme le feulement d’un prédateur satisfait mais sur ses gardes. Daliksès s’en donnait à cœur joie et Eldan excellait dans la manière de lâcher la bride de son totem, juste assez pour en rappeler sa présence menaçante. C’est alors qu’il se laissa aller à mordiller légèrement la nuque de Noralie laissant une faible trace en guise de souvenir. Puis Eldan recula son visage juste assez pour faire face à celui de l’élève. D’un air tout aussi sérieux qu’il paraissait encore sous l’emprise de l’affront qu’elle lui avait fait, il déclara alors : « Ne jouez pas avec moi. Vous y laisserez quelques poils. » A son tour, il déposa un rapide baiser sur ses lèvres –qui ne manqua pas de lui faire le même effet que le précédent. « Des comme ça je peux en avoir quelques-uns. Vous ne m’êtes pas indispensables. Ni vous ni les offres de votre tour. Je suis un directeur, vous êtes mon élève. C’est moi qui dirige l’autre. » Oui c'est ça. Met les choses au clair et profite après.
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MessageSujet: Re: Ne compte pas sur ma clémence ♣ Noralie   Sam 16 Oct - 15:23

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Au moins elle avait essayé. Elle s'était dit qu'avec un peu de chance, son audace de l'avoir embrassé ainsi l'aurait surpris assez pour qu'elle ait le temps de franchir la porte et d'être assez avancé dans le couloir pour qu'il n'ai la courage de lui courir après -les quelques témoins qui auraient pût assister à la scène se serait posé des questions. Mais Noralie avait sous-estimé le temps de réaction du jeune homme et alors qu'elle posait sa main sur la poignée de la porte, elle entendit sa voix résonner « Avez-vous oublié vos heures de retenue ? En désirez-vous plus ? » avant de sentir l'étau de fer se refermer de nouveau sur son poignet. N'en avait-il pas marre de toujours la brider ainsi ? Sa réflexion n'eut pour effet que de lui faire lever les yeux au ciel. Était-il sérieux ? Elle venait, le matin même, d'écoper de deux heures de retenue tous les soirs, pendant deux semaines. Pensait-il réellement que cette menace avait son effet sur elle ? Elle n'eut pas vraiment le temps d'y réfléchir car l'instant d'après elle se retrouvait coincée entre la porte de bois et le corps du jeune homme.

C'était la deuxième fois en peu de temps qu'il s'amusait à la plaquer ainsi et malgré le masque mi-blasé, mi-colérique qu'elle essayait de lui montrer, elle n'en était pas moins prise de frisson à chaque fois qu'il la touchait, ce qui, la longue, commençait à l'agacer. « Sachez que les jeux ne demeurent pas toujours drôles… » Alors qu'elle s'apprêtait à répondre d'un ton cinglant qu'il était surtout difficile de jouer avec lui, tant son sérieux était refroidissant, mais sa poigne de fer glacée vint saisir son menton d'un simple geste détourna sa tête, dévoilant son cou à présent vulnérable d'un coup de dent. Elle n'était qu'une marionnette entre ses mains, autant par sa volonté qui s'effritait petit à petit, autant par la différence de force qu'il pouvait exister entre eux. Et bon dieu ce qu'elle détestait ça. Elle qui avait toujours eu l'habitude d'avoir le dessus se sentait horriblement faible face à lui ce qui ne l'empêchait pourtant pas de continuer de le provoquer. Elle savait que sur certains plans, elle le surpassait bien largement, il fallait juste trouver lesquels. Quand elle sentit sa bouche frôler la peau de son cou, elle faillit défaillir. Elle retint avec force un soupir d'aise et essaya de se concentrer sur les paroles qu'il continuait de murmurer.

« Mais je dois avouer que vous voir vous débattre dans votre combat pour me corrompre est un divertissement dont je ne me lasse pas. » et comme pour appuyer ses dires, il laissa son totem grogner, feulement d'un couguar à l'attaque. Ce genre de démonstration ne l'impressionnait pas à l'instar de tous les gestes qu'il pouvait faire en tant qu'humain envers elle. Jamais il n'aurait laissé son totem en total liberté dans l'école sous peine de se faire renvoyer. Mais une partie d'elle-même n'eut pourtant aucun mal à imaginer la scène, après tout n'était-il pas en train de flirter avec une élève ? Ce-ci même étant proscrit dans le règlement. Il n'avait pas peur d'enfreindre quelques règles mais Noralie essayait de se rassurer dans la mesure du possible. « Ne t'inquiètes pas. Jamais il ne sera capable de te faire du mal. Regarde le, il est bien trop à cheval sur les principes pour blesser une élève. Par contre, je serais d'avis de lui laisser une belle marque de morsure. A toi de choisir l'endroit. »

Et pendant que Noralie cherchait un endroit où elle pourrait laisser Sakâ mordre le jeune homme, elle fut prise de court quand elle sentit ses dents mordiller la peau de son cou. Elle retint juste à temps un cri de surprise et planta par la main occasion ses ongles dans le bois de la porte, laissant par la suite quatre petits sillons. « Ne jouez pas avec moi. Vous y laisserez quelques poils. » Des menaces, toujours des menaces. Elle commençait réellement à s'en lasser. Mais comme d'habitude elle n'eut pas le temps de répliquer qu'il l'embrassait à son tour ce qui ne manqua pas de lui déclencher de nouveau cette décharge qu'elle avait ressentit tout à l'heure. « Des comme ça je peux en avoir quelques-uns. Vous ne m’êtes pas indispensables. Ni vous ni les offres de votre tour. Je suis un directeur, vous êtes mon élève. C’est moi qui dirige l’autre. » Son petit discours eu au moins le don de la calmer un peu. Après quelques secondes de silence, la belle eu un petit ricanement et finit par dire. « Toujours le même discours. Vous avez beau être directeur, vous n'avez aucune autorité sur moi. Ce sera comme essayer de poser des barrières à un incendie. Je ne fais pas partie de votre tour et je ne vous appartient pas. Vous avez beau faire partit des enseignants, je n'obéis qu'à ceux qui m'impressionne. Et vous êtes loin d'avoir cet impact sur moi. » Elle lui décocha un sourire satisfait avant de rependre un air sérieux « Maintenant lâchez-moi. » finit-elle par dire d'un ton sec qui sonnait presque comme un ordre.

N'aurais-tu pas oublié le mot magique Noralie ?
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MessageSujet: Re: Ne compte pas sur ma clémence ♣ Noralie   Mer 20 Oct - 19:21


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Au sein d’une école où la supériorité de quelques Gardiens était sans équivoque, les menaces devenaient parfois l’une des meilleures armes que l’on pouvait utiliser. Eldan usait à tort et à travers : il ne salissait ses mains –accessoirement parfois ses crocs- qu’en de rares occasions qu’il préférait éviter. Trop prétentieux pour s’estimer au même niveau des autres, trop puissant accompagné de son totem par rapport à ces élèves encore incertains même sur leur orientation sexuelle, il lui suffisait de diffuser une quelconque intimidation et en général, ses rivaux demeuraient à leur place. Sauf en deux ou trois exceptions. Noralie oserait-elle donc en faire partie ? Car si le directeur avait besoin d’assoir son autorité à tout bout de champ, il appréciait néanmoins cette démonstration de rébellion et de rejet que lui crachait la jeune fille au visage dès lors qu’elle en avait l’opportunité. Il raffolait de voir certaines femmes se débattre dans l’espoir d’avoir au moins une fois le dessus sur cette gente masculine bien trop imposante. Eldan ne mettait pas ses menaces à exécution parce qu’il la craignait –il faudrait alors qu’il soit devenu fou à lier-, il ne bougeait pas le moindre petit doigt parce que tout ça donnait encore la douce illusion à Noralie qu’elle pourrait l’avoir un jour. N’était-ce pas lui qui demeurait maitre de sa liberté ? N’était-ce pas lui qui était en position de force, pouvant lui asséner un coup de dent félin à tout moment, par simple envie ? Ne pouvait-il pas se permettre tous les écarts possibles sans que personne n’en soit témoin ? Daliksès jubilait. Griffant doucement le ventre de son alter-ego, lui procurant mille et une satisfactions, on aurait presque pu apercevoir un sourire en coin sur le visage d’Eldan sous son masque de dureté.

Elle ne se débattait pas. Bien sûr que non, elle ne se défendait pas de lui. Dans un silence révélateur, elle s’accordait sur le fait que tous les deux ressentaient une émotion inconnue lorsque l’autre daignait le toucher ou lui accorder de l’attention. Elle ne bougeait pas un cil, comme désireuse de le voir agir. Son discours arracha un rictus moqueur à Eldan qui releva ses yeux bleus océans vers l’élève. Elle avait beau crier qu’il ne l’impressionnait pas, elle restait toujours surprise de ce qu’il osait faire. Elle ne disait rien mais ses muscles se contractaient à chacun de ses gestes. Son regard brûlait d’une lueur décelable chaque fois qu’ils s’affrontaient verbalement. Son comportement révélait ce que sa bouche n’exprimait pas. L’égo, représenté par Daliksès, criait toute sa satisfaction et malgré le discours mauvais qu’il avait émis à l’adresse de Noralie quelques instants plus tôt, son être s’enveloppait depuis peu d’un étrange contentement. A croire qu’Eldan pourrait rester des heures contre cette flamme ardente qui ne demandait qu’à le brûler et à le consumer sur place. Nullement attendri par le sourire satisfait de Noralie, il l’estima du regard sans ciller alors qu’elle lui sommait de la lâcher. Croyait-elle vraiment que tout serait aussi simple qu’un ordre lâché sans ménagement ? Sa réaction fut immédiate. Il prit un air faussement déçu avant de déclarer : « Vous n’y mettez pas les formes, quel dommage. Je devrais parler à votre directrice de tour de votre manque flagrant de politesse. » A ces mots, l’image de la flamboyante directrice de la Tour Feu réchauffa l’âme d’Eldan tandis qu’une aura d’excitation gangrenait son esprit. Elle serait presque digne de sa supérieure ne trouves-tu pas ? Un véritable incendie encore bien trop couvé. Dommage qu’elle manque tant de subtilité. La délicatesse n’est certainement pas de ses plus grandes qualités. A la guerre comme à la guerre Eldan. Laisse-moi mordre cette tendre chair. Calme-toi. L’heure n’est plus aux mordillements joueurs.

Lâchant pourtant la pression sur son visage, il prit un ton plus conciliant : « Pourquoi cesser donc cette proximité ? Il semble pourtant que vous affectionnez particulièrement certains professeurs plus vulnérables. » Eldan sous-entendait bien sûr les quelques membres du corps professoral qui avaient malheureusement basculé dans l’ombre en tombant sous le charme de la belle ou bien de ses amies. La Terre elle aussi commençait à ressentir l’emprise Flamboyante qui se resserrait autour d’eux et si Eldan restait encore parmi les irréductibles, il devenait alors l’élément à abattre pour s’emparer totalement de ses élèves. Notre pire erreur, Eldan. Retrouvant ses esprits, il glissa sa main le long du cou de Noralie. D’un air distrait, il parlait : « Le fait est que vous pas plus que votre chien n’appréciez de vous retrouver dos à terre, dans une position qui ne laisse aucun doute sur le dominant. » Un simple coup d’oeil arrogant jeté en direction de Noralie puis il détourna à nouveau le regard, suivant la trajectoire de sa main. Celle-ci s’était échouée jusqu’à son épaule qu’il découvrit lentement sans se soucier de la réaction de l’intéressée. « Je ne vous impressionne peut-être pas mais je vous intéresse. Tout autant que vous me fascinez. » Les choses étaient dites. Eldan avait alors avoué qu’il ne restait pas indifférent à l’attention qu’elle lui portait, qu’elle soit de bonne ou de mauvaise augure. Son égo était flatté et si elle n’appartenait pas à la Tour qui le menaçait, peut-être se serait-il laissé aller à plus de flexibilité. Laissant trainer son index sur la peau nue de Noralie, il soupirait d’aise. Finalement, il déposa un baiser frais sur son épaule et recula juste assez ses lèvres pour pouvoir murmurer : « Tout en vous empeste le prémédité. Vous vous mentez autant qu’à moi. » Ces dernières paroles sonnèrent la fin de son intervention. Il n’y avait pas besoin d’en dire plus. Sans crier gare, il exécuta une dizaine de pas en arrière, les mains levées, jusqu’à heurter une table destiné à un élève sur laquelle il se percha avant de croiser les bras. « Je suis certain que votre totem se manifeste depuis tout à l’heure. Il exprime ce que vous taisez, il crie ce que vous cachez. Vous n’êtes encore qu’une enfant incapable. » La provoquait-il ? Sans doute. Mais le but de cette manœuvre restait encore inconnu malgré les yeux pétillants et expressifs d’Eldan. J’aime ça.
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MessageSujet: Re: Ne compte pas sur ma clémence ♣ Noralie   Jeu 28 Oct - 1:24

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« Pourquoi cesser donc cette proximité ? Il semble pourtant que vous affectionnez particulièrement certains professeurs plus vulnérables. » « Les plus vulnérables ? Non, sûrement pas. C'est beaucoup plus drôle quand l'autre résiste. Un certain temps seulement. » Elle essayait au maximum de se concentrer sur les paroles qui pouvaient sortir de la bouche du jeune homme autant que de la sienne, mais il était de plus en plus difficile de se focaliser sur les mots qui arrivaient jusqu'à son oreille et à leur donner du sens quand elle sentait la main fraîche de l'Écossais glisser ainsi sur son cou jusqu'à son épaule. Le pire dans tout ce petit manège malsain c'était qu'elle sentait la dépendance s'épanouir au fond d'elle petit à petit. Chaque gestes qu'il avait envers elle, chaque contact, chaque fois que son souffle caressait sa peau la rendait plus tributaire de son être. C'était à la fois frustrant et excitant, jamais elle n'avait connu un tel plaisir à jouer avec quelqu'un et encore moins avec quelqu'un du corps enseignant.

« Le fait est que vous pas plus que votre chien n’appréciez de vous retrouver dos à terre, dans une position qui ne laisse aucun doute sur le dominant. » «Je rêve ou il vient tout juste de me traiter de chien ? Non, sérieusement ? Un chien ? Autant comparé son cougar à un chaton. Laisse le moi, j'vais lui faire sa fête. »  Intérieurement, Noralie soupira de tant de futilité. Certes il était agréable pour elle de sentir la domination qu'elle exerçait sur les autres mais elle n'en faisait pas une affaire d'état quand un dominant essayait d'imposer son pouvoir sur elle. Elle se savait supérieure à l'intérieur d'elle-même et c'était les convictions profondes qui comptaient le plus. Un homme qui se force à dominer les autres est un homme qui ne croit pas en sa propre force. Mais Sakâlis n'était pas vraiment d'accord avec cette façon de pensée et dès qu'elle lui lâchait un peu la corde, il en profitait pour essayer d'appuyer son pouvoir n'importe où. Quelle perte de temps.

« Vous n’êtes encore qu’une enfant incapable. » Avait-il dit quelque chose avant ? Peut importait, il n'y avait que les mots « enfant incapable » qui résonnait dans son esprit. On l'avait déjà traité de pas mal de noms, mais jamais on avait osé lui dire qu'elle n'était qu'une enfant. Jamais elle n'avait eu le plaisir d'avoir une enfance ordinaire, elle avait dût apprendre à grandir vite et même si certaine fois elle aimait se comporter comme une gamine, elle était une adulte à part entière. Alors qu'elle le fusillait du regard, son corps sembla se mouvoir de lui même. En un claquement de doigt, elle avait réduit la distance que le jeune homme s'était amusé à mettre entre deux et emporté dans son élan, elle posa ses mains sur le torse du jeune homme qu'elle fit tomber à la renverse. Profitant de ce moment de faiblesse, elle grimpa sur la table à son tour et

« Je veux bien admettre qu'au début je n'étais intéressée que par votre statut mais je ne sais par quel miracle, c'est devenu plus que ça. Et j'admets aussi que certaines fois je peux être impulsive et avoir des airs de gamine, mais je peux aussi affirmer que j'ai plus de maturité que certains adultes de cette école, à commencer par vous. Alors ne vous avisez plus de me traiter d'enfant. Jamais. » Les mots avaient coulés de sa bouche sans qu'elle ne puisse les contrôler d'aucune manière mais jamais elle ne regretterait de les lui avoir balancés à la tête. Alors qu'elle décrispait ses doigts du torse du jeune homme, elle ne les retira pas pour autant. Lentement, chacun de ses muscles se décontractèrent et tandis que quelques mèches s'échappaient de derrière ses oreilles un fin sourire finit par barrer son visage elle ajouta sur un ton un peu plus léger « Et mon totem est un chacal, pas un chien. Il n'a pas apprécié la comparaison. »
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MessageSujet: Re: Ne compte pas sur ma clémence ♣ Noralie   Sam 6 Nov - 14:11


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Tous dans les mots d’Eldan sonnaient comme une provocation. Nombreuses fois il se délectait de railler ses interlocuteurs et les descendre plus bas que terre, rien que pour le plaisir d’avoir le dessus l’espace d’un instant. Il était malheureusement aveuglé par le plaisir du pouvoir et jamais il ne se résignerait alors devant l’occasion de se mettre en avant. Néanmoins avec Noralie, une fois de plus, tout était différent. Il la méprisait pour tout ce qu’elle représentait, il devrait la fuir pour la tentation qu’elle lui présentait sur un plateau d’argent, pour tous les vices qu’elle lui offrait pour peu qu’il n’abandonne les élèves qu’il avait en charge. Le directeur s’en défendait depuis des mois mais il semblait que l’affrontement entre les deux jeunes gens se resserrait. Ils se voyaient de plus en plus souvent, simple fruit du hasard ou volonté de Noralie d’apparaitre pressante et offensive ? Il l’ignorait toujours est-il qu’il se perdait en provocations et en insultes dans l’espoir alors qu’elle se recule un jour de lui. Dans l’histoire, à ce moment précis, il n’attaquait plus. Il se défendait comme une proie qu’on était sur le point d’achever d’un coup de patte. Daliksès lui faisait face à un tout nouveau sentiment était-ce peut-être la raison pour laquelle il éprouvait une fascination non dissimulée pour l’élève Flamboyante bien qu’il exécrait toujours autant le chien qui l’habitait. L’amour-propre d’Eldan le forçait alors à cacher autant à son totem qu’à Noralie tous les doutes qui l’envahissaient quand elle était présente. Lui qui maitrisaient bien plus ses actes débordant de puissance, il se perdait alors dans des mots qui n’avaient aucune signification, aucune importance autant pour lui que pour elle. Qu’étaient-ce des mots ? Des simples choses prononcées qui s’évaporent sitôt qu’on les a entendus. Parfois il suffisait de quelques critiquées acérées bien placées et alors le tour était joué. Mais Eldan découvrait peu à peu que ce stratagème ne fonctionnait pas sur Noralie. Elle était forte. Une adversaire à sa hauteur qu’il appréciait alors défier et bousculer pour mieux la voir se débattre. Je crois qu’elle n’a pas apprécié.

Et d’ailleurs, comme une enfant prévisible dont l’égo était touché, la jeune femme ne se fit pas attendre pour montrer son mécontentement. Alors qu’il l’apercevait se mouvoir lentement, une mine renfrognée sur le visage, Eldan crut pendant un instant qu’il souriait lui-même. Ne souriait-il pas toujours lorsqu’elle l’avait poussé contre la table, ses épaules dépassant largement de la planche de bois qui servait de pupitre ? Un chat sur le dos n’aurait certainement pas supporté de se retrouver ainsi en position de faiblesse face à quelqu’un de plus faible que lui. Noralie avait beau prétendre avoir les armes contre lui, si toutefois la force des totems devait se mêler à tout ça, alors sa défaite était d’ores et déjà déclarée. Etrangement, c’était un duel lent et vicieux qu’il convoitait. C’est pourquoi il ne perdit pas son sourire et la laissa parler, visiblement inintéressé par ce qu’elle lui disait. Bien sûr qu’elle refusait d’admettre qu’elle n’était qu’une enfant et pourtant c’était bien le cas. En ces lieux elle n’était qu’une apprentie, comme les adolescents ignorants que l’on forme au fur et à mesure. Gale, lui, portait le titre de Gardien. Il avait démontré son excellence tout autant que sa motivation. Tandis qu’elle venait de le menacer s’il osait un jour la traiter à nouveau d’enfant, Eldan ne put retenir un rire moqueur qui retentit quelques secondes dans la salle vide. Qui était-elle pour donner des ordres ? Si elle ne s’astreignait pas aux siens, pensait-elle vraiment qu’il allait prendre en compte ses conseils ou ses avertissements, juste parce qu’elle ne portait pas ce sourire ravageur alors qu’elle les proférait ? Cette élève avait beaucoup d’espoir mais dans cette situation en compagnie d’un félin tout aussi têtu que désobéissant, c’était inutile d’espérer alors quoique ce soit. « Je devrais peut-être vous laisser dans vos rêveries inaccessibles. Je crains que vous n’ayez aucune autorité sur moi pas plus qu’une petite fille n’en aurait sur son hamster. » La colère de Noralie l’entrainait dans quelques mouvements brusques et quand il aperçut quelques mèches glisser lentement jusque devant son visage, Eldan eut une expression moins distraite. Il gardait le contrôle mais intérieurement il bouillonnait. Fort heureusement, elle l’extirpa de ses illusions doucereuses. Il la considéra du regard, les yeux pétillants de malice et d’arrogance avant de taper du bien sur le pied en fer de la table. « Pauvre petit loup. Toute sa liberté est réduite à néant, il est tout aussi domestiqué qu’un chien, Miss Forbes. Attendez-vous à ce qu’un jour ou l’autre, il vous manifeste ce mal de vivre. » Bien qu’on aurait pu prendre ses paroles pour un nouvelle invective, cette fois-ci le professeur avait refait son apparition le temps de quelques secondes. Car ce qu’il venait d’adresser à Noralie était véritable. Le problème avec les totems d’origine sauvage était qu’à un moment de leur apprentissage, tout leur besoin de liberté prenait le dessus. Se traduisait alors chez le gardien par un mal-être que l’on pouvait comparer à la crise d’adolescence. Eldan lui-même l’avait vécu : un cougar prenait du temps à accepter sa nouvelle condition même si c’était une âme qui avait choisi de s’unir à lui. Mais tout résidait dans l’art de maitriser ce besoin et de le transformer en un atout. C’est ce qu’il pensait avoir fait jusqu’à ce que Dalik perde patience parfois sans véritable raison. Il avait alors compris qu’il devrait maitriser toute sa vie cette part de négativité qui cognait régulièrement contre son être.

Réalisant que Noralie était toujours au-dessus de lui, Eldan se permit alors de lui demander : « Vous vous sentez bien ici ? » Il espérait alors dans une prière silencieuse que personne ne vienne vérifier si les heures de retenue se passaient normalement. Entrer dans la pièce et remarquer une élève qui dominait son professeur étaient bien loin du tableau sage et pédagogue que l’on se donnait des heures de colle. Mais la satisfaction de Noralie avait bien assez duré, il fallait alors que chacun reprenne la place qui lui était due. Et celle de Gale n’était certainement pas prisonnier des bras d’une Apprentie Gardienne, de la tour Feu qui plus est. Dans un silence de plomb, Eldan suréleva alors sa tête pour atteindre son visage. Le détournement était alors la meilleure des solutions. Glissant sa main jusqu’aux cheveux de Noralie dans lesquels il entremêla ses doigts sans la prévenir, il approcha par la suite ses lèvres de sa joue pour y déposer quelques baisers furtifs à peine perceptible, s’accordant le droit de descendre parfois jusqu’à sa mâchoire sans en faire plus. Tout en exécutant ces gestes d’une maitrise presque calculée, il se relevait alors manquant de faire basculer Noralie en arrière. L’idée de la retrouver sur les fesses au sol était une perspective plutôt amusante mais elle pourrait alors se plaindre de maltraitance d’un directeur. A vrai dire, il ignorait de quoi elle était réellement capable et il était hors de question de risquer son poste pour elle. Il entoura ses hanches de ses bras pour pouvoir la retenir tandis qu’Eldan retrouvait contact avec le sol qu’il aimait tant. Se retournant, il déposa l’élève sur la table sans ménagement pourtant. Il rompit alors tout contact avec elle si on omettait une de ses mains posées sur l’un de ses genoux. Il s’efforçait de la repousser à chacun de ses actes qui entamaient un peu plus la volonté du directeur mais il n’y pouvait rien. Malgré lui, il se retrouvait irrémédiablement près d’elle. Une force invisible les réunissait malgré eux. Poussé par une curiosité soudaine, il ne put s’empêcher de demander sur un ton plus sérieux cette fois-ci : « N’en avez-vous pas marre de me tourner autour ? »
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